dimanche 6 décembre 2009

STL 09 - Récit

   Eh bien il m'en a presque plus de temps d'écrire le récit que pour courir la course. A la base je suis parti des tweets envoyé pour l'occasion, et c'est devenu long, très long. Trop long. Mais vu qu'il sortirai pas avant 2011 si je me m'y remet pour synthétiser, ben bon courage à ceux qui iront jusqu'au bout :) 

  • 12h46: Test twitter H-2 avant départ, en train de finir mon sac et prêt à manger. Vivement ce soir. 
   Me voilà quasiment prêt. 68km, de nuit, en Décembre. Comment j'en suis arrivé à m'inscrire à cette course de fou? N'étant pas de la région, et venu à la compétition sur le tard, je ne connaissais pas cette SainteLyon jusqu'à ce qu'en 2007 (voir récit), les autruches de Villemoirieu nous fassent participer en relais. Ma première rencontre avec l'ultra. J'assistais au départ de milliers d'illuminés, je croisais les regards hagards à Soucieux, et j'accueillais avec un mélange d'admiration et d'incompréhension les finishers.


   En réponse à certains commentaires, j'écrivais d'ailleurs: "je trouve la course très belle et dans l'absolu aimerait bien devenir "finisher". Aujourd'hui avec 1 entrainement par semaine, je ne me vois pas m'aligner en individuel. J'aime que les courses m'apportent plus de plaisir que de souffrance". 


  A la lecture de mon récit, je me rend compte que l'idée de la faire un jour en solo était déjà là. "T'aimerai bien être avec eux hein?".
  • 13h36: Sac Kikou
    Me voilà en route pour Saint-Etienne. Cette course m'a immédiatement plu. Est ce le fait de courir de nuit? De partir à minuit? D'y passer une nuit blanche? C'est vrai que d'un point de vu métabolisme, ca me convient mieux que de me lever à 5h un dimanche matin. 

   Le forum y est aussi pour quelque chose. Il y a 2 ans, j'avais lu avant de m'y rendre une bonne partie des récits précédents. Et sans doute la quasi totalité de ceux d'après. Enrichissant. Que des hommes s'alignent sur cette course, normal, tous des fous. Mais que des p'tits bouts de femme comme Lolo, Mamanpat ou Nono s'y lancent brillamment, c'est sûr, je dois en être capable.


   L'an dernier de retour d'Inde juste avant la course, il était trop tard pour trouver un relais. En manque de CAP j'avais failli faire le coup de poker de m'y présenter en solo, avant de retrouver la raison. Sans aucune préparation, cela aurait été un carnage, une longue agonie. Mais ca m'avait bien démangé.

   Cette année, une bonne saison d'entrainement qui m'a bien fait progresser. Et j'ai gouté aux distances "marathon", ça m'a donné confiance. Il manquait juste un peu de foncier pour digérer la distance. Alors quand je décide de prendre un long congé après la naissance de ma fille, prévue en Octobre, je me dis que c'est l'occasion ou jamais de pouvoir caser l'entrainement nécessaire sans trop gréver la vie de famille. La STL 2009, j'y serai.

  • 14h33: Yeeeeeeeeeeeehhhaaaaaaaaaaaaaaa (pas partir trop vite, pas partir trop vite, pas partir trop vite !!!!) 
  Je file à Voiron. Tous les préparatifs divers et variés m'ont quand même presque mis en retard et je suis obligé de piquer un sprint pour monter dans le train. J'y rejoins Bruno. Je pensais qu'on serait peinard mais c'était sans compter sur la fête des Lumières, le TER est bondé. Qu'importe, c'est quand même sans doute mieux que de le faire en voiture, surtout au retour. Une correspondance de 7mn à Lyon et on file vers St Etienne.
  • 17h16: Arrivé St Etienne. Opération CO, trouver le parc des expos.
    Un petit groupe de coureur se forme à la sortie de la gare. Le parc expo n'est pas loin, mais dans quelle direction? Un plan, un GPS, on trouve vite. Le hall est encore bien vide. Je récupère rapido mon dossard, valide la puce. Pas de T-shirt cette année, une jolie casquette technique. On trouve le tshirt et une belle polaire à vendre sur un stand. D'autres stands présents, mais peu de produits proposés, c'est light. Manque de place? On prévoit 10000 coureurs plus les accompagnateurs, ca va rentrer au chausse-pied.
  • 17h46: Maud et Tine en interview. 

   Maud Giraud, grande favorite, avec Martine Volay, probable top-5. Elles font un peu les folles devant la caméra, on attend un peu et avec les kikous on s'installe dans un coin stratégique où les prochains arrivés ne pourront pas nous rater.
  •  17h58: Le mustang, prêt à poutrer notre lutin, les absents ont toujours tord :-)

   
Arrivée du Mustang enrhumé. Enfin il semble avoir une bonne forme quand même. Il rejoint notre petit groupe composé à ce moment là de Françoise et Xavhié, Badgone, Mysterjoe, Pégase, j'en oublie certainement. Puis les gars du CMI, puis... Ca arrive en continu, je me met un moment en mode économie d'énergie.

 

  • 18h30: Badgone transmet le livre d'or et la bleue a Pegase
   Faudra qu'on m'explique, mais la photo est transmiseen live :) 
  •  20h13: Pasta party au Flore.
   Ça, c'est l'idée du siècle. MamanPat et Blob reprennent avec succès une initiative des précédentes éditions et nous organisent une p'tite pasta party au Flore, où se trouve également l'apéro Raidlight (pas de Benoit?). 

   Un bon plat de pates bolo ou carbo, des toilettes sans 20mn d'attente, de la place pour se changer bien au chaud, c'est un méga luxe méga bon pour le stress d'avant course. Je mange avec Bruno, Mustang, Françoise et Xhavié. Puis nous rejoignent Golum et Totote, et enfin le Boss, ce qui me donne l'occasion d'aller me resservir un peu.


   On y parle courses passées et à venir, et évidement du choix des pneumatiques. Alors, route ou trail? Tine m'a dit plus tôt: "c'est la 14ème et j'en ai fait 13 en route, alors j'vais pas changer maintenant". Xavhié a souffert l'an dernier et est aussi de son avis. Heureusement, Golum prévoit par contre des trails car on pense que ce sera bien boueux. Et moi? Ben malgré mon affirmation sur le blog, j'ai les 3 paires de chaussures dans le sac. J'essaye juste de me persuader encore une fois que mon choix des Pegasus mixtes est LE bon choix. Jusqu'au dernier moment je resterai indécis. :)

  • 23h22: Départ dans 35mn. Température idéale, il a plu quelques gouttes mais pour l'instant ça tient.

   Une fois en tenue, on retourne dans le hall poser nos sacs. Impressionnant. En 2007 il restait de la place, là c'est presque devenu compliqué de circuler au milieu des coureurs. De toute manière, habillés pour courir il fait désormais trop chaud pour rester à l'intérieur. La température est clémente même pour le frileux que je suis, 6°C, le sol humide mais il ne pleut plus. Avec Bruno on file sur la ligne de départ, il n'y a encore pas grand monde. J'aurai pû me placer juste derrière les élites, mais on se retrouve à discuter avec deux kikous légèrement en retrait. 



  • 23h45: 15mn. Je suis pas sur de réaliser que je pars pour 68km. Mais qu'est ce que je fous la? Vite je veux partir et arrêter de cogiter.



    La dernière semaine, en vacances donc et avec trop de temps à tuer puisque je n'ai pas couru, j'ai fait ce que j'ai pus pour éviter de faire la course avant le jour J. Grosse focalisation sur les choix matériels, et finalement peu sur la course en elle même. Pas de relecture de récit, de détails du parcours. J'ai juste établis un objectif de 6h45 avec la fine analyse de Remy, et les temps de passage correspondants sur SoftRun.



   Et là, à 15mn du départ je sens la pression qui monte. Ça m'arrive rarement, sensation désagréable. D'un coup la distance me fait peur, je n'y arriverais jamais. Partir à 12-13km/h, j'vais droit dans le mur. Les chaussures, j'ai certainement pas pris les bonnes. Et pis je les ais trop serrées mais avec les guêtres c'est trop tard pour tout refaire, on est maintenant comme des sardines.

   C'est marrant parce qu'à table avec Golum on parlait déjà de la course au passé, du profil qui me correspondait bien, des futurs objectifs qui pourraient me tenter, le raid du Morbihan, la Puy-Firminy. Comme si finalement la soirée c'était déjà déroulée à merveille, une formalité. Et là je réalise que je suis quand même là pour 68km et que ça n'a rien d'une formalité. Les jambes ne tiennent plus, je piétine sur place.

  • 23h48: Derrière - la meute. Devant - les élites sont encore en train de s'échauffer.
    Dernier message avant le départ. Je retrouve cette ambiance particulière de course longue, cette "fébrilité contenue" qu'a très bien décrit ArthurBaldur. On est tous être au lit. On est certainement une belle bande de barges. Mais on est là et trop contents d'être là. C'est génial. On y va ou bien?

  • 0h00: Départ, km0.
    Je me faufile légèrement, premier virage prudent à l'intérieur, puis l'espace se créé avec les premiers gros boulevards. Trouver son rythme tranquille. Je me cale à un bon 12km/h comme prévu. J'suis bien mais pas tant à l'aise que ça. La pression est sans doute encore là, et les démarrages sans échauffement, c'est jamais vraiment ça. Beaucoup de spectateurs pour nous encourager. Comme j'étais assez bien placé, on me double plus que l'inverse, c'est normal. Mais dans les premières descentes le nombre de coureurs devant moi m'impressionne quand même, ca file vite devant.

   Je passe MamanPat, puis le Boss qui n'est pas au mieux avec un genou mal huilé. Après quelques kils, Yannick me double et m'informe qu'on a passé Tine. Je sais qu'elle part prudemment, et m'attends à ce qu'elle me reprenne dans les premières montées. Plus loin sur les premiers chemins je pense reconnaitre Alexandra Rousset, habillée Raidlight de la tête au pied (remarque moi aussi), et qui me semble bien à la peine si tôt dans la course. J'aime bien me positionner par rapport aux féminines, je sais que dans mes bons jours je suis capable de jouer le podium féminin, et elles sont généralement moins "têtes brulées" que les hommes au départ. Étant parti derrière les élites, je ne sais pas combien d'autres féminines sont devant et suis quand même surpris de rattraper une des favorites.

  • 1h02: 1h. 11km. Même pas le temps de marcher. Nuit claire, superbe. Tout baigne
    A Sorbier la première montée sur bitume est raide et j'en profite pour lire les SMS d'encouragement du départ. Mais mes souvenirs de 2007 me rendaient l'ensemble du parcours plus raide qu'il ne me parait aujourd'hui, et finalement il y a peu d'endroit ou je suis vraiment obligé de marcher et je n'ai pas le temps d'écrire. Le cardio est un peu haut, mais je ne force vraiment pas sur les jambes, tout baigne donc.
   A l'heure je m'arrête pour m'alimenter. Derrière moi la rivière de frontales est superbe. La lune presque pleine éclaire l'ensemble à travers un léger voile nuageux, on voit encore StE et ses lueurs au fond, dans quelques kilomètres on aura une vue lointaine sur Lyon à l'opposé. Voilà pourquoi j'adore cette course, c'est magnifique, j'suis trop content d'être là.
Photo d'@lex38, un peu plus réussie

   Je m'éloigne dans un champ pour tenter un cliché qui s'avère minable. Pas le temps de faire mieux, si seulement le portable en est capable. Je décide que ca n'en vaut pas la peine et ne ferait plus de photo de la nuit. Dommage, j'ai réalisé après coup que j'aurai pus faire quelques portraits des coureurs rencontrés.
  • 1h27: Ravit 1. Nickel. En 2007 j'y arrive en 1h35 sur seulement les 17km. Dingue
    J'arrive à St Christo, 16km, en 1h23, pile dans le chrono prévu, 282ème. Même si je l'avais remarqué en réalisant mon pense-bête des temps de passage, j'hallucine un peu d'avoir amélioré de 12mn sur cette portion alors que je suis parti moins vite et que j'ai tout fait bien en dedans. En fait je pensais arriver ici avec du retard sur mon plan de marche, et suis un peu étonné d'être déjà là.

