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mercredi 22 décembre 2010

Challenge CDCHS38 - Bilan 2010

   Dire que j'étais le premier l'an dernier à râler quand la FFA tardait à mettre à jour son classement du TTN. Et depuis le mois de juin, le classement du challenge de l'Isère est resté en plan sans que j'ai le temps, sans que je prenne le temps non plus, de m'en occuper.

    Bon à ma décharge j'suis pas salarié FFA, j'ai récupéré les infos des courses au compte goutte et le reste je l'ai chopé sous des formats pour le moins disparates, et j'ai pas une belle base FFA remplie avec les numéros de licence qui vont bien pour identifier à coup sûr chaque coureur. Bilan? Ben de bonnes heures de trime pour mettre tout en forme, et tenter d'identifier un maximum de trucs louches dans les résultats.

   Parmi ceux que j'ai trouvé, mais il doit en rester plein:
  • Jocelyne déclarée comme V1H.
  • Inversion des nom/prénoms. Et indirectement, savoir si Paul DAVID et David PAUL sont la même personne ou pas, bon courage.
  • Des gars en double dans les résultats d'une même course. Si si, avec la même date de naissance, voire le même dossard. Va comprendre Charles.
  • Les innombrables fautes d'orthographe/saisie, qui sont identifiées comme autant de coureurs différents par les moulinettes automatiques. J'espère avoir au moins trouvées celles qui concernent les candidats à la victoire.
  • Le gars qui s'inscrit une fois comme Jean Raphael, puis JR, Raph, et j'en passe.
  • Son voisin qui s'inscrit une fois comme Senior, puis Cadet ou Vétéran, suivant l'humeur du jour. 
  • Et bien évidement les vrais homonymes, qui foutent le souk au milieu de tout ça.
  • Enfin les 2 courses pour lesquelles je n'ai aucune information de catégorie de coureurs (Philippe Bouvier et Traversée du Vercors). J'ai fait au mieux pour les 6H Philippe Bouvier à partir des infos que j'avais déjà, mais je ne trouve plus les résultats de la traversée du Vercors. Si quelqu'un à ça sous la main... Il y a quand même des chances que ça ne change rien au classement.
   Bref de quoi s'occuper, surtout quand on a 6 mois de taf à la bourre.

   L'édition 2010 du Challenge CDCHS38 compte donc 12 catégories, 41 courses, 4805 coureurs identifiés, pour un total de 6559 résultats. Seuls 3 coureurs ont atteints la limite des 12 résultats comptabilisés au challenge, dont 2 sont montés à 13 courses: Boris Brunet-Manquat, classé troisième senior à quelques points de son ami Franck qui à lui aussi cumulé les 12 courses. Ca va bastonner chez les fans de goelland :). Et Stéphane Girka, qui finit second du classement V2. Comme quoi il ne suffit pas de gagner des courses pour bien figurer, j'aime bien ce principe.


   Alors ça donne quoi? Bon c'est non-officiel (donc allez-y mollo avant de relayer l'info), et ça peut encore changer si je trouve une nouvelle bourde de saisie ou autre modification à apporter, ou en cas de réclamation de la part d'un coureur. Mais pour l'instant, voilà ce que j'ai communiqué au CDCHS38. Je vous met le podium de chaque catégorie, mais seul le vainqueur sera recompensé il me semble:

Hommes

  • Junior: Ludvik Fernandes (696), Eddy Guiso (688), Jonathan Fayard (351)
  • Espoir: Hugo Brincard (508), Thibaut Ravier (231), Antoine Camus (167)
  • Senior: Franck Salmon (1195), Jean Michel Berthier (1102), Boris Brunet-Manquat (1093)
  • Vet 1: Strazzeri Calogero (742), Gilles Freychet (652), Franck Chiarucci (636)
  • Vet 2: Dominique Miscoscia (779), Stéphane Girka (742), Jean Paul Gonthier (650)
  • Vet 3: Michel Riondet (742), Jean Marcel Perrin (703), Bernard Crequi (489)
Femmes
  • Junior: Maud Hablot (227), Morgane Cathebras (195), Camille Fuvelle (134)
  • Espoir: Laura Dufour (262), Charlotte Ballu (219), Cécile Meriaux (148)
  • Senior: Nathacha Pelisson (739), Stéphanie Guiffray (615), Fleur Carron (575)
  • Vet 1: Deruelles Yolande (726), Labonne Edith (613), Catherine Mehu (480)
  • Vet 2: Josette Colomb (886), Evelyne Augizeau (423), Bernadette Torterotot (414)
  • Vet 3: Denise Faucher (288), Marie France Deroux (262), Esther Tornabene (161)
   Les résultats complets: ChallengeCDCHS38_20101220.xls

   Mes félicitations à tous bien que je ne sois pas capable d'identifier visuellement toutes ces personnes. Et applaudissements particuliers pour Michel Riondet, illustre V3 que j'ai toujours plaisir à croiser en course (et qui est même capable de me devancer quand ça montre dru) et qui semblait blessé lors de notre dernière rencontre à Endurance Shop. Je lui souhaite un très bon rétablissement (le mien est aussi en cours, j'en parlerai bientôt :p)

dimanche 29 août 2010

Le Belier 2010

   Weekend de fin Aout. Je quitte la vallée encore bien humide de Chamonix et rejoint la Clusaz dès le samedi midi. Au col des Aravis je suis limite dans le brouillard, mais c'est quand même moins pire que ce qu'on s'est pris sur la couane depuis 2 jours. Venu en touriste l'an dernier, et avec malgré tout une relativement bonne perf à la clef, le Belier était pour moi un objectif important pour cette année. Et plus ou moins la fin de ma saison de trail, si tant est qu'elle ai vraiment commencé.

   Après une belle entame début juillet avec le trail du Gd Serre et deux grosses semaines de cumul vélo/cap, la suite de l'été fut beaucoup plus chaotique. Ma préparation ne s'est pas déroulée aussi bien que je l'aurai souhaité, même si je ne dois en prendre qu'à moi même sur ce coup. J'arrive donc moyennement confiant, il me manque beaucoup de volume et de dénivelé, prétentions revues à la baisse. Mais journée plaisir quand même via la présence attendue d'une bonne partie du club de Villemoirieu, quelque soit le résultat.

