dimanche 7 mars 2010

Challenge CDCHS 38 - Classement provisoire

   Je profite de ma 16ème place Samedi à la course du Suzon, pour mettre ici un classement provisoire du Challenge CDCHS38. Vu qu'il y a autant de classements que de catégories H/F (donc 12 au total), je ne vais pas tous les afficher et faire un peu de chauvinisme en n'indiquant que celui qui me concerne: Senior Homme.

   Vous trouverez plus de détails ainsi que les classements de toutes les catégories dans le tableur suivant: Classement CDCHS38_2010.

   Jusqu'à aujourd'hui, 2 épreuves ont eu lieu:
17-Jan: Les Foulées de Chasse sur Rhone (fichier résultat)
06-Mar: Course du Suzon (fichier résultat)

   Voilà la méthode de calcul que j'ai utilisé pour l'instant:
  • attribution des points sur le classement scratch, hommes et femmes confondus, avec coef multiplicateur sur le nombre de classés total.
  • éclatement du classement par catégorie.
  • arrondi à l'unité la plus proche.
  • les cadets et minimes sont classés avec les juniors, les V4 avec les V3.
  • les ex-aequos sont rangés par ordre alphabétique (normalement, en fonction de leur meilleure perf)
   Ce qui est "bizarre" et moyennement juste, c'est pour les classements autres que Senior/V1/(voire V2). Vu le peu de participants et le niveau de performance logiquement moindre de ces catégories par rapport au reste du scratch (et encore plus pour les femmes), il n'y a pas beaucoup de classés de ces catégories dans les 50 premiers et le nombre de points attribués est souvent identique. On va donc avoir des classements avec beaucoup d'ex-aequos qui ne cumulent qu'un minimum de points. Donc plus dépendants du nombre de trails courus, que de différences de performances. Bof (mais bon, aucun système de classement n'est parfait).

   L'autre possibilité est de compter le nombre de pts en fonction du classement par catégorie (100pts pour le 1er Senior Homme, 100 pts pour la 1ère Sénior Femme, pour 1er V1, etc...). Ça paraitrait plus juste, même si du coup ca ne valorise pas une perf d'un V2 au milieu des Séniors, par exemple. Et dans ce cas, le coef multiplicateur devrait s'appliquer en fonction du nombre de classés dans chaque catégorie (autant dire peu de chances d'atteindre le coef 1.5).

   De la même manière, il est mentionné sur le règlement: "... 51 pts pour le 50ème. Puis 35 points à tous les coureurs du 1er quart du classement, 20 points au second quart, 10 points au 3ième quart et enfin 5 points au dernier quart.". Mais sur des trails de moins de 200 participants (une majorité des petites courses qui composent le challenge?), les 50 premiers composent déjà le premier quart du classement. Ce qui fait qu'on passe de 51 pts pour le 50ème, à seulement 20 pts pour le 51ème. A moins qu'il faille compter les quarts parmi les coureurs au délà de la 50ème place?  Pas clair.

   Bref, j'attends de trouver un interlocuteur au sein du comité qui pourra me renseigner sur leur méthode de calcul (Régis étant secrétaire, j'ai bon espoir), et mettrais à jour le classement en fonction. Prochaine course du challenge: Le cross de Varces, dimanche 14 Mars.

Les 50 premiers du classement Senior Homme:


Pts
Nom
Prénom
1
260
MERCIER
Eric
2
129
MAJEWSKI
Alexandre
3
129
SAGUET
Xavier
4
127
RUF
Fabien
5
126
ABATE
Jean Francois
6
126
GHELMA
Pascal
7
125
ZERROUKI
Djamel
8
124
CAILLET
Samuel
9
122
FAURE
Christophe
10
121
DESGEORGES
Patrice
11
121
YVARS
Philippe
12
118
MORETTE
Jean Michel
13
116
TILLAUX
Guillaume
14
113
AULARD
Guillaume
15
113
ROYER
Nicolas
16
112
SPIRITATO
Jeremy
17
111
LE GALL
Arnaud
18
109
ARVOIS
Pascal
19
108
ARMADA
Francois
20
104
BERRUYER
Matthieu
21
103
MINKER
Thibaut
22
101
GUERNION
Mickael
23
101
POYET
Erick
24
100
BOYER
Jean Pierre
25
99
FALAVEL
Jerome
26
99
LAURENT
Olivier
27
96
DUFAUD
Lionel
28
96
ROLLAND
Nicolas
29
94
LAURENT
David
30
94
TRILLAT
Franck
31
91
FRANCON
Cyril
32
88
MICHAUD
Olivier
33
88
NICOLLET
Sebastien
34
86
NOIRET
Philippe
35
82
BALME
Franck
36
81
ROSSETTO
Lionel
37
79
CARLOT
Fabrice
38
79
PUAUX
Frédéric
39
78
LAURENT
Stephane
40
78
VEYRET
Sebastien
41
77
CELERIER
Christophe
42
73
VISENTIN
Stephane
43
72
GONlN
Julien
44
69
MOUNIER
Franck
45
26
ANTONELL!
Nicolas
46
26
ARMANET
Claude
47
26
BASSO
Grégory
48
26
DERVIEUX
Raphael
49
26
DESGRAND
Philippe
50
26
FANNI
David

   Évidement ce classement n'est fourni qu'à titre indicatif et ne remplace en rien le classement officiel du comité de l'Isère. Je suis également dépendant des sources que j'ai pus obtenir sur le net. Il peut donc il y avoir des erreurs d'orthographe et de calculs. Merci de me les indiquer et je corrigerai.

samedi 6 mars 2010

Course du Suzon 2010 - Récit

   Départ en famille pour les cotes d'Arey. Qui dit famille dit... retard. Ben oui, j'suis déjà un boulet quand je m'organise tout seul avec mon sac de CAP, mais alors quand il faut en plus faire manger tout le monde,  prendre le landau, le sac de lange, bref un coffre plein à craquer, c'est encore plus compliqué. Et pas question de récupérer les minutes perdues sur la route au risque de les rendre malade.

   Bref, on arrive sur place et croisons un paquet de coureurs en train de s'échauffer. Échauffement? Avec un dossard retiré à 14h35 pour une course à 14h45, je vous laisse imaginer. Je chausse les mizuno, légères et à gros crampons. L'an dernier une partie du parcours dans les bois était assez grasse, et avec la neige/flotte de ces derniers temps, j'imagine que ça sera encore pire. Question météo, ça pèle. On rate de peu le soleil présent à Grenoble et jusqu'à 20km de là. Là sous une belle couche nuageuse, il doit pas faire beaucoup plus de zéro. Un vrai temps à neige. D'ailleurs dès les premiers mètres de course, on se prendra des flocons éparses, annonçant sans doute les chutes du lendemain. Pour un peu on faisait un trail blanc.

  Deux fois 100m pour dire que j'ai couru, et je me place sur la ligne de départ. Belle délégation d'autruches, comme prévu, j'ai moi même mis le tshirt jaune-orangé du club. Je note aussi que Mercier (Spode) et Majewski (grosse présence de MachIII également) sont là pour défendre le podium 2009. Le speaker tente de faire son breefing au milieu du brouhaha, pas très disciplinés les traileurs du jour :)

   Pan. Sortie du stade, traversée de la route, deux accélérations, je me place dans les 20 premiers. Ça part pas non plus très très vite, la première difficulté est tout de suite derrière. Le départ de cette longue montée de plus d'1km est assez raide. La mise en jambe est rude, le cardio grimpe, le souffle est court. Mais l'ayant fait l'an dernier m'aide un peu, je sais que ce n'est pas très long à ce pourcentage. On rejoint quelques mètres de route, une épingle à gauche, à partir de là ça monte toujours mais c'est plus cool, je tiens ma place. Mercier est encore en vue mais déjà loin, Majewski me semble déjà décroché, il n'est sans doute pas venu pour jouer la gagne.

   On déroule, puis première vraie descente, des feuilles, de la boue, des cailloux. Je reprend quelques places. Deuxième longue grimpette dans les bois, la partie grasse de l'an dernier. Je m'attendais à des mares de boue, ce n'est pas le cas. Mais la glaise est quand même ultra glissante, il y a déjà de belles traces de mes prédécesseurs. Je m'applique, soigne les trajectoires, évite de dépenser de l'énergie à patiner. Je m'en sors pas trop mal, on ne me reprend pas dans cette montée.