   Je ne m'arrête pas au ravitaillement, j'ai tout ce qu'il faut à manger pour tenir la course, pas mal de boisson énergétique dans le camel et encore de l'eau dans mon bidon sur la bretelle du sac. A la sortie, les spectateurs présents dans la petite montée se marrent en me voyant utiliser mon portable en marchant. Je termine la rédaction du tweet juste en haut pour reprendre ma course. Le temps gagné au ravitaillement m'a permis de rejoindre Yannick, on attaque la belle montée suivante ensemble, et c'est là que je fais mon ravitaillement, tranquillement en marchant.

   A partir de là je découvre le parcours. Un panneau annonce "50km" avant l'arrivée. Sont pas malades de mettre un truc pareil, ils veulent qu'on s'arrête tout de suite ou quoi?
  • 2h01: Moreau, km22, 299ème.
    Encore pile dans le timing, sans avoir un seul instant cherché à le faire. J'ai fait toute la portion avec Yannick. Il me largue un peu en montée, je le rattrape tranquillement sur le roulant. Les chemins sont bons, pour l'instant moins gras qu'escompté et peu dégradés par le passage des premiers, il y a quelques grosses flaques à éviter. Mais c'est vrai que je suis plutôt bien placé et je peux choisir mes trajectoires. Perdu quelques places dans les montées, prévisible, même si on trouve que certains grimpent comme s'ils étaient sur 10km, ca va se payer, la route est encore longue !

   Au ravito je remet un peu d'eau dans le bidon. Et je m'étire quelques secondes à la sortie.
  • 2h40: Ste catherine. Pas mal, sauf mollet droit qui tire depuis départ. On fait avec. Toto va me rattraper dans cette montée.
   Déjà Ste Catherine, la mythique Ste Catherine? Ça passe à une vitesse. Km28, j'y arrive en 2h33 et 277ème, gagné 5mn sur l'objectif grâce aux descentes. J'ai perdu Yannick à la sortie de Moreau. Mais récupéré Toto qui arrive juste derrière moi au ravito, où je m'arrête encore de manière express. On fait l'élastique comme avec Yannick, mais encore plus prononcé, Ce qui fait qu'on court peu ensemble mais qu'on se double régulièrement, c'est sympa. Je m'attends donc à ce qu'il me récupère sur la suite du parcours.

   Depuis le départ j'ai une douleur qui tiraille entre le mollet droit et le talon d'Achille. J'ai d'abord pensé qu'elle passerai après quelques kilomètres, ça m'a obligé à partir cool, mais elle n'a fait que s'intensifier. Ça me gêne surtout en montée, un peu au train à plat et pas du tout en descente. A ce moment de la course elle devient franchement pénible et si ca m'empêche pas de courir, je comprend qu'il va falloir faire avec jusqu'au bout et je me ménage autant que possible pour ne pas qu'elle devienne insupportable.

    Heureusement le parcours est surtout descendant sur cette portion et je m'en sors plutôt bien.
  • 3h36: St Genou. Forme ok. Mollet tiens. J'arrive à dérouler sur le plat, monte doucement et m'amuse bien en descente. Les premiers relais passent
   J'arrive à St Genoux, km34, en 3h28, 221ème. Presque 1h depuis Ste Catherine et je n'ai pas vu le temps passer. Faut dire que ce n'était presque que de la descente et que je me suis amusé comme un p'tit fou. Sans jamais forcer, je passais un max de coureurs et la descente du bois d'Arfeuille, réputée et redoutée, fut un vrai régal.

  Le ravito est dans une jolie grange et j'y fait une pause à peine plus longue que d'habitude, je me laisse tenter par des morceaux de banane et perd un peu de temps à les éplucher. Mon plan de marche à été élaboré avec 2mn d'arrêt à chaque ravitaillement, je peux donc me permettre. La douleur au mollet est toujours présente mais presque moins. Soit je m'habitue, soit mon corps s'anesthésie lui même, m'enfin ça me gêne moins pour courir.

   Dans la montée qui mène au ravito j'ai prêté mon portable à un coureur qui a paumé le sien, il donne rdv à son interlocuteur pour 7h à Lyon. C'est marrant parce qu'à mi course, je suis bien dans le timing prévu pour 6h45, en super forme, et pourtant toujours conscient que le plus dur est à venir. En tout cas je me garderai bien de donner une quelconque heure d'arrivée si loin du but. Reste 34km, une paille !

   En sortant du ravito je croise Toto qui y rentre, mais je m'attends toujours à le voir me rattraper plus loin. Les premiers relais à 4 passent comme des fusées. Enfin les 3 premiers, et je les attendais plus tôt. Après c'est le trou, il faudra un certain temps avant d'en voir de nouveaux. Ils courent dans toutes les montées, on les encourage. Et au final je ne me ferai passer que par 36 équipes, pas de quoi être gênant à ce niveau de la course.
  • 3h37: Et merci à vous encore debout, vous êtes formidables
   Ho que oui, vous êtes formidables. A 3h30 du matin je reçois encore quelques salves de SMS, la sister qui encourage, le Fred qui m'annonce les difficultés ou descentes à venir. Enorme. Il y a de plus en plus de moments ou je cours seul, c'est agréable aussi, mais ne suis en fait jamais vraiment seul, je me sais suivi, on attend mon prochain pointage.

   Certains m'ont demandés si je n'avais pas perdu un peu de temps à jouer avec mon téléphone. Très peu, puisque je le faisais dans les montées en marchant. Et ca m'a par contre apporté un surplus de motivation qui n'est certainement pas négligeable.

   Bon pour la petite histoire j'ai quand même fini ce tweet en courant sur une partie plane et me suis farci deux belles flaques d'eau. Ça m'a bien fait rigoler mais j'ai rangé le portable avant de faire vrai vol plané :)

  • 4h20: Passé les 42km, maintenant inconnu. Arrivée Soucieu interminable. Dur pour les jambes.
   Soucieu, 45km, 4h15, 156ème, pile dans le timing, mais moins frais qu'espéré. A St Genou j'avais pris 5mn de retard sur mon plan, ce qui m'avais un peu étonné car j'avais eu l'impression de bien descendre. Je n'ai pas pensé que l'erreur venait peut être de l'estimation SoftRun, la position du ravito ayant peut être un peu changé (annoncé km34 et sans doute 1km plus loin). La mi-course passé, j'ai commencé malgré moi à m'occuper un peu plus de l'allure et du temps d'arrivée. Les 6h45, c'est bien, mais si j'peux aller chercher la Sainté d'Or, faudrait pas non plus se priver.

   J'ai par contre un peu sous-estimée cette partie du parcours. Sur le plan, j'y voyais une longue descente jusqu'au ravito de Soucieu, je pensais pouvoir y grignoter un peu de temps. Le hic, c'est qu'après certaines portions pentues, la suite fut plus douce que je m'y attendais, et le final même franchement plat voire montant, obligeant à tenir un bon train et pas seulement se laisser dérouler. Et comme je m'applique à tenir mon 12km/h du départ, j'arrive à Soucieu avec les jambes bien entamées, mal aux hanches d'avoir tapé dans la descente sur bitume, mal aux cuisses d'avoir forcé l'allure. 

   Pour la première fois je prend mes 2mn de pause au ravito. Je m'étire un peu, fait quelques assouplissements. Puis me force à repartir vite vite avant de trop réfléchir.
  • 5h07: Dans la montée avant Beaunant. Dur. J'avance encore sur le plat mais j'en chie. Étonnant :-) 
   L'allure n'est plus aussi fluide après Soucieu, mais la descente jusqu'au Garon me permet de garder une bonne vitesse, toujours avec l'objectif 6h30. Juste avant le petit pont de fer, un panneau 20km, il est 4h33. Il me reste moins de 2h pour rejoindre Gerland, je sais qu'il reste quelques bosses et qu'il me sera dur tenir les 10km/h de moyenne. C'est mort pour la Sainté d'Or, faudra revenir.

   Petite baisse de moral? En tout cas j'ai maintenant un putain de mal aux canes, une douleur que je ne connaissais pas, mais qui ne me surprend pas vraiment. J'ai parcouru 50km à bon rythme et j'ai les jambes défoncées, faudra faire avec jusqu'à l'arrivée, bienvenu dans le monde de l'ultra. Et puis avec mal partout, je ne sens presque plus la douleur sous le mollet droit. Ce qu'il y a de bon c'est que je ne sais pas encore si je vais tenir le chrono, mais quelque part je sais déjà je vais y arriver, aucun doute sur ce point.

   Je monte au ralenti jusqu'à Chaponost, ville fantomatique un peu désespérante. Pas un spectateur, les écarts sont parfois conséquents avec d'autres coureurs même si j'en ai toujours un en vue, je pensais pas courir aussi isolé à un moment de la course. C'est franchement pas la partie la plus fun et je prend mon mal en patience, que ca se termine, vite. Sur le plat j'arrive à bien dérouler vers 11km/h, en fait ca me fait aussi mal que je traine à 9 qu'en courant à 11, alors autant avancer. Par contre au moindre faux plat je suis scotché et les descentes commencent aussi à être douloureuses. Comme j'ai baissé d'intensité, j'aurai même presque froid, à moins que ce soit l'humidité matinale, d'autant qu'on contourne un lac..

  Après un léger creux ou les veilleurs de nuit sont partis se coucher, mon père a pris le relais et je reçois de nouveaux SMS. J'apprends ainsi que je suis autour de la 150ème place, j'ai du mal à le croire sur le moment, je ne me voyais pas mieux que 500ème au départ.
  • 5h32: Beaunant. Montée du viaduc. Et merci papa.
   Le panneau "15km" me redonne le pechon que le panneau "20km" m'avait enlevé. Dans ma tête c'est fait, j'y suis, rien ne peux plus m'arriver, GAZ! Je descend jusqu'au ravitaillement de Beaunant avec les jambes explosées mais une bonne gouache, je plaisante avec les autres coureurs et bénévoles. Un bon café chaud et je repars. Alors a quoi elle ressemble cette montée du viaduc, depuis le temps que j'en entend parler? Bon, c'est raide. Mais c'est la dernière. Je marche sans trop de problème, monte à mon rythme, ca passe mieux que prévu.

   Traversée de Ste Foy, je relance dès que je peux et suis cette longue ruelle pénétrante jusqu'au pied de Fourvière, au train. Un dernier coup de cul. Je l'attendais celle là, beaucoup en ont parlé sur le parcours, elle ne me fait pas peur. De l'énergie, j'en ai encore un max, j'en garde depuis un moment pour les quais. Pas au point de courir puisque j'ai trop mal aux guiboles, mais en marchant ce n'est pas un problème et elle est finalement assez courte, j'en profite pour m'alimenter une dernière fois. En haut c'est même la délivrance, plus de montée, je peux maintenant sprinter vers l'arrivée. Je dévale autant que possible jusqu'au ravito, je serre les dents ca tire sur les hanches mais ca passe, c'est aussi la dernière descente.
  • 6h11: Lyon Centre, 63km, 136ème.
   Dernier ravitaillement. J'ai quasiment fini ma boisson énergétique, pilpoil. Je remet un peu d'eau en express dans mon bidon et file sur la passerelle. Panneau "5km", j'suis bon pour les 6h45 mais faut pas trainer. Je me cale d'entrée sur les 12km/h. Est ce que je peux tenir les 5 derniers à 12km/h? Ben faut le tenter, ca fait mal, ça tire, mais ca fait aussi mal de courir moins vite alors ça durera moins longtemps... On zigzag dans Lyon, je ne vois plus rien, j'suis au taquet, relance dès que possible. Un dernier pont qui fait mal aux canes, on descend sur les quais. Et c'est parti, ces satanés quais tants redoutés, en tout cas par moi bien plus que les montées de Ste Foy ou Fourvières. Je me demande bien pourquoi, c'est que du plat...