   L'avantage d'une nuit d’hôtel avec toute la famille, c'est que d'un on est sur place au réveil, et que de toute façon on éteint tôt pour faire dormir les mômes. Les derniers SMS de la CCCbis annoncent l'arrivée de Remy à Cham, je coupe le portable pour une bonne nuit de sommeil. P'tit dej à 8h30, c'est un peu tard et malgré tout ça a du mal à passer. Inconvénient de la nuit d’hôtel, on se lève plus tard et on a pas ses céréales habituelles. Faut faire avec. Il est presque 9h15 quand je pars m'échauffer, comme toujours limite à la bourre. Bon 10mn et ça ira bien. La contracture du début de semaine est encore légèrement sensible, pour dire, mais je sens que ça passera après le départ. Je me place aux avants postes et attends les coups de gong du clocher qui annoncent le départ. Ah oui l'objectif? Bah si je refais le 2h30 de 2009, ça sera déjà bien. Et si je maintiens mon chrono jusqu'au pied de la dernière bosse, je dois pouvoir gagner 5mn vu que j'y avais quand même bien coincé l'an dernier.

  Gong. Les 500 coureurs s'élancent pour 1km de bitume, et j'ai l'impression d'en avoir déjà 200 devant moi. Mais ils sont tous fous ou bien? Moi qui pensais être plus peinard en partant devant, c'est rapé, vais quand même pas me mettre au taquet pour rester devant? Début de côte, puis single, Mickael est juste derrière moi. Je sais qu'aujourd'hui il pourrait bien me mettre à mal, va falloir batailler. On alterne marche et course. Pas grand chose à faire d'autre que de suivre le petit train, sinon dépenser inutilement de l’énergie à passer coute que coute. Toute façon ça me va assez bien, j'suis à l'aise mais dans ce genre de côte je pourrais pas faire grand chose de mieux. Je relance dès le haut et bascule vers le lac, prends quelques mètres d'avance sur Mickael.

   Premier ravito, km3.5 - 25'28, 1mn de gagné. Je met ça sur le compte du départ mieux placé, car j'ai pas l'impression qu'on ai monté franchement plus vite que l'an dernier. On attaque un faux plat sur bitume, et rapidement je coince. Enfin je coince. C'est pas flagrant, mais sur un pourcentage ridicule comme ça je devrais pouvoir dérouler franchement et là ça veut pas. Je suis dans le dur pour juste maintenir le rythme de ceux qui m'entourent, sensations bizarres, estomac moitié en vrac. D'ailleurs Mika revient à mon niveau. D'un autre côté j'avais ressenti la même sensation au même endroit l'an dernier. Descente, tour du lac, je n'arrive plus à distinguer Benjamin et JC qui doivent être déjà loin.

   On remonte vers le 2ème ravito, km7 - 43'27, plus que 30s d'avance, et surtout en forçant alors que j'étais encore en mode cool à cet endroit l'an dernier. Mika semble par contre bien en jambe. Impossible de rester à son niveau, il me distance légèrement. Je m'accroche comme je peux et refait la jonction au gré d'un petit bout de descente. On attaque une longue côte que j'avais un peu zappé, presque 2km500, pas très raide mais usante, toujours en charge. Je ne lâche pas mon lièvre, le garde à une trentaine de mètres en maintenant une petite foulée, mais il me fait la vie dure. Tout seul j'aurai probablement marché de nombreuses fois et perdu pas mal de temps. Au lieu de ça, on arrive au ravito de la mi-course, km13.5 - 1h08'45. Toujours cette minute d'avance, ça me rassure pour les 2h30, la suite est principalement descendante. Pas de pause au ravito, j'ai encore de l'eau dans mon bidon et je profite d'un bout de descente sur bitume faite assez tranquille pour avaler une barre d'amande.

   Deux petits coups de cul ou je suis obligé de marcher, mais arrive à relancer rapidement pour rester au contact. Puis une courte mais sympathique descente technique. Je me lâche un peu, et prend immédiatement une grosse centaine de mètres au groupe de Mika. Je termine la descente juste derrière la 4ème féminine, Sandrine Mottoros. Court faux-plat sur bitume, je la laisse reprendre un peu de marge sans forcer. Mais les sensations commencent à être pas mal. Dans longue et douce descente qui suit, je suis maintenant capable de dérouler assez facilement tout en grappillant du terrain sur mes concurrents. Je pourrais du coup donner un peu plus de train, mais préfère en garder pour la cote de Beauregard qui n'est maintenant plus très loin.

   Petite montée sèche au 4ème ravito, km18 - 1h35. Et de 2mn d'avance, je m'y arrête quelques secondes le temps de remplir mon bidon. Je repars sur le même mode et déroule facile jusqu'au pied de Beauregard, avale un gel. Mode j'envoie du gros, ya plus qu'a. 2700m et 300m D+, on a vu pire quand même. Première portion de 800m à 10%, j'essaye de me caler sur une petite foulée. Sandrine me repasse, ainsi que 2 autres coureurs. Pas d'affolage. Puis on prend une tangente à droite pour attaquer le mur. J'ai beau l'avoir fait l'an dernier, ça reste un mur, large chemin forestier de p'tet 200m @ 30% au milieu de la forêt, quand même assez impressionnant. Je vois Sandrine qui court jusqu'à la moitié, chapeau. Je l'attaque direct en marchant, et finalement il passe assez bien, beaucoup mieux que prévu. Je reprend même 2 coureurs soufflants et râlants, ils se sont visiblement pris le mur de face, comme moi l'an dernier.