   En haut les organisateurs ont eu la bonne idée d'ajouter un point d'eau. L'an dernier j'en avais "suggesté" un en haut de la cote suivante, et du coup en croyant qu'il n'y aurait pas de changement (un édito rappelant le que le 16km est en semi-autonomie), je suis parti avec un bidon. Mais je comprend pourquoi ils l'ont posé là car on y repasse au retour, ce qui n'est pas le cas du point où je le réclamais, également plus proche du vrai ravito. Enfin bonne initiative, merci.

    La descente suivante se fait comme la première, je déroule un max et reprend encore quelques places. En bas, 4ème kil, un signaleur m'annonce 11ème. Cool, je suis donc mieux parti que l'an dernier et niveau sensation ca se confirme, je me sens plutôt bien. On attaque la 3ème cote, départ assez raide ou je reperd 2 places justes gagnées, normal, je sais que la suite est plus douce et surtout qu'on enchaine avec un long faux plat sur bitume/stabilisé.

   Un truc me gêne pourtant. J'ai mis les quads compressport mais dans la précipitation du départ, ne les aient sans doute pas bien ajustés. Celui de gauche à totalement glissé et se retrouve bouchonné derrière mon genoux, emprisonné dans le corsair. J'hésite un moment. Ça m'empêche pas de courir. Mais ça m'ennuie, et risque de m'ennuyer de plus en plus maintenant que j'en ai conscience. C'est pas la course de ma vie, j'suis pas en tête, je décide donc de m'arrêter pour tout remettre en place. Et je réajuste aussi le droit, pour être sûr. 40s de perdu, 5 ou 6 places. Bon, allez, je vais me refaire sur le bitume, que j'attaque à un bon 14km/h. Difficile de faire plus avec le faux plat montant, mais je suis pas mal, j'ai le groupe de la 10ème place en vue.

   Et là, le lacet droit qui se défait. Ahhhhh m#@de. Bon ben fallait bien que je le paye mon manque d'échauffement. Les jambes ont tenu? C'est la matos qui lâche. Bien fait pour moi. L'échauffement, ca sert aussi à fignoler les réglages d'avant course, dont les pompes qui se défont après quelques mètres, même avec un double noeux. Ça m'apprendra. Et de nouveau 20s et quelques places qui s'envolent, je fulmine un peu. La longue ligne droite fait que j'ai tous ces gars en ligne de mire, mais 1mn de perdu, ca commence à faire...

 
   J'en reprend 2 ou 3 avant le ravito au bout, je me suis visiblement rapproché mais ne suis pas encore au contact. Avec mon bidon je ne compte pas m'y arrêter et espère reprendre des places. Quedale, tout le monde a filé. Heyy coco, tu joues avec les 20 premiers là, sont pas là pour rigoler, va falloir aller les chercher tes places. Je relance donc. Descente jusqu'à l'arbre rigolo. Pas de photographe ici cette année, pas la peine de passer dessous pour la photo. Légère remontée, le groupe n'est plus très loin, j'essaye d'allonger dans le faux plat descendant qui suit. Mais je sens aussi que j'ai donné pas mal de jus depuis 20mn.


   Je passe 2 gars au 10ème kil, juste avant l'avant dernière difficulté. 30m d'ascension à +15% Une broutille, je sais que ce n'est pas long et qu'il faudrait que je m'accroche. Mais je coince. Je ne sais plus si c'est les jambes ou le souffle, mais je me retrouve à marcher. Est ce que je serai passé si j'avais été en bagarre pour la 10ème place? Va savoir. J'essaye quand même de garder du rythme et en profite pour bouffer un gel et m'hydrater. Mais les 2 concurrents qui eux courent s'éloignent quand même franchement, ils m'ont bien pris 80m sur ce morceau, plus que je n'aurai cru. Tout est à refaire. Je reprend la course dès que je le peux et attaque ma remontée. La 10ème place c'est mort, mais je veux au moins reprendre ces 2 là.


   Je retrouve la descente rigolote dans les bois, elle me parait encore plus courte que l'an dernier. Enfin trop courte pour bien revenir sur mes lardons. On repasse au creux où l'on m'avais signalé 11ème au début, on prend une partie du parcours à l'envers, dernière belle grimpette. Là je lâche pas le morceau et passe en courant, mais c'est du moins de 10%, plus dans mes cordes. Je reviens, quand même difficilement. Une courte descente sur bitume, ca tape fort dans les jambes, et on attaque le final.

   En 2009 j'avais un peu laissé partir un gars à cet endroit là. On croit que c'est finit mais il reste un long faux plat à grimper, ca casse les jambes. Je passe le premier type, puis tente de revenir sur le second, un vétéran. J'allonge autant que possible, c'est quand même chaud. Je tape fort et n'arrive pas à descendre aussi bien que je voudrais, l'impression d'être un peu bridé. J'arrive dans ses baskets et profite du dernier raidillon caillouteux pour faire parler mes qualités de descendeur, ça passe, je prends quelques mètres d'avance. Bon évidement maintenant il y a un autre gars qui serait presque accessible, et 30m plus loin encore un autre, et ainsi de suite. Reste un tour de stade, j'ai pas le gout d'aller le chercher. Un dernier demi-tour, on se prend un gros vent de face sur les 100 derniers mètres. Ahh les saloupiots, c'est vachard ça. Je contrôle, ouf, pas de sprint à faire. L'arrivée des filles devait être belle, les 3 premières en moins de 25s.

   Je suis 16ème. Chrono: 1h12'26, contre 1h14'05 et 19ème en 2009. La progression attendue est donc là, surtout si on enlève la minute bêtement perdue, ce qui m'aurait permis de garder ma 11ème place. Voire mieux? Pas sûr, il y a des portions ou j'avais l'impression d'en garder peut être un peu trop sous la semelle, mais j'avais quand même plus beaucoup de jus à l'arrivée. Maintenant si j'avais rattrapé un groupe en bagarre, qui sait... Mickael termine 22ème en 1'14'46, mais ça le plaçait 20ème juste derrière moi l'an dernier. Va falloir continuer à bosser pour 2011, sinon j'aurai un breton aux fesses :)

   Un parcours toujours sympathique, bien roulant mais avec quand même de belles petites cotes, il y en a pour tous les gouts. Bonne ambiance à l'arrivée, pas mal de discutes avec mes concurrents du groupe. Mercier m'a confirmé avoir couru "sans se faire mal aux jambes" (en 1H03 quand même, respect). Et puis un énorme merci à Bernard pour la "petite colation" d'après course, on étais 20 il y en avait pour 50, il nous a largement fait reprendre les calories qu'on avait perdu quelques heures plus tôt.

Résultats:
Scratch
1. Eric Mercie (Spode) - 1 h 03 mn 00 s
2. Alexandre Majewski (Mach III) - 1 h 05 mn 12 s
3. Fabien Ruf (Mach III) - 1 h 06 mn 32 s
.
16. Moi - 1 h 12 mn 26 s
.
91. Median - 1 h 29 mn 24 s

Femmes:
1. Marie-Christine Cret-Martinez - 1 h 21 mn 32 s
2. Séverine Bertrand - 1 h 21 mn 49 s
3. Béatrice Crivello - 1 h 21 mn 57 s


Chiffres:
  • Total: 1h02, FCMoy = 174, Dist = 16km - 450 D+, VMoy = 13.3 km/h
  • Cote Rodio: 1260
Courbes:

vendredi 5 mars 2010

Course du Suzon

   Demain, participation à la course du Suzon, aux Cotes d'Arey, sud est de Vienne.
   Une course qui m'avait bien plu l'an dernier, le parcours roulant (16km - 450 D+) m'avais permis de vérifier sur le terrain ma progression en vitesse observée lors des entrainements (récit 2009).Ce sera également l'objectif principal de cette année, l'occasion d'une bonne séance de seuil à 15j du Ventoux.

  D'une manière chiffrée, 19ème en 1h14 l'an dernier. Mes séances pistes montrent encore une progression par rapport à février 2009, plus la connaissance du parcours, je peux espérer approcher des 1h10 si le terrain est similaire (on peut s'attendre à un peu plus de boue). J'espère juste avoir assez récupéré des 100km/2800 D+ cumulés la semaine dernière, pas mal de micro-douleurs aux jambes pendant cette semaine de repos, rien d'affolant pour autant. L'échauffement sera néanmoins primordial, d'autant que le parcours attaque direct sur une montée.