   J'y ai couru la fin des 10km de Lyon en 2008, avec un vent de face, interminable. Là je me pose pas de question, au taquet. Je double quelques solos, même des relais je crois. Sur toute la durée de la course j'ai encouragés la plupart de ceux que je doublais, interrogés tous ceux qui marchaient pour savoir s'il allaient bien, mais là c'est plus le moment. Je deviens un parfait autiste et ne me concentre plus que sur ces 5, 4, 3 derniers kils? Ils ont pas mis de panneaux pour les derniers kils? Grrrrr. Ca n'avance pas, déjà 10mn que j'suis à fond, j'tiendrai jamais. Allez allez allez, la montre est peut être mal calibrée, ya peut être plus de 5kils, allez allez.

   Arrêt. C'était pas à gauche là? Ma mémoire asphyxiée me joue des tours. Hésitations, j'ai quand même pas raté un balisage, si près du but? Merde merde merde, j'fais quoi? Bon allez file, ca doit être devant. Et c'est reparti, toujours au train. Enfin, des spectateurs, on m'indique. J'en remet une couche. Le stade, des flambeaux. Et je sprint.

    T'es con ou bien? T'as fait 68km, tu t'es trainé dans toutes les montées, t'as perdu du temps à discuter, ramasser des gus qui se sont gaufrés, prendre des photos, t'as lâché l'affaire de la Sainté d'or ya déjà 20 bornes et là tu sprint à 15km/h alors que t'as pas un gus devant, personne à la ronde, tout ça pour gagner 3 pauvres secondes? Ben ouaih. Et j'aime ça. Et comme j'suis vraiment à la masse, j'arrive en étant juste content d'être encore capable de sprinter, et je ne pense même pas à regarder mon chrono à l'arrivée, obligé d'attendre les résultats officiels :)
  • 6h44: Yeeeehaaa. Sous les 6h40 ! ! ! Les 5 derniers au seuil à 11.5. J'y crois pas. :)

   C'est fait. Dingue. J'ai fait la SaintéLyon! Avec un super temps. 6h37mn58s. Génial. Et 125ème, sur 5000 au départ, 3600 à l'arrivée. Doublement génial et inespéré, je me rêvais pas mieux que dans les 500 premiers. Et j'arrive sans être à l'agonie, encore capable de tenir les 5 derniers aussi vite que les 5 premiers.  Ho patate !

   C'était l'objectif prioritaire, se faire plaisir sur toute la durée de la course, et à part 5km un peu dans le dur, c'est du 100%. Trop content.




   Jean Michel Touron me tire le portrait à l'arrivée. Je suis sur mon nuage, je crois lui faire un petit signe mais je plane gravement, les souvenirs s'emmêlent. Visiblement, en fait je suis carrément en face de lui avec Pascal, le célèbre homme à la chemise Hawaïenne, 10ème participation. Je tourne en rond dans l'aire d'arrivée, je ne sais plus ou j'habite. Toto arrive quelques minutes plus tard, on discute, il me prend en photo.


 
  • 7h08: Winner. Trop content. Bon la ya l'acide qui monte grave, je sens que la suite va être terrible. :-)
   20mn que je suis arrivé et je suis toujours là, benêt, sur l'aire d'arrivée :) Bon je commence quand même à me refroidir et je sens l'acide lactite qui m'envahis les jambes. Quelques mots pour féliciter la seconde place de Catherine Dubois, elle termine 4mn devant moi. Je suis donc sur le podium féminin. Je file aux douches... des hommes. Et des hommes des cavernes, elles est glacée. Parait qu'elle est redevenue chaude après, j'aurai dû m'arrêter aux ostéos.

   Bruno me rejoint par hasard aux vestiaires, il fait également une bonne course en 7h26, avec malheureusement quelques crampes dans le final qui lui font rater les 7h. Une douche glacée, un bonheur, on file manger tant bien que mal un nouveau plat de pâte, à 8h du matin celui là a du mal à passer. Je cherche un peu de monde du regard, sans repérer qui que ce soit. Je sais que beaucoup sont encore en train de courir.

   J'ai un sac énorme, je commence à avoir mal partout, difficile de se remuer au milieu de toute cette foule. J'aurai aimé attendre quelques heures, j'ai de nombreux potes qui vont arriver, je pourrais voir et partager leur bonheur d'être finisher. J'aimerai attendre les podiums aussi. Mais la fatigue commence franchement à nous tomber dessus et avant que cela ne devienne un total plan galère, on profite de nos dernières forces pour filer rejoindre le métro.
  • 9h00: Vu Totote, Golum et Mathias sont arrivés. Pas vu les autres. Pour moi fin du suivi, je file à Part Dieu dormir dans un Ter. A+
   Fin de transmission. Tel un pingouin au dernier stade de l'arthrose, on se traine jusqu'à Part Dieu. Décidément le train était une bonne idée, même si je ne pourrais pas m'allonger je n'ai pas la voiture à conduire. Deux petites heures de sommeil et j'accueillerai les crossmen de Voiron pour le gouter, j'suis toujours un peu sur ma planète, paumé quelque part entre Moreau et Soucieu, mais leur visite me fait bien plaisir.

   Une bonne nuit et le gros des douleurs sont passées. Le lendemain je peux marcher presque normalement même si les courbatures musculaires ont pris la suite, moins qu'attendu. Le mercredi il n'y aura plus rien. En profondeur, la douleur au mollet droit s'est avérée être une tendinite du tendon d'Achille, repos obligatoire jusqu'à fin Décembre pour pouvoir repartir à neuf en 2010.
  • Conclusion
    Une course presque parfaite. L'orga au poil ce qui ne doit pas être simple avec 10000 gugus dans la nature. Un parcours qui me convient effectivement très bien, roulant comme il faut, même si après Soucieu c'est quand même moins joli/marrant. Une météo dont on aurai jamais rêvé en début de semaine, des chemins finalement assez propres et faciles, tout ce qu'il faut pour faire un bon temps, la perf' de Malardé en atteste. Et d'un point de vu perso, que du bonheur, la satisfaction d'avoir tenu tous mes objectifs, du plaisir de bout en bout, une arrivée en bonnes conditions et avec un super chrono.

   Du point de vu de l'équipement, on est proche du sans faute également. Aucune gêne de ce que j'avais sur le dos, presque chaud au départ, un peu froid pendant quelques minutes à 5h, enfin rien de méchant. J'ai vidé sur la longueur les 1.5L de boisson énergétique qui étaient dans ma poche à eau, le bidon que j'avais sur la lanière du sac me permettait, à moitié remplis, de tenir en eau d'un ravito à l'autre, sans qu'il soit non plus trop lourd ni encombrant. J'ai emporté un peu trop de gels et barres d'amandes sur moi, mais cela m'a permis de me ravitailler quand bon me semblait et de ne perdre qu'un minimum de temps aux ravitaillements, alors que j'ai souvent tendance à y trainer. Question chaussure, aucune ampoule ni gêne particulière. Vu l'état des chemins, ca serait passé sans problème avec des Vomero ou même encore plus routier, mais les Escape étaient globalement très bien et je n'ai pas regretté mon choix. Il n'y a que la longue descente vers Soucieu ou ca tapait un peu, mais je ne pense pas que mes douleurs aient été causés spécifiquement par les chaussures, plus par les kilomètres.

   Évidement je remercie le coach pour son plan d'entrainement, mes choix de courses éclectiques ne lui facilitent pas toujours la tache et il a su combiner comme il faut l'enchainement Marseille/Cassis - Saintelyon. Les partenaires de l'ALE pour la motivation apportée à chaque séance, on peut leur attribuer une grosse partie de ma progression 2009. Merci aussi au voisin Eric pour les 15 jours intenses avant la course. Même bien motivé, il m'a bien aidé à faire du volume avec ses relances quotidiennes et j'écoutais avec attention ses remarques d'ultra-traileurs. Enfin les 3D-Trail pour leurs conseils, je n'aurai peut être pas tenté/réussi ce chrono sans l'avis éclairé de Remy.

   Et pour terminer un énorme merci à Madame et la petite famille d'avoir supporté les contraintes du volume d'entrainement, ainsi qu'à tous ceux qui m'ont suivi pendant la nuit. On se refait ça en 2010? C'est qu'il y a l'or à aller chercher :)
 
La relève, le plus fier de mes supporters (voir récit 2007)
Résultats:
Hommes: 
1. Christophe Malardé - 4 h 52 mn 36 s
2. Emmanuel Gault - 5 h 05 mn 44 s
3. Michel Verhaeghe - 5 h 10 mn 13 s
126/3661. Moi - 6 h 37 mn 58 s
1880. Median - 8 h 59 mn 30 s

Femmes: 
1. Maud Giraud - 5 h 54 mn 23 s
2. Catherine Dubois - 6 h 33 mn 59 s
3. Anne-Sophie Austrui - 6 h 46 mn 10 s

Chiffres:
  • Total: 6h38, Dist = 69km - 1300 m D+/1700m D-, VMoy = 10.4 km/h
    • Ravit 1 - St Christo: 1h22'46 - 282
      • Panneau "50km": 1h38'32
    • Ravit 2 - Moreau: 2h01'02 - 299
      • Panneau "45km": 2h08'21
    • Ravit 3 - Ste Catherine: 2h32'44 - 277
      • Panneau "40km": 2h37'37
      • Panneau "35km": 3h08'36
    • Ravit 4 - St Genoux: 3h28'09 - 221
      • Panneau "30km": 3h40'40
      • Panneau "25km": 4h04'48
    • Ravit 5 - Soucieu: 4h14'55 - 156
      • Panneau "20km": 4h36'15
      • Panneau "15km": 5h09'02
    • Ravit 6 - Beaunant: 5h26'52 - 142
      • Panneau "10km": 5h44'34
    • Ravit 7 - Lyon : 6h10'58 - 132
      • Panneau "5km": 6h11'37
  • Cote Rodio: 1135
    Courbes:

    SainteLyon d'Argent

       Do you  know what? I'm happy.


    samedi 5 décembre 2009

    STL - On the road

       Youpla, c'est parti.

        La suite via les twits. J'ajoute un lien aux précécents, le suivi Twitter de kikourou, yaura les miens plus ceux de quelques autres coureurs.


       Yeeeeeeeeeeeehhhaaaaaaaaaaaaaaa (pas partir trop vite, pas partir trop vite, pas partir trop vite !!!!)

    jeudi 3 décembre 2009

    STL - Suivi

        D'abord petite présentation pour ceux qui débarquent. C'est quoi la SaintéLyon?

        La SaintéLyon, c'est une course à pied de 68km entre St-Etienne et Lyon. Départ samedi 6 Décembre à minuit sous la pleine lune, on court toute la nuit pour arriver tant bien avant le lever du jour sur Lyon (enfin les premier), et jusqu'au milieu de l'après midi pour les derniers. Et le pire c'est qu'on aime ça. Ceux qui ont du mal à se faire une idée, c'est également l'équivalent d'un Ecouflant-Cholet au plus court.

        Maintenant 68km ca serait trop simple, alors pour pimenter un peu on s'octroie aussi un peu de dénivelé, et un parcours mixte 50/50 entre chemin et routes dans l'arrière pays Lyonnais.