   Ça me booste bien pour la suite, et dès la portion passée je reprend ma petite foulée. Plus qu'1km500 à 10%, un peu long mais bien régulier. Ravito5, km21 - 1h54. Héhé, 3mn de mieux dans cette partie de la monté. Dans la partie haute, on débouche sur un panorama de rêve, la chaine des Aravis, et via la trouée du col des Aravis, au fond le début de la chaine du Mont Blanc. Enfin en théorie. Ici le ciel est totalement clair, mais au fond le blanc est surtout et encore nuageux. J'arrive à maintenir mon rythme, et double même quelques gars. Je reviens presque sur la féminine avant le sommet, que j'atteins en 2h01, soit -7mn. Grandiose. Et 3 places de gagnées au total dans cette montée, inespéré, j'en avais perdu au moins 10 ou 20 l'an dernier.

   Reste plus qu'à descendre jusqu'à la station. Sur le moment je crois avoir gagné presque 10mn et me dis que les 2h20 sont du coup jouable. Mais j'avais bien descendu, et il faut refaire la même. La première portion est raide mais facile, du gros chemin forestier, ça tape un peu mais ça passe. J'y double et dépose rapidement Sandrine, puis reviens sur d'autres concurrents. Au milieu un coup de cul, je remarque Benjamin qui termine gentiment, je ne vais pas tarder à le rejoindre. Encouragements de la petite famille, ils sont montés en cabines et se font la descente. Malo court quelques dizaines de mètres derrière moi, et même carrément vite je trouve, pour un gamin de 4 ans, il me suivra plus de 50m et j'ai un peu peur que ça se finisse en gros gadin. Ça promet :)

   Puis j'attaque la deuxième portion, la rigolote. Un single dans les bois, totalement pourris de grosses racines, avec options rochers bien lisses, le tout rendu ultra glissant par la météo des derniers jours. J'adore. Après en avoir passé quelques uns, dont Benjamin, devant moi un gus envois du pâtés, c'est rare sur ce genre de terrain. Ou du moins c'est rare qu'on se rattrape quand on descend presque pareil, je me demande ce qu'il fout là. Celui là il va être plus coton de le passer à la régulière, d'autant que je suis obligé de garder un minimum de distance pour appréhender le terrain, il me bouche un peu la vue. Comme il est a fond j'suis pas certain qu'il soit prêt à se pousser de lui même, et puis je vais quand même pas le pousser dans le décors (noooooooon, j'y ai même pas pensé :p).

   Un peu trop à fond d'ailleurs, je me dis qu'il semble un peu en sur-régime, qu'il maitrise pas tout. Ça manque pas, il se prend une première vautre, je pile en vrac pour éviter de lui monter dessus et il se relève. Bon, faut agir, ça va mal finir. Une épingle, je coupe et saute sur le chemin du dessous. Raté, pris trop de temps à la réception, je le gêne un peu et il reste devant. Mal joué, pas malin. Deuxième tentative plus assurée, je profite d'une coupe déjà présente pour le court-circuiter, cette fois c'est bon. C'est pas dans mes habitudes, mais l'idée est de le passer puisque je suis plus rapide, sans lui faire perdre du temps. Ça doit l'énerver, il se prend une deuxième gamelle toujours sans conséquence. Je m'excuserai à l'arrivée en lui expliquant pourquoi je l'ai passé comme ça.

   Bon maintenant que je suis devant, ya plus qu'à lâcher les chevaux. C'est quand même toujours aussi casse goule et les appuis chassent régulièrement, pour pas dire à chaque pas. Zip zoup, p'tits coups de rein de récupération, coups de pieds de stabilisation, qu'est ce qu'on se marre. Zip, ouille, amorce de crampe aux ischios. Zap, heyyyyyyyyyy, mais c'est quoi ce muscle sur le côté du tibia? Allez, tenir jusqu'au bout, je sors des bois pour les derniers 500m de descente sur bitume. Coup d'oeil au chrono, çà va être chaud pour les 2h20. En fait même pas jouable du tout, mais ça empêche pas de finir à fond. Derniers 200m, on remonte légèrement vers l'église, je tente le gros finish, mais c'est festival d'amorces de crampes. Devant derrière, cuisses et mollets, ça attaque de partout. Sympa. Bon ben vais me contenter d'un finish normal.

   Je passe la ligne en 2h21'35, 37ème, presque 9mn de mieux qu'en 2009, entièrement pris sur la seconde partie. Plutôt content, très même, vu les incertitudes au départ. Évidement, ya cette sensation d'avoir un peu coincé sur la première heure. P'tit dej un peu tardif sans doute, associé à un manque d'échauffement, il m'a fallu du temps pour me mettre en route. D'un autre côté, ça me permet de bien finir, je gagne plus de 5mn dans l'ultime montée, et quand même 30s dans la dernière descente. Ça énervera d'ailleurs un peu la 4ème féminine puisque je lui met plus de 3mn dans la descente, et qu'elle aurait fait podium si elle était descendue avec moi. Et puis bon, ca fait un objectif tout trouvé pour l'an prochain, approcher les 2h15 en négociant mieux le départ. Surtout que par dessous tout, on a encore passé un bon après midi en compagnie des autruches, et qu'on va pas se priver de remettre ça en 2011 :)

Resultats:
   Hommes:
1. Billy Burns (V1) - 1 h 49 ' 15 s
2. Ludovic Pellé - 1 h 58 ' 36 s
3. Eric Mazimpaka - 2 h 02 ' 16 s

  Femmes:
1. Stéphanie Duc - 2 h 17 ' 15 s (pos 29)
2. Céline Lafaye - 2 h 20 ' 10 s (pos 33)
3. Karine Marguerettaz - 2 h 22 ' 14 s (pos 41)

Courbes:
Le Belier - 27km - 1100m D+ - 2h21'35 (11.4 km/h)

samedi 10 juillet 2010

Trail de l'Alpe du Gd Serre 2010

   En 2009 je participe à la première édition. J'en bave un peu sur le parcours, en mettant ça sur le compte d'un état de forme assez moyen après Faverges. Connaissant le parcours, cette année je pensais en faire un bon objectif intermédiaire. Avec un mois de Juin assez perturbé question entrainement, j'ai la forme mais je n'ai quasiment pas fait de dénivelé. Je revois donc mes prétentions à la baisse, je sais que même si le cumul est relativement décent, je ne tiendrai pas la distance en allure course. Pas de coupure d'entrainement avec une semaine bien chargée, pas de régime spécial, et même une petite rando la veille, j'y viens en touriste.