   Du point de vue classement, ca me ferait rentrer dans le top-10 de l'an dernier. Mais la proximité de Vienne/Lyon (Spode, MachIII), ainsi que la participation au challenge CDCHS38 dont c'est quasiment la première course (hormis un trail blanc en Janvier),  fait que le peloton peut aussi être plus relevé et ce point est assez incertain.

   Je sais par contre qu'il devrait il y avoir une bonne participation du club de Villemoirieu, ce sera donc aussi l'occasion d'un bon après midi avec des potes.

mardi 2 mars 2010

ALE - 3*600 + 4*400 + 5*200

Plan:
  • Echauffement: 30mn
  • VMA Courte:
    • 3 * 600m @ 93% (2'02) - r = 1'
    • 4 * 400m @ 95% (1'19)- r = 40"
    • 5 * 200m @ 100% (37") - r = 25" 
  • Récup: 15mn
Séance:
   Venu pour finir ma semaine choc par un dégourdissement de 12*1mn dans le parc, le coach nous concocte une séance commune à tous les groupes et zou, tout le monde sur la piste. Je trouve l'échauffement rapide, mais ça passe encore. Par contre les éducatifs sont un calvaire pour mes jambes, talons fesse, montées de genoux, accélérations, j'ai l'impression d'être totalement cuit avant même le premier tour d'anneau. Ça promet.

   Je tente l'option kamikaze. Éteindre le neurone et s'accrocher au bon wagon, partir comme si c'était la dernière fraction à chaque fois. Ça explosera quand ça devra exploser. Damien mène les allures, suis un bon groupe composé de Baptiste, Loic, Remy, Thierry, Moi, le tout en moins de 2s. Derrière on doit trouver Christophe, Luc, Seb, dans le désordre et pas bien loin non plus.  Bonne émulation, ca va ressentir par rapport à mes chrono "solo" de la semaine dernière.

   Premier 600 dans le flou, personne n'a une montre reglée sur le temps LAP. Je le trouve évidement rapide mais moins que d'habitude, on se doute qu'on était un peu en dessous de l'allure. C'est pas plus mal, et en fait les jambes se sont vites déridées, ca va plutôt bien. Le second part sur une grosse base et on passe en moins de 38s au premier 200. Ouch, il va falloir que je révise mais chrono intermédiaires, je pensais pas y passer en moins de 40s. Tant pis, on a dit qu'on réfléchissait pas. Le troisième est encore plus rapide, mais c'est un gros morceau de passé, ca me met en confiance. Maintenant, tenir jusqu'à la fin des 400, tant pis si j'arrive plus à faire les 200, ca fera déjà une bonne séance.

   On hausse évidement l'allure, passage aux 200 en 37s. J'hallucine. Ca devient chaud, et je suis rapidement obligé d'aller chercher une longue foulée de fin de fraction, ça pioche un peu. Mais ca tient, et plutôt bien car je fais tous les 400 autour d'1'17. Enfin les 200. Les prendre 1 à 1, sans viser les 5. Moi qui dis souvent que je manque d'explosivité, je les trouve pourtant presque plus facile que ce qu'on vient de faire. C'est quand même un effort d'une quarantaine de seconde, pas du 20/20 en cote, mais suffisamment court pour bien se lacher sans risquer d'exploser en vol (au pire, impossibilité de partir à la suivante).

    Je me fais donc bien plaisir sur cette dernière partie, chaque fraction plus rapide que la précédente, on crache nos poumons mais on pourrait presque croire qu'on aime ça.

   Au final, je suis très surpris d'avoir tenu une telle séance après le cumul de la semaine passée. C'est dangereux, on pourrait presque croire qu'il faut ajouter et ajouter encore du volume pour aller de plus en plus vite. Bref, fin de la rigolade avant de vraiment se faire mal, maintenant c'est repos jusqu'au week end. Ya des tendons et des muscles qui vont pouvoir souffler.

Chiffres:
  • Echauffement: 30mn, FCMoy = 144, Dist = 5.8km, VMoy = 11.8 km/h
    • 600m: 2'03.9 - 1'59.8 - 1'58.4
    • 400m: 1'17.2 - 1'18.2 - 1'17.3 - 1'17.2
    • 200m: 36"9 - 36"7 - 36"3 - 35"7 - 35"8
  • Total: 1h18, Dist = 12.7 km
Courbes:

lundi 1 mars 2010

4 Seigneurs Panoramiques

   Lundi retour au taf. Pas de trace de la sortie précédente au réveil, j'ai bien envie de me faire une 6ème sortie d'affilé, tout en me demandant si c'est bien raisonnable. Après une semaine de météo moyenne, c'est temps estival sur Grenoble et ça me fout les nerfs. Tant pis pour la raison.

   La sortie de la veille manquait quand même d'une longue montée, ce que je n'ai pas à portée de baskets en partant de la maison. Je décide donc de me faire un "4S Express" le midi, tout en sachant qu'avec les séances de qualité et les sorties des jours précédents, je risque de manquer de jus pour aller taquiner mon record de Mai dernier. En même temps les conditions sont un peu similaires, je l'avais également fait un lendemain d'une grosse séance et après un certain cumul, même si ce n'était pas uniquement de CAP.

   Échauffement jusqu'au cimetière de Poisat, les jambes semblent ok et j'attaque le pentu après 16mn, un peu avance. J'avais oublié que la première partie est vraiment raide et j'en chie pas mal jusqu'à Romage. Je suis même obligé de marcher quelques mètres, mais arrive quand même à maintenir une bonne cadence de marche. L'allure ne doit pas être beaucoup plus basse qu'en courant. Je ressens quand même les sorties précédentes et j'arrive à Romage en moins de 34'. Exactement le même temps de montée, mais sans le chrono en tête certain d'être moins bien. Je fais une grosse minute de pause devant la fontaine et repars avec le même temps que la fois précédente ou je ne m'étais quasi pas arrêté. Challenge still ON.

Vue du balcon de Romage, Vercors et Trièves

   N'ayant toujours pas repéré l'itinéraire express de Guillaume, je reste sur le parcours "gauche" qui fait contourner Les Civières. Ca me permet également un vrai élément de comparaison. Cette partie est dans l'ensemble plus roulante et me permet de dérouler un peu, je vais pas mal mais sur les parties plus raide je marche régulièrement et commence à me demander si je vais être dans le chrono..

   Sortie à la Rochette, la route que je rejoint habituellement est à droite mais je ne sais pas pourquoi, un panneau "4S 1.1km" m'attire l'oeil et je prend le chemin de gauche en pensant aller au plus court. Erreur. Le contournement du Fournet est plein nord, le chemin bien gras avec même encore des traces de neige, et présente quelques beaux coups de cul qui m'obligent encore une fois à marcher. La route est plus régulière, me conviens mieux et est également plus courte, pas grand chose, 200 ou 300m, mais quand on joue la montre ça compte.

  Retour sur la route, j'attaque les derniers raccourcis au gong de l'heure, c'est pas encore pour aujourd'hui que je grappillerais les 12s qu'il me manque. Arrivée au fort en 1h02'46 pour 8.9km et 720m D+.  Pas si mal. Si j'ote les 400m supplémentaires et la pause d'1mn 20, je suis en fait monté plus vite et serait probablement passé sous l'heure. A tenter la semaine prochaine, évidement :)

Bec du Vercors, Rachais, Grande Stire et Chamechaude (?), Gd Som et tout à droite le Mt Granier?
On le refait: Bec du Vercors, Rachais, Grande Sure, Pinéa, Saint-Eynard, Chamechaude, Dent de Crolles (merci Christophe)
   Retour tranquille par le Bigot/Murier, je suis out pour l'heure de la cantine et prend donc mon temps. Je peux enfin lever la tête et profiter un peu des paysages, presque 360° de bonheur entre le Gd Serre au sud (enfin je crois?), le Trièves, le Vercors, et toute la Chartreuse surplombant la vallée du Haut-Gresivaudan. Magnifique.

   Cumul de 90km en 6 jours, une première pour moi. Un gros bloc qui me met un peu en confiance même si je trouve qu'il me manque une grosse sortie de 3-4h/+30km pour la prépa Ventoux. Demain une dernière séance de VMA pour finir le bloc en cadence, et je me met en repos jusqu'à la Course du Suzon samedi.