        La carte ci-dessus vous indique le profil et les points de ravitaillement en course. Mes heures de passage prévisionnels sont, sur la base d'une arrivée à 6h45:
    1. Départ: 0 h 00
    2. St Christo en Jarrêt: 1 h 22
    3. Moreau: 2 h 02
    4. St Catherine: 2 h 38
    5. St Genoux: 3 h 23
    6. Soucieu en Jarrest: 4 h 15
    7. Beaunant: 5 h 28
    8. Lyon Centre: 6 h 07
    9. Arrivée Gerland: 6 h 45
       Ces points de passage seront normalement équipés d'un suivi électronique disponible ici: Suivi Arnaud.

       Ne vous affolez pas si je suis un peu en retard sur l'horaire, notamment au début, la distance est une découverte pour moi et je ne vais pas chercher à suivre ce plan de marche coute que coute, la course va être longue et l'important est d'être frais jusqu'au bout.

       Normalement, c'est à dire sauf déluge qui n'est pas prévu, je devrais avoir mon portable à portée de main. Je vais tenter de faire partager un peu de cette aventure avec ceux qui seront debout à ces heures indues. Je me suis créé un compte Twitter, visible en haut à droite de cette page, qui me permettra d'envoyer quelques brèves au fur et à mesure. Pour les réponses en revanche, les observateurs qui voudront m'envoyer des petits mots gentils devront donc faire fumer leur forfait SMS (et surtout, ne vous en privez pas).

       Avec malgré tout un objectif performance, je préviens je n'aurai pas la possibilité de répondre personnellement aux SMS reçus, du moins pas avant l'arrivée. Mais je prendrais le temps de lire dès qu'une montée me forcera à marcher, les petits encouragements sont toujours bons à prendre quand ça devient difficile (et ça le deviendra forcément). Les mises à jour des tweets se feront en fonction de l'allure et de l'énergie disponible, je ne promet rien sinon d'essayer...

       Enfin, un fil "Suivi STL" devrait voir le jour sur le forum Kikourou (ici: SUIVI SainteLyon), les vrais insomniaques pourront toujours s'amuser à le suivre, ca devrait commenter la tête de course mais il pourrait également il y avoir quelques informations concernant les anonymes que nous sommes.

       Merci d'avance à ceux qui s'amuseront à "courir" avec moi samedi soir ou dimanche matin :)

       Je récapitule:

    STL - Qui c'est qui s'y colle?

       On remonte d'un étage et on s'attaque au collant. Il y aura bien quelques irréductibles comètes pour partir en short, m'enfin c'est quand même des marginaux. Et moi qui suis capable de courir un Marseille-Cassis par 28° en collant long, il est évident que la question du court ne se pose même pas.

       Depuis 2 ans je suis un adepte du collant compression de chez Décathlon, modèle Kanergy (existe aussi en short et corsair). Le principe est le même que pour les vêtements Skin beaucoup plus connus. Si je n'ai jamais eu l'occasion de les comparer directement, une chose est déjà certaine, il est 2 fois moins cher.

       Je trouve la compression aux cuisses bien présente et agréable, celle aux mollets moins évidente. C'est vrai qu'avec mes mollets de coq, j'ai p'tet du mal à remplir le truc. Le côté magique avec ce type de collant, c'est que je n'ai jamais chaud ni jamais froid, ça régule automatiquement. Je peux donc aussi bien l'utiliser par grosse chaleur (Marseille-Cassis 2008,  28°), que par température sibérienne (Jogg'Iles 2007, -12°C).

       On dit bien courir. Parce que le tissu est donc fin et respirant, ce qui ne propose aucune protection à l'arrêt. Par temps froid, les minutes d'attente au départ sont délicates, et les pauses aux ravitos ne doivent pas trop s'éterniser.

       J'ai eu en main une nouvelle version dernièrement (soldé - fin de série?), ils ont ajouté une petite poche qui manquait à mon modèle, même pas de quoi mettre une clef ou un gel. Il est aussi question qu'une nouvelle gamme de compression Quechua soit disponible en 2010, un corsaire me dirait bien... (c'est pas la période de noël là?)


       Pour la Sainté et ses conditions météo, je pense donc opter pour un modèle plus lourd, mais plus chaud, le Raidlight Winter Trail. Avec ça on doit pouvoir sortir par moins 20, ce qui sera quand même loin d'être le cas.

       Tout en micro-bouclette, il est très confortable, tiens bien chaud même à l'arrêt mais sans que cela ca ne surchauffe en courant. S'il n'apporte pas une vraie compression que le D4, il est quand même taillé assez serré et me maintient bien les cuisses.

    Plusieurs trucs bien pensés comme souvent chez RL, le renfort déperlant sur l'avant des tibias qui protège bien en forêt ou en cas de gadin (on peut même y ajouter des protections), et les poches filet sur les hanches qui peuvent accueillir des grandes flasques, ou de quoi caser plusieurs gels/barres pour la course et éviter d'aller les chercher dans le camel.

        La nouvelle version dispose de poches encore optimisées avec un rabat d'un côté, et une fermeture éclair de l'autre. Un peu moins rapide d'accès, mais qui cela doit sécuriser le contenu qui pouvait avoir tendance à se faire la malle sur ma version.



       Enfin vu que j'ai succombé à la mode des manchons, honte à moi, j'aurai bien entendu des Boosters au mollets.

    Testés et approuvés depuis Marseille-Cassis sur toutes les courses et entrainements, je ne saurai affirmer que c'est 100% efficace mais je n'ai plus obtenu l'effet "mollets boule de pétanque" depuis que je les porte. On ne vas donc pas s'en priver.

    STL - Le bonheur est dans le pied

       Après les choix faciles, sac et frontales, il est temps de choisir une paire de chaussure. Et là, gros gros sujet à prise de tête. Parce que la SaintéLyon c'est quoi?

    •     50% de chemins. Du beau chemin forestier sans véritable difficulté technique dans son ensemble, mais rendu généralement gras à très gras par la météo. Surtout après le passage de 4 ou 500 coureurs, et je parle pas des derniers qui passent même après les relais. Cette année étant loin d'être une exception à la règle, les terrains risquent d'être détrempés après cette semaine de pluie et de neige sur les monts du Lyonnais. On partirai donc logiquement avec une bonne paire de trails, garante d'un minimum d'adhérence en montée (pas le plus important), mais surtout d'une bonne stabilité et de sécurité dans les descentes. 
    Mon choix: Asics Gel Trail Attack WR (Mai 2008, 580km)
    Utilisation: Une grosse partie des entrainements en chemin
    Courses: tous mes trails, petite et grande distance (dont RTT, Drome, Faverges, Belier, Buis, etc...)

    Très légères pour une paire de trail (320gr), modèle dynamique pour trails rapides. Bonne stabilité, et une semelle au très bon grip en montée comme en descente. Je trouve l'amorti très bon pour mon poids plume, même sur route, il est typé assez "souple" et peut ne pas convenir à tout le monde .Notamment pour des plus costauds en terrain accidenté. Elles colmatent peu dans la boue, et si elles ne sont pas étanches elles restent très confortables une fois détrempées, on ne ressent pas l'humidité. En trail hivernal, les Yatrax se calent super bien sur les encoches de la semelle, l'adhérence est parfaite.

    Modèle peu connu, déjà peu chère si on compare aux modèles phares (100€), le choix esthétique discutable des couleurs faisait qu'on les trouvait très très bien soldées. La nouvelle collection est plus sympa de ce côté là.

    Jusqu'à maintenant je n'ai pas trouvé mieux pour le trail, je leur fait une totale confiance ce qui me permet d'être à l'aide quelque soit le terrain.


    •     50% Route. 9km de pur bitume au départ, mais surtout 15km à la fin. La plupart des cadors privilégient donc des montures route, pour l'amorti et le confort qu'elles procurent sur cette partie finale ou les jambes en ont déjà plein... les jambes. On en voit ainsi en Zoom Elite ou DS Trainer, des modèles typés route rapide.
    Mon choix: Nike Zoom Vomero 3 (Oct 2008, 510km)
    Utilisation: Seuil, sorties longues
    Courses: Marseille-Cassis 09, 10km Remparts



    C'est la chaussure confort par excellence. Le must de l'amorti chewing-gum comme seul Nike sait les faire avec ses modèles "Zoom", apprécié ou pas, mais quand on aime c'est royal. Si je devais prendre une chaussure pour un marathon ou un 100km, ça serait celles là.

    Empreinte assez large et bonne stablilité, la souplesse de la semelle extérieure (picots de l'avant pied) fait qu'elle procure une bonne adhérence en nature sur terrain sec ou accidenté. Par contre c'est l'inconnu dans la boue, jamais testé.

    Pour des séances rapide je leur préfère également les Zoom Elite ou Skylon, plus légères et un peu plus dynamiques.




    • Alors avec 50%/50%, on prend quoi? L'idéal aurait été de faire la première partie avec les Trail Attack, et la fin en Voméro, via un changement de chaussures à Soucieu. Il reste alors 25km principalement routier. Oui mais il faut trouver une bonne âme pour poireauter en pleine nuit au ravitaillement (~4h du matin) pas simple. J'étais donc plutôt parti pour garder prendre les trails, j'ai besoin d'être à l'aise dans les descentes boueuses et leur amorti n'est pas rédhibitoire sur route. Et puis je me suis souvenu que j'avais aussi un modèle mixte qui pouvait faire l'affaire.
    Nike Pegasus 25 Escape (Fev 09, 70km)
    Utilisation: chemins
    Courses: Aucunes



    J'ai toujours un modèle précédent qui s'appelait "Clima +". Il s'agit en fait d'une Pegasus avec une semelle différente, et une tige théoriquement hydrophobe (H2OREPEL). Je dis bien théoriquement parce qu'autant sur la Clima on pouvait remarquer une certaine protection à la flotte, autant sur les Escape ca me semble bien leger et les pieds sont vite mouillés rien qu'en passant à travers de l'herbe.

    Il y a par contre une évolution sur le profil de la semelle extérieur, plus typée chemin que la Clima. Pour le reste c'est de la Pegasus, modèle connu et reconnu par de nombreux coureurs. L'amorti est au premier abord plus ferme que pour les "Zoom", mais sur la distance ce n'est bizarrement pas gênant et on fini par les trouver très confortable.

    J'avais réalisée quelques petites sorties cet été, mais je les aient surtout testées avec succès lors de mon dernier week-end de volume (40km variés). Bien que la semelle soit moins accrocheuse que les Trail Attack, le grip est suffisant pour se sentir en confiance même dans les descentes les plus piégeuses. L'amorti typé route et sera appréciable dans le final.


       En complément, je pars avec une paire de mini-guêtres Raidlight Stop Run. Ça ne rend pas la chaussure étanche même si ça détourne certainement quelques projections, par contre ça évite à la boue et aux gravillons de rentrer dans la chaussure. La protection malléole pourrait également être utile en cas de glissade, encore que je doute que le bout de mousse reste suffisamment en place au niveau de l'os pour correctement protéger. Enfin comme on ne les sens absolument pas, c'est un confort non-négligeable.

       Bon, maintenant il faut se persuader qu'on a fait le bon choix et que quelque soit la paire de chaussure, c'est pas elles toutes seules qui me feront avancer jusqu'à Lyon.

       Pour ceux qui hésitent encore, je conseillerai l'analyse matériel des 3D-Trail, ainsi que cette petite réflexion de "Dexter Ward" sur Kikourou:
    coureur typé trail : asics trabucco ou équivalent de rigeur . Sera rapide sur chemin avec besoin de grip, ne sera pas beaucoup plus rapide sur route et "tapera" peu sur le bitume, moins besoin d'amorti
    coureur typé route : chaussure de route type asics gt ou équivalent. Sera prudent dans les chemins par manque d'habitude, moins besoin de grip, mais déroulera fort sur route avec besoin d'amorti.


       Ce qui ne solutionnai pas totalement mon problème puisque je suis un descendeur trail avec une vitesse correcte sur route. Mais je trouve quand même la réflexion très juste.