   J'arrive donc à l'Alpe du Grand Serre avec comme unique ambition de faire un bon travail en cote, histoire de me relancer sur de bonnes bases pour la suite des entrainements. Vague mémoire avec un rapide coup d'oeil sur mes courbes de l'an dernier. Sans aller jusqu'à relire mon récit et prendre des chronos de référence, je me dis que normalement on doit être capable de tout faire en courant. Tout au moins jusqu'au sommet de l'avant dernière longue montée, la dernière m'ayant paru vraiment trop raide l'an dernier.
Orages la veille et ciel couvert, on évite la canicule
   Je retrouve pas mal de monde avant le départ. Brice est évidement là en tant que partenaire du Challenge Sud Isère, ainsi que pas mal de ses clients dont certains croisés au test Hoka. Michel Cercueil qui devrait jouer les avants-posts, et la bande à Boris, dont certains ont eu visiblement du bol d'arriver à l'heure. Le départ a été avancé à 9h cette année, et l'info n'était pas spécialement évidente à trouver sur le site. On se place pour le départ commun, dans les 130 participants et comme je l'avais prédit l'an dernier, pas de quoi trop se bousculer.

   Je me suis échauffé une dizaine de minutes et part tranquille en milieu de peloton. Les premiers mètres de bitume me permettent de rejoindre Brice et de discuter un peu. Je retrouve aussi Michel Riondet que je croise souvent sur les courses du coin. Il est en tête du challenge CDCHS38 en V3. Je lui souhaite bon courage en pensant que ce parcours est sans doute encore trop roulant pour lui, je le sais mieux dans le bien pentu. Arrive justement la première bosse dite "de la cascade", un court et beau raidillon dans la forêt. J'applique ma consigne et tente de la passer en courant. Petite foulée, je ne cherche pas à forcer ni à passer vite, mais je grimpe. Et ca passe. Dans l'affaire, j'ai bien dû gagner une quinzaines de places. Et comme derrière ya une courte et sympathique descente technique recouverte de feuilles, bon, j'en gagne quelques unes supplémentaires, on va pas mégoter sur les petits plaisirs.

   Ensuite retour au tableau de marche. Je repasse en mode éco+ et déroule tranquillement la longue portion descendante, ce qui me permet quand même de rester dans le rythme que mes prédécesseurs. Vers la fin de la portion, j'arrive même à revenir sur Boris qui ne me semble pas au mieux. Je le préviens que la suite est une longue montée par escalier, et comme logiquement il grimpe mieux que moi, j'imagine qu'on va la faire ensemble. Idem que la précédente, je m'applique donc à garder une petite foulée, et je grimpe tranquillou. Sur les plats ou légères descente, je ne force pas le rythme et me contente de dérouler en récupérant un peu. De fait, ca passe bien, et j'arrive jusqu'au premier ravito en ayant petit à petit grapillé des places. Mine de rien je sais pas trop où je suis placé, mais l'esprit course commence à faire son chemin.

   La météo est clémente depuis le départ. Ciel partiellement couvert, même un peu de brouillard sur le parcours. Avec l'altitude(1500m au départ), on est loin de la fournaise de Grenoble des derniers jours. Du coup j'ai pas encore trop tapé dans mon bidon et zappe le ravitaillement. Suis une belle descente que j'attaque tranquillement, mais me fait quand même plaisir dans le final bien ludique jusqu'à la rivière. Je termine au contact de 4 ou 5 gars qui étaient à une petite centaines de mètres de moi avant le ravito. Dont Dominique Cordeuil, que je reconnais grâce à l'hommage à Olivier qu'il transporte à l'arrière de son sac. Ne les connaissant ni l'un ni l'autre, je me garde de tout commentaire mais le coeur y est.

   Là on attaque un gros morceau, la longue montée jusqu'au télésiège surplombant la station. De mémoire elle était assez régulière, et en m'appliquant comme depuis le départ, je pensais que ça serait suffisant. Bon la mémoire à ses limites, et le terrain est beaucoup moins régulier qu'escompté, même si c'est difficilement visible même en analysant finement la courbe de profil. On alterne les bons petits coups de cul, avec des portions plus douces mais pas franchement à plat non plus. Là, ma technique et mon potentiel atteignent leurs limites. Je n'arrive plus à récupérer entre les portions raides, qui plus est rendues légèrement grasses par l'orage de la veille et donc plus adaptées à la marche qu'à la course. Je suis obligé d'abandonner mon plan, et un point qui ne change pas, quand on marche je me fait irrémédiablement distancer.

   Tant pis, j'essaye d'embrayer un p'tit peu le duo Dominique/Julien qui semble faire la course ensemble, mais j'suis pas arrivé avec cet esprit là et le mental n'est pas là pour forcer la machine On est quand même qu'à mi course. Du coup je m'octroie rapidement une pause technique qui me fait définitivement décrocher de ce petit groupe, et reprendre mes exercices de cote à ma manière, sans pression de classement. Enfin j'ai quand même un gars en vue qui me permet de situer mon allure. On sort des bois pour une courte accalmie jusqu'au deuxième ravito. Petite faute de balisage à ce point là, je fais appel à ma mémoire pour choisir un peu au pif le chemin qui mène au ravito. C'est vraiment dommage car c'est le seul point du parcours où il devait manquer des rubalises, par ailleurs très complet.