Chiffres:
  • Total: 1h58, Dist = 18.3km - 750m D+, VMoy = 10.0 km/h
Courbes et Statistiques:

Marseille-Cassis: Inscription

   Les inscriptions pour Marseille-Cassis 2010 sont ouvertes depuis 8h ce matin.

Marseille-Cassis : 31/10/2010

   Si vous avez envie de courir en short/tshirt quand chez nous on a déjà sorti la deuxième couche et les gants, que vous souhaitez participer à une belle classique avec vue sur la mer, ou si simplement vous cherchez une excuse pour un beau week-end à Marseille, c'est LA course qu'il vous faut.


   Pour mémoire, l'an dernier les 15000 incriptions sont parties en moins de 2j. Il faut donc déjà faire un beau sprint sur le net en esperant que les serveurs ne soient pas trop surchargés.

   Pour moi, inscription validée, ce sera la 3ème participation consécutive. Avec dossard préférentiel -1h30, qui je l'espère me permettra un départ plus "à l'aise", même si je commence à être rodé sur l'organisation propre à cette course de masse. A voir si le 1h23 de l'an dernier va passer comme justificatif, sinon il faudra que je me programme un semi dans l'année pour confirmer ça.

   Mes récits: 2008 et 2009. On verra d'ici là, mais l'objectif sera certainement d'aller chercher les 1h20 cette année.

dimanche 28 février 2010

Les 1000m du Bois du Gd Platon

   Dimanche, on prend les mêmes et on recommence. Cette fois pas d'excuse de reco, objectif "1000M D+" et rien d'autre. Avec un état de forme assez moyen la veille, je me demande ce que ca va donner mais l'après midi est clément et rdv est donné avec l'ami Eric.

   Dans le coin, les plus longues montées au départ de la maison font dans les 400m, voire 250-300 de montée brute, et il y a souvent des bornes à faire entre les massifs pour en faire plusieurs. Comme l'idée est surtout de faire du dénivelé sans pour autant cumuler des kils bouffeur de temps, je détermine grosse maille un parcours qui nous fait tourner autour du bois du Grand Platon, avec sa multitude de chemins qui mènent au sommet.

   Eric me propose de tester la course avec bâton et m'en prête une paire. Bon en fait après vérif ils sont interdits sur le Trail du Ventoux, mais c'était l'occasion. Je les arrime au sac, et on part tranquillou pour la Croix des Cochettes, montée assez douce pour se chauffer. Je monte bien, les jambes lourdes de la veille ont bizarrement disparu. Effet Quad Compressport? On atteint la croix, 5ème km, 35mn, et première pause technique. J'enlève une couche et sort les batons. Quelques mètres à plat, je sais pas bien quoi foutre avec ces engins. La pente s'intensifie franchement, mélange de pierrier avec eau ruisselante, encore quelques traces de glace/neige. La foulée raccourcie, et l'usage des batons devient plus évident, stabilise certains appuis. Et quand c'est pentu au point de marcher, c'est un vrai plus qui aide aussi à grimper, soulage l'inclinaison du haut du corps. Mmhhhh, bon, à voir sur la suite.

   Dans ce type de cote je me fait normalement déposer par Eric mais pas cette fois, je reste devant. C'est quand même pas mes bâtons qui font obstruction? Je me dis qu'il ne doit pas être encore très chaud, mais on est quand même à 900m/h. On passe le Léchat pour atteindre le Chatelard et cherchons un chemin de descente direct à Clermont. Comme d'hab, c'est une trace visible sur la carte IGN, très raide, mais difficilement identifiable dans la végétation qui a repris le dessus. Je trouve une combe que je pense être la bonne et m'y engouffre. Bon, c'est encore pire que le plan sanglier de la veille, je me balafre une joue sur des ronces, on descend presque autant sur le cul que sur nos pieds. Hé hé hé, j'avais dis que je me vengerais :)

   En bas, on retombe sur un beau chemin et on se dit qu'on a forcément raté le départ en haut. Vu qu'il nous faut remonter, autant prendre celui là. 200m nickel, et puis plus rien. Enfin si, une combe à pic, pire que la précédente, mais au moins aéré. Demi tour? Nan nan, dré dans l'pentu comme y disent. C'est chaud chaud, Eric perd l'adhérence et sort de la combe pour s'aider de la végétation. J'arrive à passer en m'arcboutant comme un diable sur les bâtons, merci les 55kg, les pieds patinent dans un mélange de glaise détrempée et de feuille, un vrai bonheur. 150m de montée nawak, jamais pris un truc aussi raide sans un baudrier et une corde. Ca m'éclate.

   Retour sur un beau chemin forestier qui nous amène à la vieille fortification du Chatelard, que j'ai grimpé en fin de séance samedi dernier. Une descente/remontée par le même chemin, avec variante raide à la fin. Dans les descentes, les batons m'ennuient plus qu'autre chose. Mais dans les raidards marchés, je commence à bien saisir le truc et je grimpe bien. Au point de larguer légèrement Eric. Surprenant. Son manque de pratique de la CAP ces temps-ci se fait ressentir, et c'est vrai que moi j'suis plutôt en forme (grimpette 9' à 1000m/h).

   Nouvelle descente par La Grande Gorge pour rejoindre la Grange Louisias. Il y a beaucoup de flotte et la combe s'est transformée en petit torrent, le pierrier est plutôt technique et j'y vais mollo pour pas risquer l'entorse bête, pas de fioriture, droit dans la flotte, le water-resistant des chaussures de résiste pas longtemps. On repart de la grange par le même chemin puis bifurquons sur la gauche. De mémoire, je pense que cela va nous ramener doucement à Billieu. Dans les faits, c'est beaucoup plus raide que prévu et on remonte direct au sommet par le Paletou. Celui que j'imaginais partait d'un peu plus loin sur la même route. Tant pis, j'ai un bon rythme de marche et à l'aide des batons je grimpe *presque* facilement. Après 2h de sortie, un quart d'heure de montée à 900m/h, je suis pas certain de l'avoir déjà fait. Seul hic, je commence à avoir une douleur dans le coude. Ca m'avait fait de même suite à une sortie skating, je dois avoir un appuis sur les batons qui n'est pas totalement réglo.

J'attends Eric au sommet, incroyable. J'ai vraiment le péchon et lui pas. Ça change. On a cumulé 900m de D+, il nous reste plus qu'à repasser à la Croix des Cochettes pour une ultime montée de la Pierre de Libre Soleil ou je serai un peu moins vaillant, et les 1000m sont atteints. On chope au passage un magnifique point de vue sur la Sure, le Vercors, et au fond Belledonne tout enneigé, magnifique. Là on atteint les limites de mon téléphone portable car la photo est à 10000 lieux de ce que ça rendait.
   On déroule enfin jusqu'à la casba, 3h de sortie pour "seulement" 18-20km, mais on a pas chomé. Objectif bien rempli. Quand à l'utilisation des bâtons, c'est vrai que c'est un plus sur du bien raide où je ne suis généralement pas à mon aise. Mais ca m'emmerde quand même pas mal le reste du temps. Et je n'ai pas trouvé l'utilité ou la technique en descente. A étudier donc suivant le profil de course (longues montées/descentes), car une fois rangés ils ne me gênent pas et la manip ne prends pas trop de temps.

Carte du Parcours:

Chiffres:
  • Total: 2h54, Dist = 18.2 (20.1 au GPS), VMoy = 8.3 km/h
Courbes et Statistiques:

samedi 27 février 2010

Reco Triton Pédestre

   Samedi, pré-reconnaissance d'un parcours pédestre organisé en Septembre pour le Sous des Ecoles, en parallèle à la rando VTT. Je suis avec l'ami Eric, on part au feeling pour déterminer un parcours "famille" de 7-8km.

   Dès le premier chemin, ca part en vrille. L'idée est de trouver une jonction entre l'école et une partie de parcours qu'on a en tête. On cherche une trace présente sur une carte IGN, un fichier Garmin, enfin je sais plus trop où on l'a vu, mais visiblement ca fait un moment que la trace n'est plus utilisée de façon régulière, si jamais... Il a toujours de bonnes idées le gars Eric, et après 1km à flanc de colline plus ou moins stable, ca fini en vrac dans les bois, avant de retomber dans un champ. Sympa pour une belle équipe de raideur, mais question famille, ca va pas trop le faire.