    Gresivaudant Xpress, l'hivernale

    Une petite news qui va enchanter les adeptes de la peau de phoque et qui s'font les cuissots et la caisse tout l'hiver.


    L'équipe du Gresivaudan XPress vient de lancer un challenge hivernal. Au programme, le même principe de courses "OFF", les mêmes montées qu'à l'automne mais à ski, et on peut le parier une ambiance au moins identique, les conditions hivernales étant généralement propices à la convivialité parmi les cintrés.

    Les dates annoncées sont:
    • Mercredi 03 février 2010: 1ère montée de Chamechaude
    • Mercredi 10 février 2010: 1ère montée du Moucherotte
    • Mercredi 17 février 2010: 1ère montée de Chamrousse 
    L'intégrale de la news se trouve ici: Gresivaudan XPress - Winter Sessions, on y trouve également les dates des Nocturnes de Grenoble

    Bon je ne fais que transmettre la news hein, ya peu de chances de me voir sur ce genre de délire, manque le matos, la technique, la caisse, tout quoi. Mais sur le principe, j'adhère à fond. A moins qu'on puisse faire spectateur en raquette?

    lundi 30 novembre 2009

    STL - Objectif

       Quel objectif prendre pour cette SaintéLyon?

       Mon manque d'expérience sur la distance voudrait normalement que je me contente de partir en "finisher", sans objectif de temps. Rallier simplement la ligne d'arrivée que ce soit en 8, 9 ou 10h. Oui mais c'est pas rigolo, pourquoi ne pas le faire en marchant tant qu'on y est? Alors au défit sportif de la distance, je ne peux m'empêcher de rêver à un chrono qui me donnera pleine satisfaction à l'arrivée.

       Et c'est là toute la difficulté. Trouver le bon compromis. Un chrono réalisable compte tenu de mon niveau de CAP. Un chrono relativement sage pour lequel je prendrais quand même plus de plaisir que de souffrance. Rabaisser un peu son égo pour ne pas viser trop haut et exploser à mi-course. Mais pas non plus trop bas et regretter à l'arrivée de n'avoir pas tenté mieux.

       Alors quoi? Finir en 8h serait déjà honorable, mais sans doute en dessous de mon potentiel. 7h30 pour une Sainté d'argent, c'est le pronostique de l'ami Rodio. Ça me parait faisable, mais avec un petit manque de risque quand même. Alors 7h? 6h48 pour être >10km/h de moyenne? 6h30 pour la Sainté d'Or? Et pourquoi pas 6h tant qu'on y est?

      Comme beaucoup, je suis donc allé chercher une réponse sur l'excellent site SoftRun. Après remplissage de la base de performance, le résultat est le suivant:


       De mes performances 2009 j'ai volontairement omis le trail de Faverges, beaucoup moins flatteur. J'y suis arrivé très mal préparé sur un profil qui ne me correspond pas du tout. Profil qui n'a d'ailleurs que peu à voir avec celui de la Sainté, je le considère donc comme peu représentatif. Seul point positif, je sais que je peux tenir plus de 6h sur un trail en galérant tout du long. Et que ce soit à la Drome ou à Faverges, dans les 2 cas j'étais toujours capable de courir à plus de 10km/h à la fin des 42km, ce qui est quand même rassurant.

       Temps probable de 7h donc, c'est assez conforme à ce que je pressentais quand même. Bon évidement, si on se prend on jeu on peut chercher à affiner le tir. Dans le lot il y a certaines courses que j'ai faites en demi-objectif et qu'il est possible de retirer du calcul. "Le Belier", "La Christolaise" et le "Grand Serre" (ainsi que Paladru), comme par hasard les 3 plus mauvais scores.

       Et là tout de suite le pronostique monte à 6h45, avec un "best" en 6h25, juste sous la Sainté d'Or. Oh comme c'est beau de rêver :)

       On va donc redescendre sur terre et partir avec une base de temps de 7h. Sachant que la première partie n'est pas à mon avantage, ce sera un bon étalon jusqu'à Ste Catherine ou Soucieu, je ne chercherai d'ailleurs pas à m'y accrocher. Il sera toujours temps de forcer un peu le rythme si je me sens vraiment bien dans le final.

       Le même site permettant de calculer ses temps de passage prévisionnels, je les mettrai ici avant Samedi.

    dimanche 29 novembre 2009

    Endurance J-7

       Dernière sortie "longue" à J-7.

       Temps maussade, ciel menaçant et vent glacial. Plein de trucs à faire, peut être un leger contre-coup de la grosse séance de jeudi, ou juste simplement pas envie. Bref c'est pas la grosse motivation et ce n'est qu'à 16h30 que je me décide enfin à chausser les baskets, limite contraint et forcé. Le plan annonce 1H30 à 55%, c'est juste pour faire tourner un peu, sans effort.

       Avec autant d'enthousiasme la première demi heure est laborieuse. Je me chauffe tranquillement, le rythme n'est pas mauvais mais les sensations bof bof, vivement que ca se termine. J'prends un parcours habituel, roulant, j'évite le violent. Contournement de la tour, montée à la croix des clochettes, retour par Arsenal. Et pis bon, l'appétit vient en mangeant, à l'approche de l'heure j'ai retrouvé quelques sensations.

       Je reste sur l'objectif mais plutôt que de rentrer par le chemin plat d'Arsenal, je m'octroie une grimpette à la Guilletière. Un petit 15% sur route que je passe en courant, au petit train en toute petite foulée. Le genre de cote que je marcherai le jour de la course, mais je suis pas si mal, le cardio ne grimpe pas trop, c'est bien. C'est finalement la raison qui me fait rentrer, d'autant qu'il fait nuit, mais j'étais prêt à continuer.

       Et il faudra. Dimanche j'ai juste 4 fois ça à faire avant d'entrer dans Lyon, et il restera presque 10km de plat. C'est tout bon ca va le faire.

    Chiffres:
    • Total: 1h20, FCMoy = 150, Dist = 14.8km - 400m D+, VMoy = 11.2 km/h
    Courbes:
     

    jeudi 26 novembre 2009

    ALE - Pyramide 123212321

    Plan:
    • Echauffement: 30mn
    • VMA Mixte: 1', 2', 3', 2', 1', 2', 3', 2', 1'
      • 1' @ 95% VMA (17.8 km/h), r = 30"
      • 2' @ 93% VMA (17.4 km/h), r = 1'
      • 3' @ 91% VMA (17.1 km/h), r = 1'30
    • Récup: 15mn
    Séance:
       Ma dernière séance de qualité avant la Sainté. Pour la réussir au mieux, je le sens pas en solo et fait le déplacement jusqu'à l'ALE. Le coach m'a prévenu que pas mal de monde allait faire cette séance et l'effet groupe sera important.

       Sur la première minute je trouve qu'on part relativement doucement. Pierre Emmanuel est un peu devant, avec Benoit, Mickael et Thierry on forme un groupe de poursuivant mais je me sens facile. Un peu comme un départ de 1500m ou tout le monde se regarderai pour voir qui va mettre la mine au dernier tour :) En même temps ces trois là sont normalement plus rapide que moi et j'hésite à passer devant, faut tenir la séance. Derrière suivent Rémy, Luc, Christophe, Nico, Baptiste, Philippe? Dans le désordre et j'en oublie peut être, j'avoue avoir été concentré sur la séance et je ne me suis pas vraiment retourné pour voir comment ca se passait pour les autres.

       Sur les 2mn même chose, je me cale sur la première minute et puis cette fois j'y vais, je passe en tête pour forcer un peu sur la seconde. Hey, j'ai fait la route pour ça alors je me dépouille un peu. Je sais aussi que je dois être le seul à avoir un vrai objectif en cette période, les autres sont en récup ou en attente des cross, c'est pas la même motivation pour se faire violence sur une séance d'entrainement.

       Les 3 et 2mn suivantes sur le même schéma. On récupère Pierre Emmanuel qui coince un peu, sans doute des restes du marathon encore dans les jambes. Fin de la première pyramide, reste à voir si je ne vais pas craquer dans la seconde. Mickael a repris du peps et mène maintenant les répétitions. Je le laisse partir légèrement devant avec Benoit, ca me donne le tempo puis quand je me sens bien j'accélère pour les reprendre. Je m'attends à exploser à chaque fois et puis non.

       Une dernière minute avec encore bien le péchon, comme une lettre à la poste. C'était donc un bon soir, bonnes jambes, bon souffle, super séance. Sans doute un peu de surcompensation du volume du week end, m'enfin c'est bien bon pour mon moral à 10j de l'objectif.

       En tout cas j'ai pas regretté le déplacement, je n'aurai sans doute pas tenu ces allures tout seul. Maintenant, du jus du jus du jus !



    Chiffres:
    • Echauffement: 25mn, FCMoy = 146, Dist = 4.8 km, VMoy = 11.9 km/h
      • 1'@ 16.8 km/h, 2'@16.8 km/h, 3'@ 16.7 km/h, 2'@ 16.9 km/h
      • 1'@ 17.3 km/h, 2'@16.7 km/h, 3'@ 16.6 km/h, 2'@ 16.8 km/h
      • 1'@ 17.9 km/h
    • Total: 1h16, Dist = 13.8 km/h
    Courbes et Statistiques:

    mardi 24 novembre 2009

    Fartlek: 7-6-5-4

    Plan:
    • Echauffement: 30mn
    • VMA Longue: 7' r=3', 6' r=2'30, 5' r=2', 4'. @ 85% VMA (15.9 km/h)
    • Récup: 15mn
    Séance:
       Nouvelle sortie avec l'ami Eric. Vu comme j'en bave à le suivre en vélo ou dès que ca grimpe, aujourd'hui c'est jour de revanche, à lui de s'accrocher pour cette séance de seuil en fartlek. D'ailleurs il doit le sentir, il a les jambes flagada avant même qu'on débute :) M'enfin j'connais l'genre du garçon, c'est de l'endurant de première et si je fléchis un tantinet il va me coller au train sur les dernières répétitions.

       On se trouve un parcours mixte bitume/chemin, ça grimpe quand même plus qu'autour du parc, bon exercice. Je donne l'allure un peu au pif, c'est long 7mn, j'suis sans doute un peu en dessous (80%) mais j'peux difficilement faire mieux. J'ai le souffle un peu court mais de bonnes jambes, pas de trace du week-end, ça c'est nickel.

       La séance passe donc assez bien, après 10 jours d'endurance ca fait du bien de décrasser un peu.
     
    Chiffres:
    • Echauffement: 27mn, FCMoy = 138, Dist = 4.1 km - 100m D+, VMoy =9.4 km/h
      • 7mn @ 14.6 km/h,
      • 6mn @ 14.5 km/h,
      • 5mn @ 14.2 km/h
      • 4mn @ 15.3 km/h
    • Total: 1h08, Dist = 12 km - 190m D+
    Courbes et Statistiques:

    dimanche 22 novembre 2009

    Endurance - Mont Follet

       Dimanche, réveil a répétition, je me décide enfin à me lever. La petite séance d'étirement au couché a fait disparaitre les petites tensions aux ishios et aducteurs, nickel. J'ai juste le temps de me préparer. Drole de bruit sur le vélux, mais... il flotte? Hier je suis rentré sous un croissant de lune magnifique, ciel tout étoilé. Crotte, évidement on va annuler, je retourne me coucher.

       Bon le vélo c'est hors de question, mais une p'tite sortie CAP, ca se fait bien même sous l'eau. Et puis ca complèterai un peu le kilométrage faiblard de la veille. J'en suis à ces réflexions, bien au chaud sous la couette, quand le téléphone sonne. Ahhh, je sens qu'on va la faire cette sortie CAP. Une heure plus tard je suis tout mouillé avec l'ami Eric.