   Je fait le plein de mon bidon et repart avec Michel Cercueil, en phase d'abandon. Il s'est luxé l'épaule d'un mouvement de bras pour éviter une chute, et a lâché l'affaire. Il m'avoue de toute manière qu'il n'était pas au mieux. Comme il peut quand même encore avancer, je lui dis de m'accompagner jusqu'à la séparation des parcours 12/18km un peu plus loin, sans doute le moyen le plus simple de retourner à la station sans trop jardiner. On attaque le long chemin à 4x4 en discutant, je m'applique tant bien que mal à conserver ma course à petite foulée. Et effectivement il ne semble pas avoir trop de mal à rester à mon contact, que ce soit en courant quelques pas ou en marchant vite. Meuhhh non ça ne m'énerve pas :)

   Je le lâche donc à la séparation et continue sur le long chemin vers le haut du télésiège. Avec le ravito + discute, j'ai perdu un peu de terrain sur le gars en jaune qui me précède depuis ma pause technique, mais la piste rectiligne me permet de l'avoir toujours en vue. Il y a quelques groupes de randonneurs au loin, il est difficile de repérer les autres coureurs mais ils me semblent définitivement hors de portée. Je grappille petit à petit du terrain, les jeunes randonneurs nous encouragent, et même si je suis obligé de remarcher un peu dans le final, j'arrive au sommet presque à son contact. Là on descend dré dans le pentu au milieu du champs, ou de la piste de ski si on veut. Je passe rapidement mon gars en jaune, mais même si j'essaye d'être souple, ça me chauffe vite les cuissots. Encore une fois je ressens mon manque d'entrainement en cote des derniers mois, les quadris sont plus en état. Je serre les dents sur la portion que je sais assez courte, de toute manière sur ce genre de profil descendre moins vite est presque encore plus fatigant que de se laisser aller. Il faut trouver le bon compromis. La deuxième partie emprunte un single dans les bois et là je me laisse dérouler en tentant de récupérer un peu (+30s/2009). Je sais qu'il reste un beau morceau derrière. En bas, un signaleur (le même?) nous annonce comme l'an dernier: "500m de route puis montée raide à droite".

   Ho oui, je sais. Déjà les 500m de route sont à un bon 7% qui fait mal à ce stade de la course, d'autant que le soleil nous a rejoint. J'ai pris une bonne minute au gars de derrière, et ai en ligne de mire un nouveau concurrent, qui a basculé 45s devant moi. Je maintien l'écart jusqu'au début de la cote, et me lance à sa poursuite. Plus d'économie comme en milieu de parcours, il reste moins de 4km et j'essaye de bien finir. Comme prévu il m'est impossible de courir dans les portions à +20%, je me force à garder une bonne fréquence de marche. Ça me met les mollets dans le dur mais tant pis, vu ce qu'il reste ca devrait tenir. Dès que c'est possible je relance en petite foulée pour soulager. Je ne me rapproche pas vraiment mais au moins garde la distance. Le final de la cote est quand même plus doux et je gagne du terrain, il n'est plus qu'à une vingtaine de mètres à la bascule/ravitaillement, qu'on zappe tous les 2.

   La dernière descente est douce sur un large chemin, et donc ultra rapide. Il faut envoyer un max, faire des pas de géants, et ça tape fort. Je m'applique, reviens assez rapidement sur lui, mais il semble quand même affuté et routier. Je m'attends à ce qu'il me pourrisse la vie jusqu'à l'arrivée, un final comme je les aime. Je garde le rythme pour faire le trou, et prends mes distances plus facilement qu'escompté. Ouf. Il me reste plus qu'à dérouler jusqu'au bitume, je n'ai plus personne à portée de basket et me contente de contrôler l'éventuel retour de mon poursuivant dans les derniers 500m. On se félicite à l'arrivée, et j'apprends plus tard qu'il est aussi kikoureur. Arf, on aurait fait le finish ensemble plutôt que de se mettre sur la couane, ça m'aurait également parfaitement convenu :) Dominique Cordeuil en a terminé 1'30 plus tôt.

   Passé l'arrivée je file direct dans la tente des masseuses. Nouveauté 2010 bien appréciable, je me laisse triturer de longues minutes, plus le dos que les guiboles d'ailleurs. D'avis d'experte je n'ai pas vraiment les jambes marquées. Ça correspond d'ailleurs à mes sensations sur la course, à part la dernière grimpette je me suis peu mis dans le dur. Probable qu'une des raisons est la connaissance de la course qui me permettait d'anticiper les difficultés à venir. Au final je perds 45s au chrono (alors qu'aux sensations je pensais avoir fait mieux), principalement au départ d'ailleurs, puisque déjà 1'30 de retard au bout de quelques kils. La suite est assez similaire, 30s de plus en soulageant dans la longue descente, mais 30s de moins dans la dernière montée. Bref, assez content de ma course ou j'ai sensiblement bien géré, sans subir dans chaque cote comme l'an dernier. Un beau parcours trail finalement, pas vraiment difficile techniquement mais pas si simple qu'il n'y parait, et qu'il ne doit pas être si facile de bien négocier de bout en bout. Au final je ne sais pas si j'aurai fait beaucoup mieux cherchant à attaquer dès le départ. Dans tous les cas, il me reste pas mal de travail de dénivelé à faire.


   Pour le clore le chapitre, je suis obligé de mentionner l'agréable buffet proposé par l'orga. Boris a fini par décuver et raconte... du Boris, Franck est la star de la table puisqu'il est sur le podium du 12km, Norman fait la sieste après avoir fini tout proche de celui 18km. Mention spéciale pour la chartreuse offerte avec le café, là Messieurs/Dames les organisateurs, je dis respect !





Résultats:
Hommes:
1. Laurent Marquis - 1 h 31 mn 43 s
2. Pascal Verger - 1 h 32 mn 17 s
3. Lionel Pourcher - 1 h 35 10 s
.
17. Moi - 1 h 47 mn, 22 s

Femmes:
1. Sandra Bottaro Girard - 1 h 58 mn 12 s
2. Sylvie Bauchon - 2 h 02 mn 19s
3. Marie Fustinoni - 2 h 02 mn 35 s