   On file alors vers l'arsenal où je lui indique une belle grimpette testée l'an dernier et qui doit nous amener au Mt Frol, surplombant Chirens. Le chemin n'est pas mieux entretenu qu'en Novembre, mais on doit pouvoir élaguer un peu avant l'automne et en faire quelque chose de potable.
   Question profil, ca grimpe quand même sévère. Le seuil de la veille m'a laissé quelques traces et les jambes répondent mal,. Je suis obligé de marcher quasiment tout du long, pas de cuisse, pas de jus. En haut même problème que lors de ma précédente sortie. Je pensais avoir raté une bifurcation, il n'en est rien. Le chemin disparait, et il manque une centaine de mètre pour rejoindre un autre chemin forestier beaucoup plus propre. Eric attaque "par la crête", et bêtement je le suis. Tu parles d'un raccourci. Un gigantesque champ de ronce parsemés de troncs d'arbres ensevelis pour pimenter l'affaire. Et question piment, ca picote. Moi qui ai profité du redoux pour partir en short/manche courte, je suis servi. 

   Bon en fait l'option crête c'était pas non plus ça, sous les bois 30m plus loin c'est nettement plus pratiquable. Je le note, Monsieur Eric a décidé de m'en faire baver, mais je prépare ma vengeance. La suite sera plus standard, à part le vent prêt à déraciner tous les arbres du sommet et nous avec (annonciateur de la tempête à venir). Retour par le terrain de cross du Grand Souillet. Juste avant d'arriver à la maison, dernier p'tit coup de cul pour se faire les cuissots, un petit détour aux ruines du Chateau de Montclair.
   Au bilan ca nous donne une sortie de 2H assez cahotique, au kilométrage assez faible mais avec quand même un peu de dénivelé. La vraie sortie longue est pour le lendemain.

Carte du Parcours:
Chiffres:
  • Total: 1h56, Dist = 11.4 km (13.1 au GPS) - 570m D+, VMoy = 7.8 km/h
Courbes:

vendredi 26 février 2010

4 x 2000 autour du Lac

Plan:
  • Echauffement: 30mn
  • VMA Longue: 4 * 2000m @ 85% hors piste (15.9 - 16.2 km/h, r = 3'
  • Récup: 15mn
Séance:
   Jeudi, pas de club une nouvelle fois. Ayant fait la piste la veille, je me cale un footing A/R à Charavines, 1h10 pour 12.6km et 220m D+.

   Vendredi au retour d'un après midi ski en famille (enfin seulement quelques grimpettes de luge pour moi), je me place la séance de 4*2000, je redoute un peu. La nuit va tomber, et pour éviter de regarder la montre toutes les 10s, j'ai programmé l'exercice pour qu'elle sonne si je suis hors de la zone prévue. Comme je sais qu'elle a tendance à sous-évaluer un peu mon allure quand je m'approche de la VMA, je me suis laissé une marge 15.5 - 16.2, en solo, ca sera déjà bien. Je me chauffe jusqu'à Charavines, et attaque la première fraction le long du lac.

   J'ai du mal à prendre le rythme, je suis obligé de me faire violance pour arrêter le "bip-bip" lent réprobateur, alors qu'en sensation je serai plutôt au "bipbipbip" rapide de sur-régime. Et il y a presque 8mn à tenir comme ça, et que c'est théoriquement mon allure 10km... Après 1200m assez plat, je passe le camping et attaque 2 coups de cul ou l'allure baisse forcément, jusqu'au rond point. Je pensais d'ailleurs y atteindre les 2km, et c'est en petite foulée que je fais le tour avant que la fraction s'arrête.

   Pour la seconde, je prévois la même portion en retour. Filer jusqu'à Paladru m'imposerait une très très longue récup à la fin de la séance, je n'y tiens pas trop. Départ en descente donc. Et la montre bip quand même assez facilement. Allez, on se force un peu. Sur le plat je tiens quand même l'allure, ca va mieux, même si je me fais rappeler à l'ordre un ou deux fois.

   De retour à Charavines, je file par la route vers Chirens. C'est plutôt descendant, ca fausse un peu l'exercice mais c'est bon pour le moral. Troisième fraction assez plane quand même, et les sensations sont de mieux en mieux. Quatrième plus descendante, c'est fois la montre m'indique que je suis au dessus mais je laisse biper, ca compense la descente. Un peu de plat, puis les 300 derniers mètres en montée, c'est dur.

   Bon c'est clair que j'ai choisir le parcours pour que la difficulté aille dans le bon sens, mais j'étais quand même de mieux en mieux. Retour à la casa par les chemins, sans frontale, juste éclairé par la pleine lune. Assez agréable.

Chiffres:
  • Jeudi Endurance: 1h10, Dist = 12.6km - 226m D+, VMoy = 10.8 km/h
  • Echauffement: 31mn, FCMoy = 139, Dist = 5.6km - 100m D+, VMoy = 10.9 km/h
    • S1: 8'02, VMoy = 15.0 km/h - 16m D+ / 6m D-
    • S2: 7'43, VMoy = 15.5 km/h - 6m D+ / 16m D-
    • S3: 7'39, VMoy = 15.7 km/h - 5m D+ / 10m D-
    • S4: 7'40, VMoy = 15.7 km/h - 10m D+ / 23m D-
  • Total: 1h27, Dist = 17.7 km - 185m D+
Courbes et Statistiques:
Endurance A/R Charavines

4 * 2000m

mercredi 24 février 2010

Creps - 3 * (800- 600-400m)

Plan:
  • Echauffement: 30mn
  • VMA Courte: 3 * (800m@92% - r = 1'30, 600m@93% - r = 1', 400m@95% - r = 1')
    • 800m: 2'44 - 2'46
    • 600m: 2'02 - 2'03
    • 400m: 1'19 - 1'20
  • Récup: 15mn
Séance:
   Après 2j de ski alpin à me faire chauffer les cuissots dans de belles courbes carvées et des p'tits hors piste made in Vogoy, j'ai les jambes qui ralent un peu rien qu'à monter mes escaliers. De toute manière je ne suis pas sur Gre et zappe donc la séance club. Que je me programme quand même le mercredi au Creps de Voiron.

   La piste est détrempée mais il ne drache plus et la température est assez douce. En solo je sais que je vais avoir du mal à titiller le chrono et pense donc partir sur l'option "basse" qui correspond à ma VMA de Septembre (18.75). Sauf que j'ai justement oublié la feuille d'allure et fait donc ça un peu au pif, me fixant 2'44, 2'02 et 1'20. Deux tours du Creps (quasiment le parcours du cross) pour me chauffer, les jambes sont pas mal. Coup de bol, le club de Voiron est là et la piste est éclairée, ca m'évitera de courir avec la frontale pour voir le chrono. On ne me dit rien mais on m'observe attentivement, ca fait bizarre de courir en étant scruté de la sorte.

   Je manque un peu de repère, question allure d'abord, et sur la piste ensuite. Les lignes sont peu visibles et je ne repère pas les 100m, ne pouvant me pointer qu'aux 200m. Sur le premier 800 je pars donc beaucoup trop lentement. Je recale un peu au fur et à mesure mais suis en dessous du chrono voulu. Conséquence, à l'inverse de mes séances habituelles, pour la suite j'ai tendance à partir trop vite et passe généralement en avance aux 200m, et gère ou termine comme je peux.

   Je vais galérer un peu beaucoup, prend 1'30 au lieu de 1' entre chaque série, mais ça passera. Le dernier 600 est pas terrible, mais je termine bien le dernier 400. Les chronos sont quand mêmes pas vraiment réguliers, pas évident à faire en solo. Enfin ça aurait pus être pire.  

Chiffres:
  • Echauffement: 27mn, FCMoy = 144, Dist = 4.8km - 77m D+, VMoy = 10.9 km/h
    • Série 1: 2'46.1, 2'02.9, 1'18.4
    • Série 2: 2'43.4, 2'01.8, 1'20.8
    • Série 3: 2'44.8, 2'05.8, 1'18.5
  • Total: 1h12, Dist = 12.8 km
Courbes:

samedi 20 février 2010

Sortie Longue - Chirens

   Ski prévu le dimanche avec Madame, je place donc la sortie longue samedi en fin d'après midi. Direction Bavonne, la belle colline un peu sauvage qui surplombe la maison. Petite prise de tête avec un paysan qui n'est pas tellement d'accord pour que j'aille jouer dans "sa" forêt, auquel je répond que rien n'indique que c'est privé (un simple panneau "interdiction de circuler"), que je suis sur un chemin indiqué sur la carte IGN et que je fais franchement pas de mal à la nature. Bref, après 3-4mn de parole de sourds, j'en fait qu'à ma tête et commence à grimper.

