jeudi 4 septembre 2008

Belles! Belles! Belles!

Comme tout être masculin sur cette planète, l'homme indien pense avant tout avec une certaine partie de son corps. Mais son approche de la gente féminine semble bien différente de nos méthodes occidentales.
Vellankani, Avril 2008 (Julien Minard)

Le mois dernier lors de notre première sortie en ville, nos jeunes collègues nous avaient donné le ton: "il est nous est très difficile de rencontrer des jeunes filles indiennes". Bon ça sentait un peu la complainte du mâle en rut au fond des bois, et leur argumentaire était un peu paradoxal. Je m'explique.

Selon les bonnes mœurs indiennes, ils nous ont expliqué que les femmes ne devraient pas sortir après 21h. Alors que nous étions en terrasse avec vue sur la rue, ils nous montraient des passantes en les décrivant comme "des filles pas-bien", idem pour celles présentes dans le restaurant. A première vue pourtant, rien de choquant. Pas des filles qu'on pourraient qualifier "de petites vertus", correctement vêtues selon la mode locale, pas aguicheuses, juste des nanas en train de passer une soirée sympathique en compagnie de quelques garçons, visiblement des amis.

Un d'eux ayant vécu en France et Italie, je lui fais part de mon étonnement. Il admettra que chez nous ce n'est pas comme ça, et qu'à Bombay ou Dehli non plus d'ailleurs. Mais que pour lui, et sans doute pour le reste de l'Inde "ce ne sont pas des filles bien". Bon. Alors évidement, quand tu commences à sortir à 20h et qu'à 21h il n'y a plus de filles "bien" en ville, ça limite les possibilités de rencontre. Et comme leur domaine de travail n'est pas le plus paritaire, pas beaucoup de chances de se rattraper au travail.

Un complément d'info m'est aussi parvenu via Laurent, un Français rencontré à l'hôtel. Ses collègues auraient 1 à plusieurs petites copines, ce qu'ils attribuent au fait d'avoir des motos. Polygames? Pas sûr. D'après ce que l'on sait, ils n'ont normalement rien le droit de faire avant le mariage, on évite même de toucher la peau des femmes. Mais par contre étant motorisés, ils emmènent leur "conquêtes" au cinéma, dans des parcs... Ils "s'amusent" en attendant le mariage, mais il n'est pas certain que ces relations soient plus que platoniques. Ça reste à éclaircir.


 Nagini et Charlotte, étudiantes (Julien Minard)

Le mariage donc. Beaucoup seraient encore arrangés, voire intéressés. Fredouille nous disait lundi soir avoir vu un reportage où le marié découvrait le visage de sa dulcinée le soir de la cérémonie (magie de la TV, c'était une très bonne surprise). Laurent me disait aussi qu'un de ses collègues avait eu une relation avec une fille pendant 2 ans, et que du jour au lendemain elle était partie se marier avec un médecin, simplement parce que lui n'était pas encore ingénieur à l'époque, l'autre avait une meilleure situation.

Ramesh, mon collègue ayant vécu en Europe, se marie cette semaine. En passant chez lui il y a quinze jours, aucune trace de présence féminine. Par respect, je n'ai pas osé lui demander s'il connaissait sa future femme, comment il l'avait rencontré. Nous devons aller fêter ça samedi soir en ville, je serai étonné qu'elle soit présente.

J'ai lu également que les dotes étaient toujours de mise, avoir une fille n'est pas chose facile pour certaines familles pauvres. Ils iraient (comme en Chine?) jusqu'à perturber certaines grossesses, via l'avortement de fœtus féminins. Le taux de naissance en Inde serait de 993 filles pour 1000 garçons, ce qui est inverse aux probabilités naturelles. Grosse différence? A l'échelle de la population indienne, ça veut dire que 40 millions d'hommes indiens ne pourrons trouver de partenaire. Oui, ça parle un peu plus.

Enfin si elles sont moins nombreuses, question dote on peut quand même trouver son bonheur. Les 3 futures héritières les plus riches du monde sont indiennes (Vanisha Mittal, Isha Ambani & Pia Singh):
Des prétendants?

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