Courbes: 
1h47'22, Dist = 18.5km - 850m D+, VMoy = 10.3km/h
 

lundi 5 juillet 2010

Suivi Mensuel - Jan -> Juin

  Petit récapitulatif


CAP

Velo

Natation
Mois
Durée
Dist
D+

Durée
Dist
D+

Durée
Dist
janv-10
15:11:56
136
2777

3:04:00
59
0

0:00:00
0.0
févr-10
20:36:49
195
3696

4:06:08
84
0

0:00:00
0.0
mars-10
20:20:36
198
6480

4:16:48
84
0

0:00:00
0.0
avr-10
13:46:32
161
1965

1:19:54
42
0

0:00:00
0.0
mai-10
18:13:58
170
1670

2:03:05
32
135

0:00:00
0.0
juin-10
10:55:57
122
 1305

5:29:49
119
60

1:10:00
2.1
Total
99:10:25
976
17893

20:16:39
418
195

1:10:00
2.1

- Reprise un peu longue début janvier
- Pas mal de volume et de dénivelé en Février.
- Tendance qui perdure sur Mars avec un gros pic de D+ via le cumul Ventoux/Foyesses sur 2 week-end d'affilé.
- Avril un peu en creux, surtout sur la première quinzaine, conséquence du cumul précédent.
- Sur Mai je retrouve un peu de rigueur en vue du Semi, mais peu de sorties nature et donc faible en D+.
- Juin bien plus faible que prévu, emploi du temps chargé le week end, et toujours très peu de dénivelé.


mercredi 16 juin 2010

Maratrail de Faverges par Caro

   Bon d’accord Belet, j’écris un CR ! Ca ne m’arrivera peut-être pas souvent, alors je profite et je me lance !

   ODLO FAVERGES, c’est là-bas que j’ai vécu mon premier trail l’année dernière sur le parcours de 28 KM et 1600m D+ (J’avais mis 4h16), un super souvenir ! Contente d’y retourner cette année pour le grand parcours de 42 km et 2700m D+ .

   Levée à 3h3O, ce 12 juin 2010, me voilà partie le ventre un peu noué pour ce maratrail. Rendez-vous à Eybens pour le covoiturage : Une voiture se gare au niveau de la mienne mais…NON ses occupants ne correspondent pas au profil : Ce sont des fêtards qui rentrent de boîte ! Ah, voilà la voiture de MR Le président 3D Trail. Là, les cuissards et les T-shirts respirants des protagonistes qui sortent de la voiture impressionnent les fêtards d’en face : on est pas là pour la même chose ! Bref, nous voilà partis tous les trois ( Thierry, Daniel, et moi) pour la Savoie. Va-t-on être à l’heure ? Le départ est à 7h30… Arrivée sur Faverges à 5h45, trop de choix pour se garer ! Allez, au parking de l’école, histoire de ne pas trop casser les repères ! Chacun grignote un truc : noix pour Daniel ; pain d’épices pour Thierry et galette de riz au choc pour moi. On hésite quand même avec des p’tits croissants de la Boulangerie d’en face !!! Et puis qu’est-ce que ça picole ! De l’eau à la paille, de l’eau à la bouteille, de l’eau à la pipette …. Des dingues quoi !

   Bon, ça y est on se retrouve dans l’aire de départ !

  C’est parti ! J’essaie de trouver un rythme pour 1400 m de la première montée ! Régulateur de vitesse activé ( Ce qui a manqué à Thierry sur la rocade pour éviter un flash ! aïe aïe aïe) Bon, j’suis pas trop mal, concentrée, autour ça discute expériences sur la CCC, l’UTMB et la diagonale des fous : en plus je voyage ( mais comment font-ils pour parler en montée ?).      Quelques gels et pâtes de fruits plus tard, me voilà au sommet de la Sambuy en 2h 30, baignée dans le brouillard (d’ailleurs, ça me va bien ce brumisateur naturel. Ensuite, je mets 30 mn sur la descente moyennement agréable qui est une piste caillouteuse pour arriver au ravito où m’attendent mes 3 hommes : coup de fouet assuré ! 
   

    Là, je goûte tout ce qu’il y a sur les tables et refais le plein d’eau. Après ces 3 heures d’effort, Damien me lâche un «  Allez, c’est maintenant que ça commence ! » Merci chéri ! 


  Bon, ben c’est reparti pour 800m de D+ jusqu’au bel alpage de l’épaule de Chaurionde où des sons de cloches accueillent les coureurs ! trop bon ! Et puis c’est la descente, TOP, avec la pluie de la nuit dernière les singles sont plutôt moelleux ! j’adore et je me lâche dans cette descente ! Du coup je double ! (je gagne plus de 60 places au général sur cette deuxième partie de course). Dernière montée bien bien raide de 400m jusqu’à Sarve : j’ai encore de l’énergie et de l’eau (pas d’arrêt aux points d’eau) alors j’avance et je double encore.

   J’attaque alors la dernière descente de 1000m. Bon, là, j’ai quand même mal aux jambes alors je soigne le mal par le mal : j’accélère, je ne sentirai plus rien ! Et de nouveau j’entends « Allez maman ! » qui me rebooste pour les derniers km.



   Reste 500m, j’suis sur la route, c’est là le plus difficile, faut tenir jusqu’au parc… Ligne d’arrivée passée en 5h58 ! YES !


   Quoi ? Je vais monter sur le podium ? 4° SF mais comme il n’y a pas de cumul de récompenses, je gravis les marches en tant que 2° SF ! Super trail ! Planant !
 
   Merci au brouillard qui m’aura évité des coups de chauds plombant !

   Merci à mes chéris : mes petits pour les encouragements sur le parcours et mon grand pour le coaching !





Classement  femmes:
Mr le Président
1. LACOMBE Christiane 5H06 57
2. PICCOLET Josiane 5H08 64
3. BONTTAZ Rachel 5H32 127
...
9. SOLINAS Caroline ( 4SF) 5H58 230/580 partants ….

Classement hommes :
1.POMMERET Ludovic 3H53
2.METAIS Laurent 4H00
3.BRUN Aurélien 4H05
…..
97 FARGE Daniel 5H22
98 LANDE Thierry 5H22

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Note de moi: N'hésitez pas à laisser un commentaire. Je transmettrais votre adresse e-mail à Caro afin qu'elle puisse vous répondre

mardi 15 juin 2010

Viriat Marathon

   Ce samedi, je suis de nouveau réquisitionné par le club de Villemoirieu pour faire une pige au sein de l'équipe. Ho ca n'a rien d'une contrainte, plutôt l'occasion d'un super après midi entre potes. Afin de cumuler les plaisirs, d'un coup de moto je rejoins Viriat dans l'Ain, au nord de Bourg en Bresse. Les bords du Rhône sont bien agréables, et le retour par la route Amberieu-Belley frisera le nirvana motocycliste.  Mais avant ça, c'est mon moteur interne qu'il va falloir faire tourner à plein régime.