       On tente une nouvelle colline à l'ouest du lac de Paladru, entre Charavines et Apprieu. Ca sent le plan galère comme la veille sauf qu'à priori la colline est quadrillée de chemins forestiers, et surtout qu'on a pas pris de plan. Enfin si, une photocopie A4 qui sera trempée et inexploitable au bout de 10mn. On ne perdra donc pas de temps à essayer de se repérer, tout au feeling. De toute manière, le père Eric c'est le genre à chercher les plans sangliers  même quand il ya des chemins bien balisés. Échauffement à peine terminé, on traverse Le Guillermet avec 500m de route à faire pour rejoindre un départ qu'on a repéré dans la semaine en VTT. C'est trop. Le voilà qui attaque le flan de la colline en vue d'un hypothétique chemin qu'il croit deviner. Bien sûr ca se termine dans les ronces et sans le moindre sentier, mais on a bien rigolé. Ce qui ne fait quand même pas avancer ma moyenne.

       On trouve finalement un autre départ et on s'enfonce dans la colline. Ça grimpe bien, la pluie de la nuit à vite détrempé l'ensemble et c'est assez gras. En haut... plus rien. C'est pas vrai, j'suis maudit, c'est une spécialité locale les chemins qui terminent en cul de sac? On jardine un peu pour retomber rapidement sur un réseau de chemins forestiers bien entretenus. Ahhh quand même. A partir de là on pourra maintenir une bonne allure. Courtes montées, descentes, un single en sous bois, vraiment sympa. On aurait sans doute quelques vues sur le lac si c'était pas si bouché. On quadrille, on s'oriente un peu au pif à chaque intersection mais il y a quand même quelques panneaux de direction.

       Le terrain est bien meuble par endroit, la dernière descente est un mélange de caillou aux milles feuilles arrosé de bonne boue, pile les conditions de la STL. C'est exactement ce que j'attendais pour me confirmer dans mon choix de chaussure (Nike Pegasus Escape), peut être un poil moins accrocheuses que mes pures trail mais qui s'en sont très honorablement sorti sur ce terrain piégeur. Je me sens vraiment bien, aucune trace de la veille et je peux même forcer un peu dans les coups de cul. On fera dans les 5km sur cette colline avant de redescendre sur Charavines.

       Ca fait 1h30 qu'on est parti et on prend la route du retour, non sans traverser le bois du Grand Platon. Cette fois en y grimpant par un chemin de l'ouest qu'on ne connait pas. Belle montée, parsemée de pavés sur la partie haute, il est balisé VTT et je me demande bien comment ils font pour passer. On redescendra par la croix des clochettes, classique. 2h20 à l'arrivée, et un petit 18km, soit 40 au total des 2 sorties assez rapprochées (12h arrivée/départ). C'est pas si mal.

       Une bonne sortie donc qui a bien complété celle de la veille et m'a foutu un bon péchon. Très bonne sensation passé les 5mn d'échauffement, des chaussures qui se sont avérées parfaites sur route comme sur chemin. J'ai cru à l'arrivé avoir chopé une tension à l'abducteur droit, ca s'avèrera être une irritation causée par le filet du collant. J'ai les prochaines séances de ces 2 semaines pour voir comment je vais pouvoir protéger cette zone (si je prend celui là, question de T°), mais ca devrait pas être bien compliqué.

       Il reste donc à faire un max de jus jusqu'à la course, je trouve d'ailleurs le programme du coach finalement assez chargé. A voir, certaines séances vont certainement sauter de toute manière, surtout la semaine prochaine..

    Carte du Parcours:

    Chiffres:
    • Total: 2h22, FCMoy = 145, Dist = 17.9 km (19.2 au GPS) - 760m D+, VMoy = 9 km/h
    Courbes:

    samedi 21 novembre 2009

    Endurance - Mont Frol

       Dernier gros week end de prépa STL.

       J'essaye de trouver un plan sortie longue pour le dimanche mais les planning ne correspondent pas. Merci quand même pour les réponses et autres alternatives. Eric, toujours lui, décidément ca aide d'avoir un drogué de sport à 50m.:) Eric donc, me propose un coup double, CAP samedi aprem et Vélo dimanche matin, une montée au col des 1000 martyrs. Ca me plait bien et je me me cale donc comme ça. Pour au final partir en solo le samedi suite à un empêchement de sa part. Occupé à réserver mon restau pour le soir de la course (Apéro/Bouffe Kikourou), je part même un peu tard et emmène les frontales pour terminer de nuit.

       Le plan, c'est 3H et 1000m de dénivelé. Autour de la maison je ne peux cumuler ça en 2 montées comme le coach me l'a marqué. On va donc couper en 3. J'aimerai approcher des 30km même si ca doit dépasser un peu des 3h. J'ai bien quelques itinéraires en tête pour faire ça, mais d'un autre côté c'est l'occasion de varier. Je prends la carte IGN et décide de découvrir la colline en face de la maison, que je n'ai pas encore eu l'occasion de visiter. J'en profite aussi pour tester une alternative question chaussures.

       Trois kils pour rejoindre l'Arsenal, et j'attaque la colline. Ça commence bien, le chemin indiqué par la carte est totalement encombré par des arbres couchés, c'est déjà l'opération sanglier. Ca dure pas, la suite est claire même si la pente cumulé à l'état du terrain (gras, pierriers, feuilles), fait qu'il m'est difficile de courir. Je continue de me chauffer en marchant. Des chemins, yen a partout. Et sur la carte, yen a qu'un. Difficile de s'y repérer. Je m'arrête régulièrement pour tenter de comprendre où je suis et lequel prendre, j'avance pas. Je fini par atteindre un sommet que je pense être le Mont Frol et qui surplombe la maison (raté, mais pas loin :p). Pas de clairière pour en faire une photo.

        Sauf qu'à partir de là, plus de chemin, c'est louche. Qu'importe, je m'oriente un peu à l'azimut dans les bois pour retomber sur un beau chemin forestier. Je le prends pour un autre sur la carte, celui ci m'amène au Fagot. Bon c'est pas si pire, de là j'ai des beaux chemins qui me ramènent au Petit-Souillet que je visais. Je monte au Grand-Souillet, passe à côté du terrain de cross et tente de traverser la colline dans l'autre sens pour revenir à Mattay. Je dis bien tente parce qu'encore une fois, bien que je sois sur des beaux chemins forestiers qui semblent indiqués sur la carte IGN, je termine en cul de sac dans une clairière. Il commence à faire sombre et je sors les frontales. Contournement d'un champ de ronce, je chope une combe ruisselante pour descendre au hasard, ca va bien déboucher quelque part. Je retombe finalement sur le chemin souhaité, enfin sur le moment je ne suis plus capable de savoir si c'est bien celui là, d'autant qu'il vient de ma droite et sur la carte - ya rien. C'est quand même gonflant.




    La nuit tombe vite et de retour à l'Arsenal, je décide de faire la dernière heure par des chemins que je connais. Surtout qu'avec tous ces arrêts la moyenne est quand même pas terrible, le compteur kilométrique n'y est pas. Je remonte donc à la croix des clochettes. Je passe tout en courant.

    Petite foulée pas rapide mais ca passe, depuis le Petit-Souillet je me trouve de bonnes jambes. Ca change. Petit détour à la tour de Clermont pour atteindre les 1000m D+, et je rentre à la maison en pile 3h, plus par raison familiale qu'autre chose, j'aurai bien continué un peu..





       Sur le moment j'suis mitigé. Bonnes sensations à part la cote du départ (le +15% est toujours pas pour moi), mais par contre je regrette de n'avoir pas choisi un itinéraire connu. A part la dernière heure je n'ai jamais réussi à prendre un vrai rythme, une succession d'arrêts / recherches de chemins, j'ai pas vraiment eu l'impression de courir 3h. Et même si j'ai le dénivelé, 22km c'est quand même pas bezef pour une sortie longue.


    Fin d'après midi sur Grenoble


       Bon, je me dis que les 2H de vélo le lendemain vont compléter, et qu'au pire je remettrais ça en soirée ou lundi pour une ultime grosse sortie CAP.

    Carte du Parcours:


    Chiffres:
    • Total: 3h00, FCMoy = 145, Dist = 21.9 km - 1010m D+, VMoy = 8.7 km/h
    Courbes:

    vendredi 20 novembre 2009

    Route, Endurance, VTT

       La semaine a été moins chargée que je le prévoyais, mais j'ai quand même réussi à cumuler quelques heures d'entrainement.

       Lundi en récup du trail, toujours avec mon voisin qui bosse chez lui et donc a de larges dispo pour s'entrainer en semaine. On profite du temps estival pour une nouvelle sortie vélo de route. Direction Charavines par Apprieu, puis plus le temps de faire un tour du lac donc on monte à Bilieu pour rentrer. J'en bave toujours  dès que ca grimpe mais on arrive à faire une petite heure pour 24 km et 250m D+.

        Mardi j'avais prévu des 400m sur la piste du CREPS, mais rien. D'un certain côté je ressens une petite lassitude dans les jambes rien qu'à monter mes escalier, c'est p'tet pas plus mal. Mercredi en fin d'aprem, une p'tite endurance nocturne vers l'Arsenal, accompagné par Eric et son fils en vélo. Quasiment tout plat, un petit 10km/h de moyenne. J'ai les jambes toujours un peu lourdes même si sur la fin je me sentirai mieux en accélérant un peu.

       Jeudi intermède de vacances et je passe la journée au boulot.. Le soir je ne peux venir au club pour une séance VMA longue (3*9mn). Motivé je me prévois une sortie nocturne après manger (pas de VMA en nocturne, c'est encore un coup à se faire une cheville), mais pas assez dormi la veille, je chope un gros coup d'mou à 22H alors que je m'appretais à y aller. Tant pis.

        Vendredi je prévoyais donc de caser cette VMA en journée, et puis finalement on fera VTT avec Eric. Ca doit faire au moins 2 ans que j'avais pas remis les tétines dans la terre, et je n'ai jamais beaucoup pratiqué de toute façon. J'ai aucune technique, un matos dans son jus et enclumesque. Autant dire que si sur route j'arrive encore à peu près à faire figuration, dans les chemins je suis à la ramasse totale. Le pire c'est que même en me forçant à mouliner je chope rapidement des contractures dans les lombaires, ce qui va totalement me bloquer dans les seuls moments fun, les descentes. Et puis bon, autant à pied je sais me lacher, là avec mon semi-rigide et mon manque de technique, j'suis plutôt caca-culotte. Enfin c'était une bonne sortie, j'ai bien travaillé les cuisses, mais pour profiter de tous les chemins à VTT autour de Chirens, ya du boulot (sans parler de l'équipement).

       Bilan trois séances seulement sur cette semaine. J'en prévoyais au moins une par jour et c'est donc un peu leger. D'un autre côté j'ai peu être évité de me faire mal en reprenant trop vite après la Buisse, même si j'avais pas l'impression d'avoir trop tapé dans les jambes sur le moment.

    Chiffres & Courbes:
    • Lun. Vélo: 59mn, FcMoy = 138, Dist = 24.1 km - 248m D+, VMoy = 24.7 km/h

    • Mer. Cap:  1h14, FcMoy = 133, Dist = 12.3 km - 60m D+, VMoy = 10.0 km/h

    • Ven. Vtt: 1h33, FcMoy = 136, Dist = 22.3 km - 460m D+; VMoy = 15.6 km/h

      dimanche 15 novembre 2009

      Trail du Buis - Récit

         Je clôture une semaine assez chargée par le premier Trail du Buis, à la Buisse. On peut difficilement faire plus près de la maison. Eric, mon voisin, est de la partie et on fait route ensemble. J'ai également dans l'idée que je pourrais allonger un peu le parcours en rentrant par les chemins, c'est toujours beau sur le papier, avant...