   Et pour le coup il m'a un peu énervé, à moins que ce soit le ruisseau à 0°C, et vu que le timing est serré j'attaque dré dans le pentu pour cumuler du D+. Un chemin d'abord, puis un peu au feeling, pour finir en vrai sanglier, avé les mains, les glissades, et tout et tout. Le genre de profil qui n'est pas mon point fort mais je me fais un peu violence. Sur le haut je retrouve la neige, et redescend vers la murette, à l'azimut.

   Je retombe finalement sur un beau chemin forestier, avec panneaux d'indication, et des ornières de 4x4 ou de quad. Tu parles d'une forêt "privée" ou j'allais faire peur au gibier. Je débarque un peu au pif au croisement de la route de Paladru et celle de Chirens, et découvre par hasard un chemin qui me ramène au Guillermet. De là je connais, je remonte sur Clermont, la pénombre s'installe doucement.

   Je grimpe au Chatelard. Et commence à en avoir ma claque, je n'ai que moyennement envie de terminer de nuit. Tant pis pour la boucle par la Croix des Clochettes qui m'aurait permis d'approcher les 1000m D+, je rebrousse chemin et rentre direct à la maison. 2h et une petite quinzaine de kils. Ma plus grosse semaine de CAP depuis ma reprise, mais  il va falloir en faire un peu plus dans le mois qui vient.

Carte du Parcours:
Chiffres:
  • Total: 2h04, Dist = 14km - 670m D+
Courbes et Statistiques:

jeudi 18 février 2010

ALE - 7 * 3mn

Plan:
  • Echauffement: 30mn
  • VMA Longue: 7 * 3mn, r = 1'30 
  • Récup: 15mn

Séance:
   Mercredi, ca me démange de faire une montée au Murier ou aux 4 seigneurs, mais vu la séance costaud prévue le lendemain (2 * 2000 + 2 * 1500 + 2* 1000), je m'abstiens. Je me retrouve comme la semaine précédente à faire un p'tit footing dans Grenoble avec mon collègue, footing qu'on fait quand même à 12km/h en parlant et qui passe très bien.

   Jeudi soir, changement de programme. Pour s'adapter à l'état de fatigue de certains (je crois?), on part pour 7*3mn ce qui est déjà pas mal. Les rapides crosseux sont en diagonales pour les inter ce week end, on est donc un petit groupe à faire la séance dans le parc. Départ avec Loic, Remy et Seb, Christophe et Guillaume sont un peu en retrait.

   Après 2 fractions, on fait demi-tour pour se regrouper et on perd Loic et Seb qui n'ont pas compris notre manœuvre. Il ne me reste plus qu'à tenter de m'accrocher à Remy. Je suis un peu dans le flou, je le suis au mieux mais ne saurais dire si on est constant ou si on baisse, et serais bien incapable de prendre un relai. Je me contente de le coller à la culotte comme on dit. Si je lâche de 10m, je sais que je ne terminerai pas.

   Les 5 et 6ème sont limite, mais je tiens toujours. Y s'accroche le rascal, l'a décidé de rien lâcher aujourd'hui :) Sur la dernière, je m'attends quand même à exploser rapidement et pars pour au moins 1mn. Et puis a la fin de la deuxième je tient toujours, j'y crois. Ce n'est qu'après 2'30 que Remy en remet une couche pour le final ce qui me fait exploser à la sortie d'une bosselette 10s plus tard. Je termine en roue libre.

   Malgré tout assez content d'avoir tenu la séance. Les allures ont été très régulières, mon pod ne m'annonce que 10m d'écart entre la plus rapide et la plus lente de la série, voire même moins de 5m si on oublie la 3ème (la première faite à 2). Autant dire négligeable. Seul la dernière aurait été un peu plus rapide si j'avais tenu jusqu'au bout, Remy m'avait pris plus de 30m sur les 15 dernières secondes.

Chiffres:
  • Echauffement: 27mn, FCMoy = 146, Dist = 5.5 km, VMoy = 12.2 km/h
    • 3mn (m): 824, 827, 815, 826, 823, 823, 821 (~16.4-16.5 km/h)
  • Total: 1h18, Dist = 15.6 km
Courbes:

mardi 16 février 2010

ALE - 8 * 500m

Plan:
  • Echauffement: 30mn
  • VMA Courte: 10 * 500m @ 94% (1'40 - 1'42), r = 50"
  • Récup: 15mn
Séance:
   Cuisses un peu lourdes à l'échauffement, des restes de la belle sortie neige de Dimanche. Mais comme souvent ca passe avant le début de séance, c'est un peu à ça que sert l'échauffement. Le programme m'annonce 10*500. J'ai vu sur le blog de Remy qu'il en avait fait 12 le midi. Je garde en tête que si je suis bien à la 10ème, je garderai le rythme au lieu d'accélérer pour en faire quelques unes supplémentaires. D'un autre côté, le coach me coupe la moitié de la motivation en n'en programment que 8 pour les crosseux, ça va être difficile de faire les dernières en solo...

   Objectif, tenir les 1'40. Conscient que ca va pas être simple au vu de la séance de Remy, mais je compte sur l'effet groupe, Loic et Luc en l'occurrence. Première série, Luc part (très) vite, probablement attiré par un Michel Cercueil en sur-régime, au moins 5s devant nous. Un peu en retrait, je crois contrôler l'allure, assez facile, mais suis en fait un poil en dessous du tempo. Je réalise aux 300m que je suis à la bourre et même en accélérant, termine en 1'42. Je corrige le tir sur les fractions suivantes.

   Elles se déroulent toutes un peu de la même façon. Luc part devant, je le suis sur 2-300m et le passe pour le final. Sur le moment je ne sais pas trop si c'est moi qui accélère ou lui qui coince, mais on tient le chrono sous les 1'40. Je contrôle même assez facilement en coupant légèrement l'effort sur les derniers 50m. A la 6ème Michel explose, assez logiquement vu ses fractions précédentes. Je suis encore bien pour la 7ème, mais termine la 8ème difficilement. Luc s'arrête.

   Tout en reprenant mon souffle, je tente de me motiver pour en faire au moins 2 supplémentaires. Manque de concertation, Loic part d'ailleurs en solo pour une 9ème, j'enquille quelques secondes plus tard. C'est chaud, je sens que je suis pas dans le rythme et aux 300m j'ai déjà 3s de retard, je coupe. Tête qui tourne pendant presque 5mn avant de pouvoir reprendre le footing, je ne pouvais pas faire beaucoup plus. Faudrait arrêter de regarder les JO jusqu'à pas d'heure :)

   De bons chronos quand même, manque un peu de résistante pour tenir les 10 ou 12. Coach sera encourageant en me disant qu'il valait mieux en faire 8 rapide que 10 plus lents. L'est gentil le coach :)

Chiffres:
  • Echauffement: 26mn, FCMoy = 152, Dist = 5.2km, VMoy = 12.0 km/h
    • 500m: 1'42.2, 1'39.9, 1'39.2, 1'39.9, 1'39.4, 1'39.4, 1'40.0, 1'38.9
  • Total: 1h17, Dist = 12.5 km.

Courbes:

jeudi 11 février 2010

ALE - 3 * 3/2/1

Plan:
  • Echauffement: 30mn
  • VMA Mixte:3* (3' @ 90%, r= 1'30 /  2' @ 92%, r=1' /1' @ 95%, r=1')
  • Récup: 15mn
Séance:
   Toute la journée malgré la température siberienne (-5°C sur St Martin), la neige continue et le blizzard, le sud de Grenoble était épargné par la neige pourtant présente dès le matin du côté de la gare. Mais en fin d'après midi ça se met d'un coup à prendre et avec le sol gelé, il ne faut pas longtemps avant qu'une bonne couche de neige recouvre tout.