   Le marathon de Viriat par Equipe n'est pas un Ekiden. Une équipe de 6,  mais un parcours de 6km a parcourir une fois chacun, plus une fois en commun. J'y avais participé en 2008 avec les kikou de l'Ain, cette fois nous serons concurrents. Pour cette édition, présentation de mes partenaires. L'idée initiale de Michel était de compléter l'équipe des 6h de Mure. Je retrouve donc Benjamin qui sera notre leader et qui aura la "chance" de faire le dernier relais, celui qui s'enchaine avec le tour commun. Anthony est également de la partie, on a généralement des chronos assez proches. Jean Claude, dis "le coach", n'est par contre pas dispo. Reste donc 3 places. Laurent frère d'Anthony et Bernard notre vaillant V2, sont réquisitionnés. On prédit qu'ils auront un niveau à peu près équivalant et leur tache ne sera pas des plus aisées, c'est eux qui vont souffrir le plus sur le dernier tour commun. Enfin je fais connaissance avec Philippe Noiret, nouvelle recrue du club. Je ne le connaissais que de nom mais je sais qu'il va bien. A force de jouer avec les classements des courses de l'Isère, c'est vrai que je commence à connaitre beaucoup de noms :)

   Objectif? Aucun, sinon d'être bien sûr à fond. Pour avoir scruté les résultats des années précédentes, j'estime qu'un top 10 est possible. Il y a quelques années un podium aurait même été jouable. Mais Viriat est devenu populaire, presque 200 équipes cette année soit une des courses les plus fréquentées de l'Ain. Les places d'honneur seront probablement d'un autre niveau - les Burundais de Rispoli et le team Run'Alp faisant généralement le déplacement - et il y a du beau monde derrière également. Plus personnellement, il s'agit bien entendu d'améliorer ma marque de 25'05 sur le tour solo, et si possible un chrono sous les 23' qui correspond à mon allure 10km.

   Je retrouve les 6 équipes de Villemoirieu, passe dire bonjour aux kikous, et c'est rapidement l'heure du départ. Légèrement en retard, c'est visiblement habituel mais pas bien grave, même si les coureurs sur la ligne doivent un peu s'impatienter. Philippe en tant que n°2 va prendre le départ pour nous placer. Le soleil tape fort, pas de vent, on sait que ca va être chaud pour ce premier relais. Au bout de la première ligne droite il passe bien placé dans les mollets d'un Burundais, on ne se fait pas d'illusion, ça va pas durer. Burundais qui revient seul loin devant la meute en moins de 19' (!!), suivi d'un RunAlp' dans les 20'. Philippe rentre bien esseulé, la chaleur attendue l'a fait souffrir dans le final, mais il claque un beau 22'07, on est dans les 15.

   L'équipe kikou a un équipier de choc qui les a placé sur un orbite qu'il va être difficile de tenir. Franciss est reparti en 3 ou 4ème position, Wow !!!! Je l'encourage un max, no stress le Franciss, il sait qu'il part pour un relais ou il va se faire déposer par pas mal de monde. Mais c'est pas forcément l'idéal pour se surpasser non plus. Anthony a pris le relais 2 en 22'47. Well well well, les 23' sont donc jouables. Départ de Laurent, ce sera ensuite le tour de Bernard et de ma pomme. On observe aussi les équipes de tête. Tiens départ d'un Run'Alp qui me dis qqchose, il va bien, ce doit être un gras connu. Tu m'étonnes, 1h plus tard en le croisant, je réalise que c'était Nico. Je l'ai même encouragé sur le parcours sans faire plus la relation  :)

   C'est l'heure d'aller m'échauffer sur une partie du parcours. Il y a notamment la petite cote du 2ème kil que je souhaite revoir, et il est toujours bon de se rafraichir la mémoire pour le finish. Footing donc, et encouragement à tous ceux que je croise. Aller et retour commun sur cette première partie, du plat jusqu'au kil 1 et très légèrement descendant jusqu'au kil 2. Là commence une boucle en sens unique, et la fameuse cote. Je la monte tranquillou, elle est finalement plus courte que ne semblait l'indiquer ma courbe d'altitude d'il y a 2 ans. Ca veut donc probablement dire que la suite est en léger faux plat pour quelques centaines de mètres supplémentaires, mais ça me parait pas si pire. N'étant pas encore à mi-parcours, je décide de ne pas boucler le tour et de rentrer en sens inverse. Je croise Bernard au kil 1, c'est bon, j'ai le temps de rentrer et de finir de me préparer. Je fais quelques tests d'allure en m'accrochant à des coureurs qui finissent leurs tours, et boucle mes 5km d'échauffement. Les jambes semblent ok, je n'ai en tout cas plus de lassitude dans les cuisses comme ressentie en milieu de semaine.

   Avec ce départ à 14h et mon temps de trajet, je n'ai pas mangé grand chose et boulotte ma deuxième pâte d'amande ainsi qu'un gel. Ça devrait suffire, je n'ai pas vraiment faim et c'est quand même un effort assez court. Retour de Bernard. J'apprendrais par la suite que comme escompté, lui et Laurent ont bouclé leurs tours dans un temps proche de 24'30, c'est plus que correct. Pour l'heure c'est à mon tour de jouer. Départ forcément rapide, j'essaye de ne pas trop m'emballer. Un équipier de Balan me passe après quelques centaines de mètres. Je suis assez facile et hésite à m'accrocher. Coup d'oeil à la montre qui affiche encore plus de 17.5 km/h. Te te te, trop rapide ça. Je le laisse prendre un peu d'avance, soit il est vraiment plus rapide que moi, soit ça ne vas pas durer. Son allure baisse d'ailleurs progressivement, je le repasse juste après le premier kil bouclé en 3'38. Je suis plutôt bien et garde l'allure, j'en garde juste ce qu'il faut sous la semelle, deuxième kil en 3'48. Bien. Légère descente jusqu'à la cote. L'allure baisse sensiblement mais je maintiens un bon 13km/h. Ravito en haut, je chope un verre d'eau à la volée et me relance bien sur le rythme initial, 4'03 au 3ème. Le faux plat, s'il y a, ne me gêne pas trop, on traverse le quartier résidentiel. Une douche a été improvisée à partir d'une borne d'incendie, ca rafraichit.

   Fin de la petite boucle,  nouveau ravito, puis la descente du retour, je déroule. J'ai raté le 4ème kil probablement au début de la descente, mais sens que je suis toujours assez bien. Je contrôle régulièrement mon allure, hésite presque à hausser encore le ton, mais joue la prudence. Je n'ai pas d'entrainement spécifique à cette vitesse si rapide et suis un peu inquiet d'exploser avant la fin. Passage au 5ème, 7'15 sur les 2 derniers, ca confirme mon ressenti. Et j'intensifie pour me mettre vraiment dedans sur ce dernier kil. Maintenant faut tenir jusqu'au bout. A 500m du but ça devient chaud, je m'accroche, la reco à l'échauffement m'est bien utile. Dernière ligne droite, j'allonge. Dernier 100m, sprint habituel devant les spectateurs :p. Passage de relais d'une tape dans la main de Benjamin, j'ai fait le job. Michel qui a chronométré tous les relais m'annonce 22'44. Chouette. Je suis content. Évidement quand ca se passe bien on a un peu l'impression qu'on aurait pus en faire un poil plus, mais j'ai bien géré mon tour. Ya quand même un sacré plateau car je ne fais que je le 72ème temps avec ce chrono.

   Je rejoins le groupe et me pose quelques minutes, m'hydrate bien, prend un nouveau gel. Par expérience des 6h de Mure je sais que les 22mn max que va mettre Benjamin à faire son tour est une récup finalement assez courte. Et qu'il ne faut pas trop se disperser, surtout que derrière ya 6 bornes à assurer, pas 2. Au bout de 15mn on se rapproche de la ligne de départ. Les Burundais finissent logiques vainqueurs, ils nous avaient pris un tour au début de mon relais. Benj' claque un beau 21'30, il doit même avoir repris une place. Et c'est parti pour notre tour commun. Le premier kil est un peu rude pour lui mais il n'en dis rien. On laisse Laurent et Bernard faire le rythme, surtout ne pas les forcer à se surpasser. Je controle régulièrement dans les bouts droits, personne n'est à nos trousses. Et on sait l'équipe partie devant nous assez loin, aucune chance de les rattraper. Ya donc juste a gérer pour garder notre place, mais on va pas non plus chercher la perf du siècle. Ce que l'on fait sur une base de 4' au kil. Tant pis pour Michel qui pronostiquait un dernier tour plus rapide que leurs perfs solo, ca aurait peut-être été le cas en cas de bataille avec une autre équipe. L'allure un peu en dessous me permet d'être à l'aise, sans stress sur ma capacité à tenir jusqu'au bout, mais c'est pas non plus le footing du dimanche et il faut s'y employer. Surtout que le premier tour se faire quand même un peu sentir, il m'en faudrait pas beaucoup plus.

   J'ai quand même plus de facilité pour répondre aux encouragements des nombreux spectateurs, remercier les bénévoles signaleurs, faire la bise aux jeunettes qui donnent de l'eau. Oups non, vont être trop dur à rattraper devant, une autre fois sans doute. Par contre je piquerai bien une des bières des signaleurs qui ont visiblement été ravitaillés. Patience, elle nous attend la fraiche. Sur le dernier kil on sent que ca devient dur pour Bernard et Laurent, on a rien à gagner mais ca sent l'écurie et sous nos encouragements ils ont sans doute accéléré un peu. Dernière ligne droite, on s'aligne pour la photo, passage sur la ligne en 2h44. Sur l'autre planète ils ont bouclé ça en moins de 2h12 mais ont laissé filer le record de l'épreuve (avec quand même 18'38 sur leur dernier tour commun !).

   Enfin voilà, ça c'est fait. Au général quelqu'un nous annonce 8ème, je nous croyais 11ème. Ou l'inverse. Bref on s'en fou un peu en fait.  Il nous reste surtout à encourager nos autres équipes qui en terminent, prendre une rapide douche brulante à souhait, et surtout surtout boire quelques roteuses en guise de récup. C'est pas la partie la plus désagréable, loin de là, et il me faudra quelques heures avant que je trouve l'envie de remonter sur mon destrier. Je pars alors que la fanfare accompagne l'arrivée de la dernière équipe, que la framboisine coule à flots, et qu'une pasta party va permettre aux locaux de continuer la fête encore quelques heures. Une organisation sans faille sur la journée, et une popularité bien mérité. Sur que l'an prochain l'épreuve fera encore le plein.


Résultats:
Hommes: 
1. St Vulbas Rispoli - 2 h 11 mn 50 s
2. Constructions Nuguet - 2 h 24 mn 40 s
3. Run'Alp - 2 h  27 mn 34 s

11. Villemoirieu  - 2 h 44 mn 50 s

28. Les Amis de Kikourou - 3 h 01 mn 17 s

Femmes:
33. Les Filles de l'EAB - 3 h 06 mn 01 s
54. Les Gazelles - 3 h 16 mn 16 s
82. Les Amistinguettes - 3 h  25 mn 33 s

Mixtes:
14. Les Tamalous - 2 h 48 mn 00 s
17: US Oyonnax - 2 h 50 mn 56 s
18: Mille Pattes Mixte -  2 h 51 mn 14 s

Chiffres:
  • Echauffement: ~ 25mn, 5km
  • Course: 22'44 et 25'40, Dist = 2 * ~6,1 km - 15m D+
    • Tour 1: 3'38.8, 3'48.2, 4'07.3, 3'38.3, 3'36.8, 3'32.2 + 20s
    • Tour 2: 4'05.4, 4'11,9, 4'30.7, 4'08.0, 4'07.9, 4'12.1 + 27s
  • Total: 1h13, Dist = 17.2km - 30m D+
Courbe:

Un bon tour solo. Dam va encore me dire de faire un 10km :)