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mercredi 2 février 2011

Pompe My Ride

   Période de solde, j'ai fait le plein pour l'année, et même sans doute celle d'après. Bref, c'est l'occasion de faire un "petit" inventaire de ma garde robe. Yen a qui font tout avec la même paire et peuvent faire de la piste en chaussure de trail, moi j'suis plutôt 1 jour / 1 paire. Bon au final elles s'usent moins vite, ce qui fait que je commence a avoir un sacré cheptel. J'ai pas la prétention d'être un essayeur de chaussures, mais j'ai au moins quelques éléments de comparaison entre elles.

   Je vous ai indiqué le poids des chaussures, pesées par paire, semelles les plus "propres" possible pour celles en cours d'utilisation. Enfin sauf la Trabuco restée un peu crottée, mais de toute façon c'est la plus lourde du lot. Utilisant des semelles orthopédiques, j'ai fait la mesure avec et sans les semelles de propreté d'origine, pas toutes identiques d'une marque à l'autre.

   A noter que de part leur conception, les semelles orthopédiques que j'utilise ajoutent de l'amorti au talon et sont également sensées fournir un retour d'énergie à l'avant du pied. Enfin d'après le podologue. Ce qui est certain c'est qu'elles sont plus épaisses et plus lourdes, compter 120 à 140g la paire contre 30 à 50g pour celles d'origine. Ça fait un certain delta, même si finalement (et bizarrement?) ça ne se ressent que peu en les portant. Il doit quand même regarder pour m'en fabriquer des plus légères, tout en gardant leurs propriété de correction et de confort.

1.  Les Obsolètes
  • Asics Gel Trail Attack 5 (610 / 640) ~900 km

       Il avait fallu une bonne dose de persuasion au vendeur pour me faire essayer ce modèle inconnu et au design pour le moins discutable dans sa livrée 2008. Depuis j'en suis fan.

       C'est pour moi la chaussure de trail presque parfaite. Tout d'abord légères, 320gr. Stables, je me suis fait des chevilles, mais jamais en les portant. Confortables, même sur portions de route. La version 5 proposait un amorti assez souple qui peut déplaire, mais habitué aux Nike, qui me correspondait parfaitement. La semelle propose un accroche parfaite quelque soit le terrain, ne bourre pas dans la boue, et met totalement en confiance. Le mesh "WR" propre à Asics, pas totalement étanche, mais qui retarde la pénétration de l'eau et fait que la chaussure ne semble jamais humide, même détrempée ou dans la neige. Enfin c'est un modèle qui reste accroché aux 100€, et qu'on trouve souvent très bien soldées puisque méconnues.

       Côté négatif, la souplesse de l'amorti pouvait la rendre un peu moins confortable en terrain très difficile type pierrier, notamment sous l'avant du pied.

       Fin de vie l'été dernier après presque 1000km mais en état encore potable, amorti toujours présent, quelques légères traces d'usure en bout des scupltures, sans que ça ne se ressente vraiment sur le terrain. Je les garde en backup chez mes parents.

    Utilisation: Entrainements natures et tous mes trails de 10 à 42km 2008/2009. Gault et Darmaillacq les emmènent bien au delà.

  • New Balance M740 ( / 600). ???? km,

       La paire de la reprise en 2007, achetée à l'arrache des années plus tôt pour faire un "Elle & Lui" à Paris. Sans doute l’équivalent d'une DSTrainer aujourd'hui. A l'époque je ne jurais que par l'ultra-light, les notions d'amorti ou d'accroche m'étaient inconnues et je faisais tout avec, route un peu, nature surtout, mais le kilométrage était faible. Jusqu'à ce que Jack, emblématique ambassadeur de la marque rencontré lors d'un OFF, me fasse prendre conscience que ce n'était sans doute pas l'outil idéal pour ma pratique.

  • Nike Air Zoom Elite 3 ( 608 / 650 gr) 1100 km

       La magie du coussin d'air Zoom. Sortant des NB tassées et destroy, c'est le contraste complet, l'impression de courir sur un tapis de mousse. On aime ou pas, j'adore. Chaussures légères plutôt pour le court, l'excellent amorti fait qu'un coureur leger peut sans problème les emmener sur du marathon ou plus.

       Remisées l'été dernier chez mes parents pour les footings de vacances.

    Utilisation: Séances VMA, 10km, semi

  • Salomon XA Pro 3D Ultra ( / ) - de 150km,
      
       Achetées en urgence avant mon premier trail officiel, j'ai pris la première solde venue chez D4, une erreur. D'un je me suis gouré d'une demi-taille en les prenant trop petites (erreur classique du débutant), de deux je me suis laissé berner par le chaussant ultra confortable typique de Salomon, alors que le modèle est beaucoup trop rigide pour mon poids plume. C'est ça d'acheter sans demander conseil aux pros.

       Donc très bonne accroche à la montée, robustesse avec présence d'un gros pare-pierre, mais de vrais bouts de bois qui me flinguaient les jambes à la moindre descente. Sans parler de l'orteil qui venait se fracasser (légèrement) sur l'avant de la chaussure, chiant sur la durée. Difficile de tenir 15km avec.

       Du coup aujourd'hui je m'en sers au quotidien en appréciant le laçage rapide, ou en rando montagne où le manque d'amorti n'est pas un handicap. Mais plus question de courir avec.

2.  Les Routes
  • Nike Air Pegasus 25 (618 / 662) 30 km

       Modèle emblématique de la marque, si ce n'est de la course à pied, c'est un peu la chaussure à tout faire, une valeur sure. D'ailleurs on la trouve dérivée en de multiples modèles, standard ou étanche (GTX), a semelle standard ou plus amortie, a picots classiques ou trail (Escape), à structure renforcée (Triax), et on peut même les personnaliser au bon vouloir via le service Nike ID du store.

       L'amorti est plus ferme que sur les Zoom, plus standard, et conviendra au plus grand nombre. Mais ça ne les rend pas moins confortables, notamment sur très longue distance ou elles évitent un avachissement de la foulée avec la fatigue.

       
    Exemple de personnalisation Nike Id
    J'en avais acheté une paire méga soldée, celles du 25ème anniversaire, parce qu'il fallait que je teste le mythe. Longtemps restées dans leur boite, j'ai commencé à les utiliser cette année. Je leur préfère les Elite/Skylon sur le rapide, et les Voméro quand je veux du confort. Mais comme unique paire au boulot, c'est finalement un modèle pas désagréable pour les footing de récup, et dont les picots assez prononcés de la semelle permette une utilisation en chemin sans problème.


    Je leur trouve également une légère tendance à trop serrer le coup de pied, problème que j'ai logiquement aussi avec les Pegasus Escape, même si ça ne m'a pas empêché de courir la STL avec. C'est peut être provoqué par l'utilisation de mes semelles ortho, plus épaisses que les semelles de propreté d'origine.

    Utilisation: Footing route et nature.  

  • Nike Air Zoom Elite 4 (522 / 576) 150 km

       Totalement satisfait du modèle précédent, j'ai repris les mêmes en 2009, pour ne commencer à les utiliser qu'en 2010. Un gain de poids et toujours le même amorti, pas vraiment ressenti de différence. La semelle présente de légers picots qui permettent une utilisation en bon chemins, même si c'est pas sa vocation première et qu'elle manque de stabilité si ça se dégrade.

       A mon grand désespoir elles ne font plus partie du catalogue puisque la gamme Zoom est désormais remplacées par la gamme Lunar. La nouvelle Lunar Elite ne m'a pas convaincue lors d'un essai en magasin. La forme de la semelle, ou sa densité, me donnait l'impression d'avoir un talon plus épais à l'intérieur du pied, et donc le pied qui se barrait vers l'extérieur à l'attaque du talon. Je suis reparti sans. Mais je ne sais pas par quoi je les remplacerai et je vais les faire durer un peu.

    Utilisation: VMA, Semi, Sans doute une partie du 100km à venir.

  •  Nike Air Zoom Skylon 11 (491 / 547) 300 km

       Toujours dans la gamme Zoom, mais avec une semelle plus ferme et sans doute des coussins d'air plus réduits. Plus légères que l'Elite, on perds un peu en sensation d'amorti et on gagne en dynamisme. Semelle exclusivement route avec un bon déroulé de pied grâce aux multiples encoches, à la Nike Free. Le mesh est très respirant, limite trop l'hiver.

       J'ai peu à peu utilisé les Skylon en compétition route à la place des Elite, du moins jusqu'au semi. Elles sont désormais remplacées par les Lunar Racer, rarement vues en magasin et pas encore essayées.

    Utilisation: VMA Courte, 10km, Semi

  •  Nike Air Zoom Vomero 3 (570 / 624) 750 km

       Le modèle pullman, c'est plus un tapis de mousse, c'est un nuage de ouate qu'on a sous les pied. A part les Hoka dans une autre mesure, je ne connais pas de chaussures plus confortables. Comme en plus le chaussant est assez large, on a vraiment l'impression de prendre une paire de chaussons Isotoner.

       La semelle elle même est très moelleuse et les picots épousent le terrain, ca lui donne une bonne adhérence en chemin même caillouteux, tant que ce n'est pas boueux. L'empreinte est assez large et elles sont très stables. C'est d'ailleurs la paire que j'avais prévu de prendre cette année pour la SainteLyon, même si avec la neige j'aurai peut être changé d'avis au dernier moment. Quoique.

       Si elles ne présente évidement pas le dynamisme des Elite ou Skylon sur piste, elles sont quand même légères et peuvent soutenir une bonne allure. C'est le modèle que j'avais choisi pour mon 2ème Marseille-Cassis (20km), et j'avais bien apprécié ses qualités d'amorti pendant la longue descente casse-patte.

    Utilisation: VMA Longue, Seuil et sorties longues, Semi, Marseille-Cassis.
2.  Les Mixtes
  • Nike Air Pegasus Clima+ 2007 (612 / 669) Nov 2007, 550 km

      
    La Pegasus 2007 en version tout chemin. Le mesh est hydrophobe. Mais la semelle mixte est quand même plus typée route que trail, et on va vite atteindre les limites d'adhérence dans la boue. Un modèle d'entrainement neutre que j'apprécie pour les footing hivernaux ou dans la neige, pour garder les pieds un peu plus au sec.

    Utilisation: Footing flotte/neige



  • Nike Air Pegasus 25 Escape (596 / 640), 250 km

       Sensées être les remplaçantes des Clima, encore une paire de Pegasus mais avec cette fois la semelle plus typée trail. En les achetant je pensais qu'elles avaient le même mesh hydrophobe que les précédentes, mais ce n'est pas le cas. C'est quand même une option disponible et certains modèles en sont équipés, un truc à vérifier.

       Très similaires aux Pegasus "classiques", il n'y a que les structures de la semelle qui changent, l'amorti et le chaussant sont identiques. Sans avoir l'accroche des Trail Attack, l'adhérence est quand même correcte et ça passe partout. C'est d'ailleurs le modèle que j'avais choisi pour la SainteLyon 2009, sans regretter ce choix.

    Utilisation: Footing nature, Saintelyon 2009

3.  Les Trails 
  • Asics Gel Trabucco 11 (732 / 774 ), 200 km    

       Mon côté "victime de la mode", je ne sais pas bien pourquoi je les ai achetées, sinon qu'en fin de solde elles étaient bien bradées, comme tous les ans d'ailleurs. Sans doute un peu aussi pour tester ce modèle réputé parmi les traileurs.

       Pas de critique particulière sinon que j'ai l'impression de chausser 2 péniches quand je les porte. L'amorti gel pour plus de 80kg et footing de 150km, ca a l'air bien, mais je n'en ai pas vraiment besoin. Enfin bref, une sortie par ci par là avec ça ne fait de mal non plus, mais je sens que je les aurait encore dans 10 ans.


    Utilisation: Rame, rame, rameurs, ramez

  •  Asics Gel Trail Attack 6 (574 / 604) 200 km

       Utilisées en alternance avec les TA5 le temps de les finir, je les prenait au début en compétition uniquement. Grosso modo la même chaussure avec les mêmes points fort, encore un peu plus légère mais difficile de le sentir. Amorti un peu plus ferme, plus "classique", ça ne la rend pas moins confortable et elle devrait mieux supporter les terrains difficiles. Crampons légèrement modifiés pour encore optimiser l'accroche. Enfin on peu noter une nette amélioration côté design. Si ce n'est pas ce qu'on leur demande en premier, c'est quand même moins abomiffreux que le modèle précédent.

      Le chaussant est toujours agréable, mais la tige arrière semble un peu plus haute, ce qui m'aurait peut être gêné au niveau des malléoles si je n'utilisais pas mes semelles ortho. Elles ont aussi perdu le mesh "WR", c'est sans doute là qu'ils ont gagné les 20g, mais du coup les pieds mouillent plus vite.

      D'une manière générale, j'en suis toujours aussi content,  J'en ai même pris une deuxième paire en attente, que je commencerai sans doute à utiliser dans l'année, quand celles ci auront atteint les 6 ou 700km.

    Utilisation: Entrainements nature, Trails courts, Ventoux

  • Mizuno Weave Harrier 2 (596/634), 100 km

       Le modèle pour conditions extrêmes. La réponse de Mizuno à des modèles comme la Inov-8 Mudclaw ou la Salomon Speed Cross. Son terrain, la boue jusqu'aux chevilles, la neige jusqu'aux genoux. Plus besoin de Yaktrax pour un trail blanc, ni de pointes pour un départemental de cross bien arrosé.

       En conditions "normales", l'amorti est vraiment ferme par rapport à mes modèles habituels, les gros pavés crampon ne sont pas aussi souples que ceux d'une Speed Cross. Pour trail hivernal court. Le mesh est très respirant, un peu trop même, ce qui glace rapidement les pieds en utilisation neige. Cherche chaussettes étanches :)

    Utilisation : boue & neige, RTT, Trail du Suzon

  • Salomon Trail Runner SW (573 / 618), 150km

       Un p'tit modèle tout simple, pas cher, tout léger. Le chaussant agréable des Salomons, une semelle pas autant crantée que les XA Pro mais qui est suffisante pour la plupart des chemins, un amorti décent même sur portion de route. Elles n'ont pas le laçage rapide.

       Achetées peu de temps après les Trail Attack, je pensais les utiliser en alternance. Sans qu'elles n'aient rien de vraiment rédhibitoire, j'suis mieux dans les Asics, donc je les utilise peu.

    Utilisation: entrainement nature

 4.  Les soldes 2011 

   Encore dans leurs boites, à tester.
  • Asics Gel DS Sky Speed (525 / 555)

       Je préférais normalement les Elites aux DS Trainer, du moins en magasin. Mais n'ayant pas appécié les nouvelles Lunar Elite, du coup j'ai testé ce modèle qui semble pas mal, le chaussant est confortable. Donc du light pour entrainements rapides, piste, 10km, peut être du Semi si je me sens vraiment bien dedans, quand j'en aurai fini des Skylon.

       Bon normalement on s'en fou, mais en plus le orange déchire, j'ai pas pu résister.



  • Nike Air Zoom Vomero 5 (553 / 603)  

       Quelques grammes de moins pour remplacer la version 3 qui ne tiendra pas l'année. Si je suis toujours aussi bien dedans, ya pas de raisons, j'imagine les utiliser sur le Raid du Morbihan et la deuxième moitié des 100km de Millau.

       Pis on s'en fout toujours, mais elles sont jolies non? :)



   Bon et puis si un gars de chez Nike veut me faire parvenir toute la gamme Lunar (racer, elite, eclipse, glide, etc...) pour me faire changer d'avis, je suis tout à sa disposition. Tout comme je suis prêt à tester la nouvelle Trail Attack 7. Mmmh ?

jeudi 3 décembre 2009

STL - Qui c'est qui s'y colle?

   On remonte d'un étage et on s'attaque au collant. Il y aura bien quelques irréductibles comètes pour partir en short, m'enfin c'est quand même des marginaux. Et moi qui suis capable de courir un Marseille-Cassis par 28° en collant long, il est évident que la question du court ne se pose même pas.

   Depuis 2 ans je suis un adepte du collant compression de chez Décathlon, modèle Kanergy (existe aussi en short et corsair). Le principe est le même que pour les vêtements Skin beaucoup plus connus. Si je n'ai jamais eu l'occasion de les comparer directement, une chose est déjà certaine, il est 2 fois moins cher.

   Je trouve la compression aux cuisses bien présente et agréable, celle aux mollets moins évidente. C'est vrai qu'avec mes mollets de coq, j'ai p'tet du mal à remplir le truc. Le côté magique avec ce type de collant, c'est que je n'ai jamais chaud ni jamais froid, ça régule automatiquement. Je peux donc aussi bien l'utiliser par grosse chaleur (Marseille-Cassis 2008,  28°), que par température sibérienne (Jogg'Iles 2007, -12°C).

   On dit bien courir. Parce que le tissu est donc fin et respirant, ce qui ne propose aucune protection à l'arrêt. Par temps froid, les minutes d'attente au départ sont délicates, et les pauses aux ravitos ne doivent pas trop s'éterniser.

   J'ai eu en main une nouvelle version dernièrement (soldé - fin de série?), ils ont ajouté une petite poche qui manquait à mon modèle, même pas de quoi mettre une clef ou un gel. Il est aussi question qu'une nouvelle gamme de compression Quechua soit disponible en 2010, un corsaire me dirait bien... (c'est pas la période de noël là?)


   Pour la Sainté et ses conditions météo, je pense donc opter pour un modèle plus lourd, mais plus chaud, le Raidlight Winter Trail. Avec ça on doit pouvoir sortir par moins 20, ce qui sera quand même loin d'être le cas.

   Tout en micro-bouclette, il est très confortable, tiens bien chaud même à l'arrêt mais sans que cela ca ne surchauffe en courant. S'il n'apporte pas une vraie compression que le D4, il est quand même taillé assez serré et me maintient bien les cuisses.

Plusieurs trucs bien pensés comme souvent chez RL, le renfort déperlant sur l'avant des tibias qui protège bien en forêt ou en cas de gadin (on peut même y ajouter des protections), et les poches filet sur les hanches qui peuvent accueillir des grandes flasques, ou de quoi caser plusieurs gels/barres pour la course et éviter d'aller les chercher dans le camel.

    La nouvelle version dispose de poches encore optimisées avec un rabat d'un côté, et une fermeture éclair de l'autre. Un peu moins rapide d'accès, mais qui cela doit sécuriser le contenu qui pouvait avoir tendance à se faire la malle sur ma version.



   Enfin vu que j'ai succombé à la mode des manchons, honte à moi, j'aurai bien entendu des Boosters au mollets.

Testés et approuvés depuis Marseille-Cassis sur toutes les courses et entrainements, je ne saurai affirmer que c'est 100% efficace mais je n'ai plus obtenu l'effet "mollets boule de pétanque" depuis que je les porte. On ne vas donc pas s'en priver.

STL - Le bonheur est dans le pied

   Après les choix faciles, sac et frontales, il est temps de choisir une paire de chaussure. Et là, gros gros sujet à prise de tête. Parce que la SaintéLyon c'est quoi?

  •     50% de chemins. Du beau chemin forestier sans véritable difficulté technique dans son ensemble, mais rendu généralement gras à très gras par la météo. Surtout après le passage de 4 ou 500 coureurs, et je parle pas des derniers qui passent même après les relais. Cette année étant loin d'être une exception à la règle, les terrains risquent d'être détrempés après cette semaine de pluie et de neige sur les monts du Lyonnais. On partirai donc logiquement avec une bonne paire de trails, garante d'un minimum d'adhérence en montée (pas le plus important), mais surtout d'une bonne stabilité et de sécurité dans les descentes. 
Mon choix: Asics Gel Trail Attack WR (Mai 2008, 580km)
Utilisation: Une grosse partie des entrainements en chemin
Courses: tous mes trails, petite et grande distance (dont RTT, Drome, Faverges, Belier, Buis, etc...)

Très légères pour une paire de trail (320gr), modèle dynamique pour trails rapides. Bonne stabilité, et une semelle au très bon grip en montée comme en descente. Je trouve l'amorti très bon pour mon poids plume, même sur route, il est typé assez "souple" et peut ne pas convenir à tout le monde .Notamment pour des plus costauds en terrain accidenté. Elles colmatent peu dans la boue, et si elles ne sont pas étanches elles restent très confortables une fois détrempées, on ne ressent pas l'humidité. En trail hivernal, les Yatrax se calent super bien sur les encoches de la semelle, l'adhérence est parfaite.

Modèle peu connu, déjà peu chère si on compare aux modèles phares (100€), le choix esthétique discutable des couleurs faisait qu'on les trouvait très très bien soldées. La nouvelle collection est plus sympa de ce côté là.

Jusqu'à maintenant je n'ai pas trouvé mieux pour le trail, je leur fait une totale confiance ce qui me permet d'être à l'aide quelque soit le terrain.


  •     50% Route. 9km de pur bitume au départ, mais surtout 15km à la fin. La plupart des cadors privilégient donc des montures route, pour l'amorti et le confort qu'elles procurent sur cette partie finale ou les jambes en ont déjà plein... les jambes. On en voit ainsi en Zoom Elite ou DS Trainer, des modèles typés route rapide.
Mon choix: Nike Zoom Vomero 3 (Oct 2008, 510km)
Utilisation: Seuil, sorties longues
Courses: Marseille-Cassis 09, 10km Remparts



C'est la chaussure confort par excellence. Le must de l'amorti chewing-gum comme seul Nike sait les faire avec ses modèles "Zoom", apprécié ou pas, mais quand on aime c'est royal. Si je devais prendre une chaussure pour un marathon ou un 100km, ça serait celles là.

Empreinte assez large et bonne stablilité, la souplesse de la semelle extérieure (picots de l'avant pied) fait qu'elle procure une bonne adhérence en nature sur terrain sec ou accidenté. Par contre c'est l'inconnu dans la boue, jamais testé.

Pour des séances rapide je leur préfère également les Zoom Elite ou Skylon, plus légères et un peu plus dynamiques.




  • Alors avec 50%/50%, on prend quoi? L'idéal aurait été de faire la première partie avec les Trail Attack, et la fin en Voméro, via un changement de chaussures à Soucieu. Il reste alors 25km principalement routier. Oui mais il faut trouver une bonne âme pour poireauter en pleine nuit au ravitaillement (~4h du matin) pas simple. J'étais donc plutôt parti pour garder prendre les trails, j'ai besoin d'être à l'aise dans les descentes boueuses et leur amorti n'est pas rédhibitoire sur route. Et puis je me suis souvenu que j'avais aussi un modèle mixte qui pouvait faire l'affaire.
Nike Pegasus 25 Escape (Fev 09, 70km)
Utilisation: chemins
Courses: Aucunes



J'ai toujours un modèle précédent qui s'appelait "Clima +". Il s'agit en fait d'une Pegasus avec une semelle différente, et une tige théoriquement hydrophobe (H2OREPEL). Je dis bien théoriquement parce qu'autant sur la Clima on pouvait remarquer une certaine protection à la flotte, autant sur les Escape ca me semble bien leger et les pieds sont vite mouillés rien qu'en passant à travers de l'herbe.

Il y a par contre une évolution sur le profil de la semelle extérieur, plus typée chemin que la Clima. Pour le reste c'est de la Pegasus, modèle connu et reconnu par de nombreux coureurs. L'amorti est au premier abord plus ferme que pour les "Zoom", mais sur la distance ce n'est bizarrement pas gênant et on fini par les trouver très confortable.

J'avais réalisée quelques petites sorties cet été, mais je les aient surtout testées avec succès lors de mon dernier week-end de volume (40km variés). Bien que la semelle soit moins accrocheuse que les Trail Attack, le grip est suffisant pour se sentir en confiance même dans les descentes les plus piégeuses. L'amorti typé route et sera appréciable dans le final.


   En complément, je pars avec une paire de mini-guêtres Raidlight Stop Run. Ça ne rend pas la chaussure étanche même si ça détourne certainement quelques projections, par contre ça évite à la boue et aux gravillons de rentrer dans la chaussure. La protection malléole pourrait également être utile en cas de glissade, encore que je doute que le bout de mousse reste suffisamment en place au niveau de l'os pour correctement protéger. Enfin comme on ne les sens absolument pas, c'est un confort non-négligeable.

   Bon, maintenant il faut se persuader qu'on a fait le bon choix et que quelque soit la paire de chaussure, c'est pas elles toutes seules qui me feront avancer jusqu'à Lyon.