   En vélo c'est un peu fun de rejoindre le stade, surtout avec mes pneus "route" sur le VTT. Sur les trottoir c'est de la fraiche et ca passe encore, mais sur les routes, c'est patinoire. Je ne manque d'ailleurs pas de me mettre une belle vautre et en évite plusieurs autres (enfin quand même une deuxième en repartant choper le train, pour la route :p).

   Bref, on est quand même quelques irréductibles présents pour la séance. Après un échauffement dans le parc, Jérome préfère nous faire courir autour du stade du fond, en cas de figure libre ca fera moins de dégats que le bitume. Pas de parcours cross pour autant, on fait juste le tour. Enfin "juste", il y a quand même 5 à 10cm de fraiche très légère, et un beau vent de face sur une des lignes droites.

   Première série, on laisse vite nos élites s'exprimer, un grupetto se forme avec Baptiste, Laurent, Loic, Luc, ??? (j'ai bouffé son nom), et... Benoit, Mr président qualifié pour les inters :p. Je reste en queue de groupe, et je trouve que ca va déjà vite, difficile de m'accrocher. Et alors les récups, pas la peine d'en parler, je suis obligé de couper pour ramarrer Loic. La neige n'est pas trop gênante au final, sauf sur les minutes ou l'allure VMA fait pas mal patiner. Le froid/vent est par contre terrible pour le visage.

   Au début de la deuxième série ca va mieux. Loic a lâché l'affaire mais cette fois je me tiens bien au cul des autres. Baptiste craque à la fin des 3mn. C'est moi qui vais plus vite ou les autres qui ont ralenti? Le froid à eu raison de la pile du Pod, pas de télémétrie aujourd'hui. Dernière série, je me sens toujours bien. Je fais des départs lents mais remonte bien ensuite, presque jusqu'à accrocher Thierry qui mène le groupe. Une dernière minute à fond avec le vent de face, et c'est en fini, pas mécontent de ma fin de séance.

   On est quand même bien congelés et je rentre après un simple tour du parc, ca ira pour cette fois.

   A la vue de la courbe, même si je doute de tenir toute la séance avec les autres en faisant les récup à leur rythme (jambes ok, mais besoin de reprendre mon souffle), j'y suis peut être allé un peu trop cool quand même (surtout sur les 1'30 après 3'). Le cardio est redescendu assez bas entre chaque fraction, n'est pas monté bien haut au final, et le temps passé dans la zone "vma" est finalement faible par rapport à la durée de l'exercice. 

Chiffres:
  • Total: 1h11, Dist ~ 14km

Courbes:

mercredi 10 février 2010

Récup Cross

   La crampe incompréhensible chopée Dimanche avant la course, si je ne l'ai pas sentie pendant l'épreuve, a laissé quand même quelques traces qui se sont réveillées les heures suivantes. Bon la course y a aussi sa part de responsabilité, faut pas se leurrer, car le mollet gauche est légèrement sensible également. Malgré une bonne séance d'étirements, c'est donc avec de bonnes grosses courbatures aux mollets que j'attaque la semaine.

   Mardi coach avait programmé des 30/30 qui ont justement pour but d'éliminer ce qu'il reste de toxines, mais je ne prend pas le risque de courir. A la place, je brave les frimas et part pour 1h de vélo dans Grenoble le midi. Du plat, rien que du plat, en cherchant principalement à faire tourner les jambes sans forcer. Ça caille un peu, dans les 2-3°C, mais c'est encore supportable.

   Mercredi, la météo s'est pas arrangée, un mix pluie/neige, température négative. Cette fois j'accompagne un de mes collègue en prépa marathon pour un simple footing. Une allure entre 11 et 12km/h sans forcer, ca peut pas faire de mal. Les sensations sont bonnes, ont rentre après seulement 45mn mais suffisant pour finir d'éliminer.


Chiffres:
  • Vélo: 57mn,  FCMoy = 141, Dist = 24.0, VMoy = 25.2 km/h
  • Cap: 44mn, FCMoy = 146, Dist = 8.9km, VMoy =  11.9 km/h

dimanche 7 février 2010

Regionaux de Cross - Mably

   Mably, presque 3h de route, pour courir un 10km, sur du plat, par un temps pourri, autour d'un ou deux stades de foot. Le cross tel qu'il se présente, c'est vraiment une vocation. Heureusement qu'on se déplace en nombre pour qu'il y ai quand même un peu d'ambiance sur place, et un paquet de course pour toujours s'occuper en attendant son tour.

   Pour l'occasion, le club s'organise quand même aux petits oignons et prévoit des cars. Sympa. Sauf que les horaires doivent permettre au plus grand monde de courir et comme on part en derniers, c'est pas ce qu'on fait de plus optimisé. Une voiture de "pères de familles coureurs" se prépare donc en parallèle avec Damien, Laurent, Mickaël, moi... et Benoit. Si si, Benoit.  :)

   Je passe sur les anecdotes et autres chorégraphies sonores qui ont pimentés le trajet, Damien va se faire un plaisir de raconter tout ça. On débarque comme il faut avec une bonne heure d'avance pour se préparer et s'échauffer. J’vais en avoir besoin de cet échauffement. Planté sur un strapontin de gamin de 12 ans, j'ai eu le bonheur de me choper une crampe au mollet à mi-parcours. Nan, la voiture n'y est pour rien, mais moi qui n'en fais jamais en course, elle est bien bonne. Et coriace, je la sens latente jusqu'à ce qu'on sorte de l'auto... saleté!

   De toute manière on est venu faire quoi? Absents au départementaux pour aller jouer dans la neige du RTT, je viens donner mon point au club. Mais question performance, je n’ai pas encore retrouvé mon niveau « 10km », et je sais que je vais être beaucoup plus proche de la voiture balai que de la tête de course. On chauffe en reconnaissant le parcours et en suivant la course féminine. La crampe se fait oublier, le tendon d'Achille semble également discret. Je n'ai pas couru depuis mardi pour le ménager. Le parcours? Moitié stabilisé en falun, moitié terre juste meuble, le tout très plat. Rien de bien bandant, pas de relances, pas de boue, ca va favoriser les routiers à grosse VMA. Je chausse mes pointes qui n'ont pas servies depuis leur baptême à Moirans l'an dernier, 10km par an, ça c'est une paire que je ne suis pas près d'user. Tiens et comme pour confirmer ma top-détermination, j'ai oublié cardio - montre et podomètre, la totale. Même si je m’en sers peu en course, ça fait longtemps que je n'ai pas couru sans repère, ça me fait presque bizarre sur la ligne. J'ai le doigt sur le poignet gauche comme tout le monde... mais sans chrono à déclencher.

   Grosse affluence au départ, on est plus de 200. Ca déboule comme pour un 800m, je calme vite le jeu. Je ne sais pas trop quelle allure prendre, je manque grave de sensations et ce n’est pas le troupeau de gros poumons devant qui aident à se caler. Je repère Loic et prends un peu sa foulée, Étienne n'est pas loin non plus. Sur la partie stabilisée on me passe encore pas mal et Loic commence à s'échapper. Je n'ose pas m'y accrocher en me disant que je le récupèrerais peut être plus loin. Au milieu du premier tour, je repère Remy à une trentaine de mètres, les autres du club sont déjà loin.

   Ma place se stabilise, on ne me double plus, je reprends même quelques places. Passage des 2 mini-bosses, je salue Manu du CMI. "Qu'est ce que tu fous là, t'es parti lentement?". Heuuu non, j'ai pas eu spécialement l'impression. Au mieux prudent par rapport à mon niveau de forme actuel, mais je n’étais pas non plus aux champignons. C'est qu'il faut le chauffer le diesel, et tenir jusqu'au bout. Je me réserve juste la possibilité de faire un gros dernier tour, s'il reste de quoi.

   Deuxième tour ok, je gère. Les jambes sont vraiment bien, mais je sens que je n'ai pas de souffle pour faire beaucoup mieux. Les places sont faites, Loic et Etienne ont une petite cinquantaine de mètres d'avance, je ne vois plus Remy. Un "orange" me passe mais je le garde à portée de main, ca sera mon fil rouge jusqu'à l'arrivée. Pas mal de monde pour nous encourager sur le parcours, c'est toujours agréable. Un spectateur ou officiel me lance "186ème pour l'entente" d'un ton encourageant. Je ne sais si je dois prendre ça pour un compliment. Quel sport ingrat, on passe l'année à se croire champion du monde quand on fini dans les 10% du classement, et le premier cross venu vous remet grave à votre place.