      Le chemin monte au dessus de la carrière jusqu'au bout de la falaise, à droite

         Pour cette première, le spiridon Voiron/Chartreuse nous a concocté un parcours un peu atypique. D'abord 7km de plat, bien plat, puis 6km montée / 8km descente sur le site du Grand Ratz, pour un total de... 21km. Bien, yen a deux qui suivent. Sur place je croise quelques kikou, Vivalp, Ross, et Gilou qui vient s'échauffer avec nous. De retour sur la ligne je manque de partir avec les "7km" qui ont finalement un départ séparé. Dans la confusion je suis presque sûr que d'autres se sont trompés, dans un sens comme dans l'autre, ce qui se confirmera à l'arrivée. Petit raté de première...

         Bon peloton quand même sur le trail. J'entame les 7 premiers kils sur un petit rythme semi, ca part pas trop fort devant et je garde la tête en vue pendant un bon moment. Je me compte autour de la 30ème place mais avec peut être quelques "7km" intercallés. Sans me mettre dans le rouge, c'est sur cette portion qu'il faut que je prenne un peu d'avance. Ensuite quoi que je fasse, je vais me faire reprendre par le troupeau de gros cuissots qui doivent trouver cette partie un peu chiante. Ça passe quand même vite et j'arrive au pied du chemin en pile 30mn. Je suis avec un collègue de boulot, adepte du gros D+ et que je n'aurais pas pensé si rapide sur cette portion.

         Fin de la rigolade, ca attaque fort par des marches, et ca reste très pentu pendant deux bons kils. Le collègue s'envole vite, je sais que je ne le reverrai plus. On commence à me passer. Les portions suivantes sont plus douces, mais j'ai du mal à me relancer, je me retrouve souvent à marcher là ou je devrais courir. Quelque part je sais que je ne suis pas venu casser la baraque, ni m'exploser les jambes. Je le fais donc à mon rythme, tant pis pour le classement. Gilou me rejoint juste avant le final, très justement baptisé "La Tuerie" par Mardouk. Un bon gros raidar de 200m, les grolles de trail ont du mal à adhérer, on met les mains, on s'accroche aux arbres, on envie les batons des randonneurs qui se poussent gentiment alors qu'on avance à peine plus vite qu'eux.

         Je me retourne et comme je le pressentais, je vois Eric qui est logiquement en train de me rattraper sur ce type de profil. J'en profite pour une mini pause provoc' et lui hèle de se magner le train. Des coureurs croiront que je suis en train de l'attendre et lui reprocherons plus loin de m'avoir largué avant d'arriver en haut. Mouarf. J'fini quand même par atteindre ce satané col en 1h20, 50mn pour grimper 700m, on a vu de meilleurs faits d'armes. Maintenant, à moi de jouer, ca ne fait que descendre jusqu'à l'arrivée, je vais pouvoir reprendre un bonne partie de ceux qui m'ont passé dans la montée.

         Je passe vite Gilou et j'ai Eric en ligne de mire. Je cravache un peu pour le rejoindre car c'est aussi un bon descendeur, on pourrait bien se marrer à la faire ensemble. Une petite relance et je suis sur lui, mais manque de bol, il me dit qu'il vient de choper des crampes, sans doutes des restes de l'ultra templier. Crotte, il me dit de filer, donc je met gaz dans la descente. Ravito, sans m'y arrêter je passe au moins 5 gars. Sur le moment ca me gêne un peu, et pis hey, je me trimballe bien mon camel avec flotte et bouffe depuis le départ, ya pa de raison.

         J'ai de bonnes jambes et je me laisse aller sur les faux plats descendant, toujours un gars en ligne de mire, ca motive. Puis on attaque la partie plus pentue, et là c'est l'éclate. Un champ dévalé quatre à quatre me met la grosse banane, j'euphorise. Un seul gars à accroché ma roue, David, de Voreppe. Serie de slalom dans un pierrier au milieu des buis. Pif paf, zig zag. Ou c'est? Le balisage est bon depuis le départ, mais il me faut m'arrêter pour visualiser la prochaine rubalise. Je perd les 10m que j'ai pris d'avance. Zag zig, paf pif. Nouvel arrêt, m@*#!, ah c'est par là. Commence à m'énerver ça. Pif paf, zi...zbouing. Vol plané, tout le monde à plat. Évidement à lever les yeux pour choper la prochaine rubalise, je regarde moins par terre et j'ai le panard qui accroche une caillasse.

         Une paume tape fortement une pierre (gros hématome toute la semaine), un genou plus légèrement. Pas le temps de me demander si j'ai mal (je répondrais quand même un "ça va" à David qui lui le demande), je me relève illico et repars de plus belle. On sort des buis et je dévale la suite. On débouche sur une route avec une joli cote fasse à nous. QUOI ca ne fait pas QUE descendre? Un bénévole nous annonce "50m et après ça descend". Mais la route semble partir sur la gauche et je ne vois pas la suite. Règle N°1, ne jamais croire les bénévoles. J'attaque en petite foulée mais je me sens pas d'aller jusqu'en haut, je suis obligé de marcher. David me repasse rapidement, j'suis vert. Je le regarde s'éloigner, et alors qu'il a 50m d'avance il bifurque dans un chemin sur la droite. Chiotte, le bénévole avait raison, ya même pas 20m :).

          Je relance un peu pour le rejoindre mais le gaillard m'a vu descendre juste avant, il envoi du gros pour pas que je revienne, normal. Un tronc d'arbre, une rubalise, je pense qu'il faut le sauter... et me retrouve le pied dans les ronces. Raté, ca tournait à 180° :) Bon c'est la fin du jeu, l'euphorie est retombée et je me rappelle gentiment que je suis pas venu pour me faire une cheville. Et qu'il faudrait que je sois capable de reprendre la CAP sans trop de courbatures le lendemain pour continuer mon bloc prépa STL. Je résiste donc à l'envie d'aller chercher le prochain coureur et me laisse descendre tranquillement. On attaque des parties bitumées bien raides qui mène à la Buisse, j'y vais tout en amorti. En bas j'avise un coureur qui me revient dessus, il s'avèrera que c'est le Dude. Ne pas aller chercher celui de devant certes, mais me faire doubler faut quand même pas pousser. Je remet un peu de charbon pour les derniers 500M à plat et passe la ligne bien content en 1h58, 38ème. David qui a maintenu son effort jusqu'au bout me prend presque 2mn sur 2km, et gagne 5 places, joli. Eric 4mn plus loin en a doublé aussi quelques uns, pas si mal avec des crampes.

         Un bien joli trail donc, même si j'en ai bavé dans la montée, j'ai pris un sacré pied dans la descente et me suis vraiment bien amusé au total. Les 7km de plat sont surprenant au départ, sans grand intérêt, sinon de permettre à des gars comme moi de prendre un peu d'avance pour la montée. La suite est vraiment agréable, jolis points de vue sur la vallée Grenobloise, sur la grand Sure qui nous surplombe au retour, vraiment bien. L'organisation m'a semblé au point (hormis cafouillage du départ séparé), à confirmer donc l'an prochain.

      Résultats:

      1. David Bidoli - 1 h 42 mn 02 s
      2. Nicolas Moyrod - 1 h 42 mn 33 s
      3. Cédric Picard - 1 h 44 mn 14 s
      38. Moi - 1 h 58 mn 07 s
      83. Elodie Chapus - 2 h 09 mn 20s (1ere Fem.)
      123/245. Médian : 2 h 14 mn 08 s

      Carte du Parcours:

      Chiffres:
      • Echauffement: 24mn, Dist = 3 km
      • Course: 1h58, Dist = 21 km - 800m D+
      Courbe:


      samedi 14 novembre 2009

      STL - L'affaire est dans le sac

         Après l'éclairage, le sac.

         Perso, je suis plutôt sac à dos que ceinture porte bidon, surtout l'hiver, principalement pour la raison évoquée plus bas. J'ai un petit New Balance, acheté il y a quelques années chez D4. Très léger, très court, avec sa forme "banane" il se pose haut sur les omoplates, seulement 2 bretelles mais il ne bouge pas, on ne le sens pas. Sauf qu'une fois la poche à eau pleine, on ne peut plus y mettre grand chose d'autre. Va encore pour les sorties l'été, mais je m'en sers en fait plus en vélo qu'en CAP.

         Cet hiver j'ai donc choisi quelque chose de plus grand pour les trails hivernaux. Je voulais avoir la place de mettre le matériel obligatoire (couverture), un coupe-vent, une paire de Yatrax, y caser ma micro-polaire en cas de surchauffe, etc etc... J'ai opté pour le Raidlight Endurance 10L.
       
        Des rangements un peu partout, la poche à eau séparée pour faire le plein sans inonder le reste, un système de serrage dynamique qui permet de compresser le sac si nécessaire. Tout ça est très bien conçu. Ce que je n'avais pas prévu, c'est que je supporterai moyennement la large ceinture qui vient se fixer sur le ventre.
      Vu ma largeur de taille, la ceinture me prend quasi tout le ventre. L'hiver, ca me trempe rapidement les vêtement et provoque une "barre glacée" juste sous l'estomac... pas agréable du tout. Ca reste un très bon sac de randonnée, on peut l'alléger un peu en supprimant la protection dorsale, et je pense que je pourrais quand même l'utiliser l'été si j'ai besoin de volume.

         Après une ou deux tentatives hivernales et ne me voyant pas faire le Trail de la Drôme comme ça, je suis donc retourné voir Brice d'Endurance Shop Grenoble, pour trouver un intermédiaire. Pas mal d'hésitations avec les PackVest de chez Salomon (plus disponibles?), que j'écarte finalement car je réalise que le filet va appuyer sur le transpondeur du cardio, et j'ai peur que cela soit gênant.

         J'opte alors pour le Raidlight Olmo 5L nouvellement sorti. 

         Par défaut il est vendu avec deux gros bidons de 750ml qui se placent sur les bretelles. Mais il est équipé pour recevoir les poches à eau de la marque. J'en disposais déjà d'une pour le modèle Endurance, que je peux prendre avec ou sans la protection thermique suivant la météo (mince, j'en ai fait quoi d'ailleurs?). Pour le type de trail que je fais, les 2 gros bidons sont inutiles. Il m'arrive parfois de prendre un petit 500ml sur l'avant et d'y caser une boisson concentrée, gardant de l'eau dans la poche du sac. A la STL je ferai peut être l'inverse d'ailleurs, le bidon étant plus facile à remplir au ravitaillement et on contrôle mieux ce que l'on boit.

         Mais plus généralement, j'utilise les 2 portes bidons - qui ne sont pas amovibles - pour y caser tous ce dont j'ai besoin à portée de main. Gels, barres de céréale, petit topo, appareil photo ou portable, etc. Le sac se porte assez haut sur les épaules, se fait vite oublier. Il ne dispose que d'une petite lanière pour le stabiliser devant, presque optionnelle car le sac bouge peu, mais en tout cas qui passe plus haut (bas des cotes) et ne provoque pas de gêne comme le modèle Endurance.

         L'utilisant sans réserve depuis le mois d'Avril, c'est évidement le sac que je prend pour la STL.

      vendredi 13 novembre 2009

      Velo - Tour du Lac de Paladru

          Aujourd'hui c'est grand beau. La séance vélo qu'on voyait plutôt en VTT vu la météo de ces derniers jour, se transforme en un tour du Lac de Paladru sur route. Mon voisin est de la partie, enfin il va me trainer parce que moi en vélo j'en touche pas une.

         Avec les obligations de l'un et de l'autre, on se retrouve à partir vers 15h, ce qui ne nous laisse qu'une grosse heure avant que j'aille chercher le fiston à l'école. Autant dire qu'on a attaqué ce tour à un rythme un poil supérieur à ce que j'aurai fait en solo. On file à Charavines par le bas, puis on fait le tour du Lac dans le même sens que la course. Jusqu'à Paladru ca ira. Ensuite ben il m'attendra à la moindre bosselette :)

          Une bonne sortie bien sympa en tout cas. Ya pas, faut que je m'y mette au vélo, mais ca prend trop de temps.



      Chiffres:
      • Total: 1h04, FCMoy = 154, Dist = 29km - 205m D+, VMoy = 26.9 km/h
      Carte du parcours:


      Courbes:

      STL - Que la lumière soit

         Allez, premier billet de cette série "Matos" et qui va d'abord concerner mes choix matériels pour la SaintéLyon.

          On commence donc par ce qui est indispensable pour une course de nuit, les frontales. Je dis bien *les* parce que je suis un adepte du double éclairage. Ayant pas mal couru de nuit lors de mes entrainements crémollans, je me suis vite rendu compte que mieux tu vois, mieux t'avances. A l'allure footing c'est pas trop gênant, mais si tu veux envoyer dans une descente, il faut y voir clair.

         Il y a 2 ans je me suis donc équipé parmi de ce qu'on faisait de mieux dans le genre, à savoir une Petzl Myo XP. A noter qu'une nouvelle version semble être disponible en plus de celle ci, la Myo RXP. Je crois qu'elle apporte une "régulation" de l'éclairage dont je vois pas bien l'intérêt puisque je la laisse toujours à fond, mais pour un vrai comparatif, je vous laisse creuser les fiches sur le site.



          Bref, c'était la plus puissante de la gamme à l'époque, éclairage à double faisceau via le basculement d'un volet diffuseur, bonne autonomie, le top. Mais, le Mr+ que je suis était gêné par un point. Si tu veux anticiper en regardant assez loin devant, comme en descente par exemple avec le faisceau "longue distance", tu ne vois pas ce qu'il y a devant tes pieds. Si tu baisses la tête pour voir devant tes pieds, tu n'y vois plus rien devant. Sans compter que les yeux ont besoin d'un certain temps pour s'adapter au changement de focale. Impossible de courir donc avec une large vision comme on le fait de jour.

         D'où l'idée d'une deuxième lampe qui n'éclaire que le terrain de proximité, en permanence. Par soucis pratique pas question de tenir une lampe à la main. Je profite donc de ma taille de guêpe pour placer une 2ème frontale autour de ma taille, elle éclaire juste devant mes pieds, ce qui est vu par la vision périphérique sans avoir spécifiquement à baisser la tête. Jusqu'à présent j'utilisais pour ça une simple Tikka, de puissance suffisante mais avec un angle un peu trop fermé.

         Pour la STL il y avait également quelque chose qui me chagrinait. Le boitier de piles de la MyoXP est sur l'élastique, ca fait un certain poids (180gr avec piles). Je suis donc obligé de serrer relativement bien la frontale pour pas qu'elle ne glisse, ce qui me provoque généralement un léger point de pression au niveau du front. Pas totalement gênant sur 1 ou 2 heures, mais sur 68km, j'avais un peu peur que ça devienne insupportable.

         J'ai donc opté pour la même, mais en version "casque": la MyoXP-Belt. Question éclairage c'est strictement la même. La lanière supérieur évite à la frontale de glisser, on peut donc ajuster plus finement celle du tour de tête. Comme le boitier à piles est déporté, du poids en moins sur le crane (75gr), ça doit être non-négligeable sur longue durée.




         Et comme du coup j'ai toujours l'autre, ben elle replacera la Tikka autour de ma taille. La Myo ayant un pivot plus ample que la Tikka, elle me permet d'éclairer plus "droit" et donc un peu moins la pointe de mes chaussures, c'est nickel. Je laisse celle de la taille avec le volet "grand angle". Celle du front j'alterne entre la vision large pour les montées/plat, et j'enlève le volet pour les descentes. Bon J'avoue que j'aurai bien choisi la nouvelle Ultra Belt Accu4, à l'éclairage encore plus puissant. Mais d'un on reprend du poids sur le crane (230gr), et puis question prix, ils ont fumé chez Petzl.

          Enfin pour clore le chapitre, évidement je pars avec des piles neuves dans les 2, peut être un jeu de piles dans le sac si je n'ai pas de ravitaillement sur le parcours. Et ce seront des piles alcalines. Les rechargeables sont très utiles pour l'entrainement, mais ca éclaire un poil moins bien (1.2v contre 1.5v), et ca n'aime pas trop le froid.

      jeudi 12 novembre 2009

      ALE - 2*1200 + 3*800 + 4*400

      Plan:
      • Echauffement: 30mn
      • VMA Longue: 
        • 2 * 1200m @ 90% VMA (4'12 - 4'16), r = 2'
        • 3 * 800m @ 92% VMA (2'45 - 2'47), r = 1'20"
        • 4 * 400m @ 94% VMA (1'20 - 1'21), r = 40" 
      • Récup: 15mn
      Séance:
         Pour cette séance je souhaite bénéficier de l'effet groupe et je traverse Grenoble pour la faire à l'ALE. Je retrouve mon ami Luc et on attaque la séance avec Baptiste. Devant ya bien Benjamin, Mickael et Stéphane, mais Benj à retrouvé l'péchon, il n'est plus question de l'accrocher comme lors d'une séance avec Damien il y a quelques semaines. Ils seront loin devant.

         Comme souvent ces derniers temps j'imprime le tempo, en essayant de rester dans la plage basse que je me suis fixé (VMA 19km/h). Ca marche pas mal et Luc reste bien dans mon sillage, c'est motivant pour ne pas flancher. Baptiste s'accroche bien aussi mais en reprise, c'est un poil rapide. Comme conseillé par Jérome il écourtera un peu la séance.

         Les 1200 passent assez bien dans le tempo souhaité. Sur les 800 l'allure sera plus fractionnée. Au deuxième, passage au 400 je suis bien mais Luc me fait remarquer qu'on est en avance (1'21, -2s), je ralenti un peu. Du coup au troisième je pars un peu lentement et suis obligé de faire un deuxième 400 en trombe. M'enfin les temps sont constant, preuve que j'avais sans doute un peu de marge.

          Reste les 400, presque une formalité. J'accélère légèrement sur le 3ème et fait un gros 4ème. Mais j'ai surtout été surpris par la fraicheur des jambes, pas de trace de fatigue ou d'avoir tiré musculairement, ce que je redoutais un peu en début de séance. Je fais quand même une longue récup tranquille avant de filer sous la douche.

         Une très bonne séance niveau sensation, peut être pas aussi rapide que je pourrais la faire mais que je termine en grande forme, donc qui s'inscrit très bien dans mon bloc actuel. Et puis ça se terminera par quelques binouzes/saucisson offertes pas les routards. Ahhhhhh, voilà un entrainement complet comme je les aime. La semaine dernière c'était les (vieux) traileurs, cette semaines les jeunes, bon, va falloir que notre groupe s'y colle également, c'est une tradition qu'il ne faut pas arrêter de si bon chemin (surtout que j'ai toujours pas arrosé Zoé, ca fera une occasion supplémentaire, sans doute après la STL).



      Chiffres:
      • Echauffement: 28mn, FCMoy = 144, Dist = 5.3 km, VMoy = 11.3
        • 1200m : 4'12"8 -  4'14"0
        • 800m : 2"46"4 - 2"46"8 - 2"46"3
        • 400: 1'20"1 - 1'20"7 - 1'19"6 - 1'16é7
      • Total: 1h34, Dist = 16.9 km
      Courbe:

      mercredi 11 novembre 2009

      Bavonne en Nocturne

         Je voulais faire un leger footing cet aprem. Et puis ya eu le biberon qu'est tombé à la mauvaise heure, et pis on est allé à la fête foraine de Voiron, et pis et pis tant pis. J'avais jeté l'éponge pour aujourd'hui, quand mon voisin passe dire bonjour et me propose une nocturne. Enfin initialement il l'a proposait demain, ce qui m'arrangeait moyen puisque je pense aller au club faire une séance de piste. On se fixe Rdv à 21h30.

         J'en profite pour faire un test matos en condition STL. L'équipement complet, des guetres jusqu'au camel avec l'équipement obligatoire. Tout n'est pas définitif, mais ça prend forme. J'hésite toujours un peu sur les chaussures, et sur les vêtements du haut du corps. Mais ce soir par 4°C, un peu de brouillard au départ et un retour ciel étoilé, c'était nickel.

         Petit sortie donc dans les bois de Bavonne qui surplombe la maison. C'est la plus près mais la moins bien balisée, malgré un très grand nombre de chemins présents sur la carte IGN. Je ne m'y étais aventuré qu'une seule fois pour finir dans les barbelés. Il m'a fait découvrir d'autres chemins plus abordables, mais également prendre quelques traces droit dans la pente, un vrai sanglier :) De ces bestioles d'ailleurs on en a pas vu, mais on a croisé quelques chevreuils. Sympa (quand on est 2, en solo je ne m'aventure pas la nuit en foret).

         Question allure on est un peu à l'opposé l'un de l'autre. Lui grand costaud, des jambons ça comme, ex triathlète aujourd'hui plutôt orienté Raid/CO. Il avait d'ailleurs emporté un spot de 20W utilisé en CO, Wow!. Ca éclaire. La MyoXP à côté, tu sais même pas si elle est allumée (le hic c'est qu'il a moins de 2h d'autonomie :p).  Bref, c'est un diesel qui grimpe partout même avec des restes de l'ultra Templier dans les jambes. Moi, ben l'opposé :) J'en ai donc un peu chié à le suivre dans le pentu mais c'était marrant. Et pis on s'est fait quelques descente bien rigolotes sur les tapis de feuilles, oui je sais, j'fais gaffe à mes orteils :)

          Une bonne sortie donc, j'ai pus tester ma config matériel, tout baigne. M'étonnerait pas qu'on remette ça la semaine prochaine.

      Carte du Parcours:


      Chiffres:
      • Total: 1h18, Dist = 10.5 km - 450m D+
      Courbes et Statistiques:

      mardi 10 novembre 2009

      30-30 Nocturne

      Plan:
      • Echauffement: 30mn
      • VMA Courte: 2 * 12 * 30/30 @ 100% VMA
      • Récup: 15mn
      Séance:

         C'est les vacances. Et donc je me retrouve à finir l'entrainement STL principalement en solo, même si je compte faire le trajet jusqu'au club pour certaines séances.

         Hier les ischios tiraient un peu, ca change des mollets. Je fais une petite sortie vélo, mais alors petite hein, 40mn avant d'aller chercher mon fils à l'école. Juste suffisant pour pas choper mal au derch. Et je trouve quand même le moyen de choper la flotte, je rentre avec les genoux et les chevilles glacées. Sport encore plus timbré que le notre, même si j'suis pas un fan de la pluie, c'est moins gênant en CAP.

         Aujourd'hui séance de 30-30. Je traine et me retrouve bon pour une séance nocturne. Bien, ca me permet de tester la nouvelle lampe que j'ai acheté pour l'occasion, j'en parlerai plus tard. Echauffement tranquille, au bout de 30mn j'suis prêt à attaquer mais ne trouve pas le début du chemin. Après 3 tentatives infructueuses, je prend par où je connais et rajoute une dizaine de minute de footing avant de lancer la séance.

         Seul, pas évident de se mettre sur la couane. Le chemin pierreux, gadouilleux et légèrement valloné, le tout en nocturne, ça aide pas non plus. J'fais avec, le cardio grimpera pas bien haut mais tant pis, séance un peu batarde. Prochaine fois j'irai sur la piste du Creps, plus facile pour choper des repères.

         Fin de séance, au moment d'attaquer la récup je croise une frontale, j'embraye la foulée. Je reconnais une des institutrices de l'école primaire, elle fait son décrassage du Triath'l'ain. On papotera 10mn, avant de rentrer chacun dans nos pénates, sympa.


      Chiffres:
      • Vélo: 41mn, Dist = 16.3 km - 125m D+
      • CAP: 1h24, Dist = 14.6 km - 110m D+
      Courbes et Statistiques:

       Velo

       2 * 12 * 30/30