   Pour ceux qui hésitent encore, je conseillerai l'analyse matériel des 3D-Trail, ainsi que cette petite réflexion de "Dexter Ward" sur Kikourou:
coureur typé trail : asics trabucco ou équivalent de rigeur . Sera rapide sur chemin avec besoin de grip, ne sera pas beaucoup plus rapide sur route et "tapera" peu sur le bitume, moins besoin d'amorti
coureur typé route : chaussure de route type asics gt ou équivalent. Sera prudent dans les chemins par manque d'habitude, moins besoin de grip, mais déroulera fort sur route avec besoin d'amorti.


   Ce qui ne solutionnai pas totalement mon problème puisque je suis un descendeur trail avec une vitesse correcte sur route. Mais je trouve quand même la réflexion très juste.

samedi 14 novembre 2009

STL - L'affaire est dans le sac

   Après l'éclairage, le sac.

   Perso, je suis plutôt sac à dos que ceinture porte bidon, surtout l'hiver, principalement pour la raison évoquée plus bas. J'ai un petit New Balance, acheté il y a quelques années chez D4. Très léger, très court, avec sa forme "banane" il se pose haut sur les omoplates, seulement 2 bretelles mais il ne bouge pas, on ne le sens pas. Sauf qu'une fois la poche à eau pleine, on ne peut plus y mettre grand chose d'autre. Va encore pour les sorties l'été, mais je m'en sers en fait plus en vélo qu'en CAP.

   Cet hiver j'ai donc choisi quelque chose de plus grand pour les trails hivernaux. Je voulais avoir la place de mettre le matériel obligatoire (couverture), un coupe-vent, une paire de Yatrax, y caser ma micro-polaire en cas de surchauffe, etc etc... J'ai opté pour le Raidlight Endurance 10L.
 
  Des rangements un peu partout, la poche à eau séparée pour faire le plein sans inonder le reste, un système de serrage dynamique qui permet de compresser le sac si nécessaire. Tout ça est très bien conçu. Ce que je n'avais pas prévu, c'est que je supporterai moyennement la large ceinture qui vient se fixer sur le ventre.
Vu ma largeur de taille, la ceinture me prend quasi tout le ventre. L'hiver, ca me trempe rapidement les vêtement et provoque une "barre glacée" juste sous l'estomac... pas agréable du tout. Ca reste un très bon sac de randonnée, on peut l'alléger un peu en supprimant la protection dorsale, et je pense que je pourrais quand même l'utiliser l'été si j'ai besoin de volume.

   Après une ou deux tentatives hivernales et ne me voyant pas faire le Trail de la Drôme comme ça, je suis donc retourné voir Brice d'Endurance Shop Grenoble, pour trouver un intermédiaire. Pas mal d'hésitations avec les PackVest de chez Salomon (plus disponibles?), que j'écarte finalement car je réalise que le filet va appuyer sur le transpondeur du cardio, et j'ai peur que cela soit gênant.

   J'opte alors pour le Raidlight Olmo 5L nouvellement sorti. 

   Par défaut il est vendu avec deux gros bidons de 750ml qui se placent sur les bretelles. Mais il est équipé pour recevoir les poches à eau de la marque. J'en disposais déjà d'une pour le modèle Endurance, que je peux prendre avec ou sans la protection thermique suivant la météo (mince, j'en ai fait quoi d'ailleurs?). Pour le type de trail que je fais, les 2 gros bidons sont inutiles. Il m'arrive parfois de prendre un petit 500ml sur l'avant et d'y caser une boisson concentrée, gardant de l'eau dans la poche du sac. A la STL je ferai peut être l'inverse d'ailleurs, le bidon étant plus facile à remplir au ravitaillement et on contrôle mieux ce que l'on boit.

   Mais plus généralement, j'utilise les 2 portes bidons - qui ne sont pas amovibles - pour y caser tous ce dont j'ai besoin à portée de main. Gels, barres de céréale, petit topo, appareil photo ou portable, etc. Le sac se porte assez haut sur les épaules, se fait vite oublier. Il ne dispose que d'une petite lanière pour le stabiliser devant, presque optionnelle car le sac bouge peu, mais en tout cas qui passe plus haut (bas des cotes) et ne provoque pas de gêne comme le modèle Endurance.

   L'utilisant sans réserve depuis le mois d'Avril, c'est évidement le sac que je prend pour la STL.

vendredi 13 novembre 2009

STL - Que la lumière soit

   Allez, premier billet de cette série "Matos" et qui va d'abord concerner mes choix matériels pour la SaintéLyon.

    On commence donc par ce qui est indispensable pour une course de nuit, les frontales. Je dis bien *les* parce que je suis un adepte du double éclairage. Ayant pas mal couru de nuit lors de mes entrainements crémollans, je me suis vite rendu compte que mieux tu vois, mieux t'avances. A l'allure footing c'est pas trop gênant, mais si tu veux envoyer dans une descente, il faut y voir clair.

   Il y a 2 ans je me suis donc équipé parmi de ce qu'on faisait de mieux dans le genre, à savoir une Petzl Myo XP. A noter qu'une nouvelle version semble être disponible en plus de celle ci, la Myo RXP. Je crois qu'elle apporte une "régulation" de l'éclairage dont je vois pas bien l'intérêt puisque je la laisse toujours à fond, mais pour un vrai comparatif, je vous laisse creuser les fiches sur le site.



    Bref, c'était la plus puissante de la gamme à l'époque, éclairage à double faisceau via le basculement d'un volet diffuseur, bonne autonomie, le top. Mais, le Mr+ que je suis était gêné par un point. Si tu veux anticiper en regardant assez loin devant, comme en descente par exemple avec le faisceau "longue distance", tu ne vois pas ce qu'il y a devant tes pieds. Si tu baisses la tête pour voir devant tes pieds, tu n'y vois plus rien devant. Sans compter que les yeux ont besoin d'un certain temps pour s'adapter au changement de focale. Impossible de courir donc avec une large vision comme on le fait de jour.

   D'où l'idée d'une deuxième lampe qui n'éclaire que le terrain de proximité, en permanence. Par soucis pratique pas question de tenir une lampe à la main. Je profite donc de ma taille de guêpe pour placer une 2ème frontale autour de ma taille, elle éclaire juste devant mes pieds, ce qui est vu par la vision périphérique sans avoir spécifiquement à baisser la tête. Jusqu'à présent j'utilisais pour ça une simple Tikka, de puissance suffisante mais avec un angle un peu trop fermé.

   Pour la STL il y avait également quelque chose qui me chagrinait. Le boitier de piles de la MyoXP est sur l'élastique, ca fait un certain poids (180gr avec piles). Je suis donc obligé de serrer relativement bien la frontale pour pas qu'elle ne glisse, ce qui me provoque généralement un léger point de pression au niveau du front. Pas totalement gênant sur 1 ou 2 heures, mais sur 68km, j'avais un peu peur que ça devienne insupportable.

   J'ai donc opté pour la même, mais en version "casque": la MyoXP-Belt. Question éclairage c'est strictement la même. La lanière supérieur évite à la frontale de glisser, on peut donc ajuster plus finement celle du tour de tête. Comme le boitier à piles est déporté, du poids en moins sur le crane (75gr), ça doit être non-négligeable sur longue durée.




   Et comme du coup j'ai toujours l'autre, ben elle replacera la Tikka autour de ma taille. La Myo ayant un pivot plus ample que la Tikka, elle me permet d'éclairer plus "droit" et donc un peu moins la pointe de mes chaussures, c'est nickel. Je laisse celle de la taille avec le volet "grand angle". Celle du front j'alterne entre la vision large pour les montées/plat, et j'enlève le volet pour les descentes. Bon J'avoue que j'aurai bien choisi la nouvelle Ultra Belt Accu4, à l'éclairage encore plus puissant. Mais d'un on reprend du poids sur le crane (230gr), et puis question prix, ils ont fumé chez Petzl.

    Enfin pour clore le chapitre, évidement je pars avec des piles neuves dans les 2, peut être un jeu de piles dans le sac si je n'ai pas de ravitaillement sur le parcours. Et ce seront des piles alcalines. Les rechargeables sont très utiles pour l'entrainement, mais ca éclaire un poil moins bien (1.2v contre 1.5v), et ca n'aime pas trop le froid.