   Début du troisième tour, ca va pas mal, j'ai une bonne foulée, j’intensifie un chouilla. Mais la motivation manque pour vraiment se faire mal, ou du moins ca fluctue entre le "a quoi bon" et le "j'vais tous les pourrir". Je vois que je remonte sur Loic. Doucement d'abord, je me dis qu'il est sans doute parti un peu vite et que sa prépa écourtée ne lui permet pas encore de tenir la distance. Puis beaucoup plus rapidement, et je comprends qu'un truc cloche. Je le passe en l'incitant à me suivre, mais la douleur est visiblement trop forte pour qu'il garde cette foulée, dommage. Fin du troisième tour, ça commence à devenir dur, mais c'est le dernier. Un deuxième gars en orange est à mon niveau depuis un moment et ça me motive pour ne rien lâcher. Objectif, aller chercher celui de devant, voire Étienne qui semble aussi accessible.

   Gaz. Je suis enfin à température et je me sépare de mes gants, il est temps... On double un ou deux gars qui craquent légèrement, un espoir notamment, mais finalement très peu. A ce niveau des régionaux, il n’y a plus de touristes, il faut aller les chercher les positions. Plusieurs fois dans le tour le gars en orange se porte à mon niveau, voire me passe, et je relance aussitôt en reprenant ma place. A ce petit jeu, on se rapproche doucement mais surement d’Etienne et des gars devant nous.

   Fin du quatrième, reste un gros kilomètre. J’attends d’arriver autour du dernier stade et lâche la bride. Etienne est encore trop loin pour espérer le reprendre, mais on va tout donner quand même. Derniers virages, je passe un gars qui s’accroche, j’entends le souffle de mes poursuivants qui me collent aux basques. Dernière ligne droite, long sprint, au taquet comme j’adore. J’en viens à me demander si ne fais pas ce type de course juste pour la dernière ligne droite. D’habitude cela me permet de grappiller quelques places. Là je ne gagne rien, mais c’est pour éviter d’en perdre. Je me retourne pour contrôler, ca suit de près et j’en remets une couche, impossible de couper l’effort, il faut tenir jusqu’à la ligne.

    Quelques secondes pour retrouver ses esprits et je rejoins le groupe, on refait le match. Je score un 40’59 et 182ème. Distance à confirmer, mais probablement entre 10.4 et 10.8km, c’est pas tant si pire finalement, à « seulement » 3mn de mon record 10km, ce qui semble est à peu près le cas de tout le monde. Bravo à Damien & Laurent qui font particulièrement une belle perf et décrochent la qualif aux inter.

   Bon à l’origine j’y allais pour faire ma BA de l’année. Mais comme souvent, même si j’ai maudit 20 fois d’être là pendant la course, il n’en reste au final que du plaisir. Vivement l’an prochain !

Résultats: (fichier cross long)

1. Hassan Chahdi - 31 mn 52 s
2. Julien Masciotra - 32 mn 23 s
3. Eric Niyonsaba - 32 mn 28 s
.
105. Médian - 37 mn 10 s
.
182. Moi - 40 mn 59 s

Chiffres: 
  • Total: 40'59, Dist ~ 10.6km, VMoy ~ 15.5 km.h
  • Cote Rodio: 1225

vendredi 5 février 2010

STL - Célébrité

   Jolie photo de Jean Marc Mouchet parue dans le dernier VO2-RunInLive (N°210).


   En double page, s'il vous plait !

   Merci à Pierre qui a été le premier à m'informer (et me donner le magazine), ainsi qu'à Brice pour le scan - et à Damien pour le "buzz" ? :).

mardi 2 février 2010

ALE - Piste Mixte

Plan:
  • Echauffement: 30mn
  • VMA Courte: (2mn récup entre séries)
    • 3x500m @ 95% (1'39-1'41), r=50"
    • 3x400m @ 96% (1'18-1'20), r=40" 
    • 4x300m @ 98% (58"-59"), r=35"
  • Récup: 15mn

Séance:
   Retour sur la piste. Non sans un peu d'appréhension et quelques doutes sur mes capacités à tenir la séance. Je ne suis pas certain d'avoir retrouvé ma VMA de Septembre. J'ai encore les cuisses qui tirent un peu de la veille pendant les exercices de PPG, le talon qui se fait également sentir, et les tibias lourds comme des enclumes sur les premières fractions. Sans parler des 4h de sommeil pour avoir regardé Alien à la TV.  Bref, au top pour pêter le chrono, j'ai mon lot d'excuses bidons au cas ou ça se passerait pas comme prévu. .

   Je pars quand même prudent pour les 500m, dans la fourchette basse des temps prévus. Au loin ils sont sur des bases extra-terrestres (1'531'33-1'35 aux 500m), mais je n'essaye pas non plus de rester au contact de Loic et Baptiste 1 ou 2s devant. Enfin comme je me sens quand même assez à l'aise, je coupe légèrement l'effort et les laisse filer dans les derniers 50m, mais écourte la récup pour repartir avec eux. Luc est dans mes temps, et Christophe s'accroche aussi.

   Pour les 400 je me rapproche de Loic/Baptiste mais n'ose pas encore en faire trop. A la fin du 2ème Luc me rappelle qu'on en fait que 3 (j'étais parti pour 4), et je peux accélérer un peu. Les temps sont un peu faussés car il y a du monde sur la piste et on fait certains virages en 2ème ou 3ème lignes. Je me sens encore assez frais et du coup je ne lache plus Loic pour les 300m. Ayant sans doute gardé un peu plus de jus qu'eux au départ, je peux même terminer assez fort la dernière fraction, et aurait pus en faire 1 ou 2 de plus au rythme initial.

   Pas si mal donc. Après coup je me dis que j'aurai pus les coller dès le départ, mais c'est facile à dire après quand ça c'est bien passé :)


Chiffres:
  • Echauffement: 28mn, FCMoy = 147, Dist = 5.5km, VMoy = 11.8km/h
    • 500m: 1'41.8, 1'40.6, 1'40.0
    • 400m: 1'20.1, 1'17.9, 1'18.2
    • 300m: 55.9, 56.6, 56.7, 54.8
  • Total: 1h12, Dist = 12km
Courbes:

Marathon du Mans

   Il y a des choses paradoxales dans ma pratique de la CAP.

   J'adore les trails, la balade seul ou presque en nature, les paysages qui t'en mettent plein la vue. Et puis j'aime aussi les courses bitumes, l'affluence des course populaires, ou l'environnement compte moins que le dépassement de soi et le chronomètre.

   Pur exemple de cette seconde catégorie, on viens de me faire découvrir le Marathon du Mans.


   C'est à l'autre bout de la France, ca n'entre pas du tout dans mon planning même estimatif de la fin d'année. Mais en bon passionné de véhicules motorisés c'est bêtement un truc qui pourrait me faire passer le cap du 1er Marathon (sans espérer y faire un chrono vu le profil du circuit).

   Avis aux amateurs...

lundi 1 février 2010

Endurance - Col Gourlu

   Pas de sortie ce week-end. Un rhume me coupe l'envie samedi, et dimanche... disons que j'ai entretenu mon angevinisme, c'est pas tellement compatible :)

   Je profite donc de la belle journée de lundi, beau soleil et température à zéro, pour monter au dessus du Murier. Je me force un peu à faire la montée d'une traite, et pour la première fois depuis ma reprise, ca passe plutôt bien. Un peu de neige à partir du Murier, tassée et verglacée, l'adhérence est quand même bonne. 

   Je passe le premier raidar en 6mn50, pas si mal, et atteint le sommet en moins de 34mn. C'est bien aussi. A la redescente, je rencontre un autre traileur visiblement nouveau dans le coin et on discute des différents chemins autour du Col Gourlu. Je prend l'option Bigot pour rentrer, et me fait un petit seuil pour les 10mn de plat du retour.

   La vue la haut était vraiment sympa, bien dégagée avant que cela ne se couvre en fin d'aprem. Vercors, Chartreuse, et mêmes les montagnes au loin côté Chambery. Pas de bol je n'avais rien pour emmener le portable :-/

Chiffres:
  • Total: 1h00, Dist = 10.1km - 415m D+.
Courbes: