jeudi 28 janvier 2010

ALE - Pyramide 123212321

Plan:
  • Echauffement: 30mn
  • VMA Mixte: 1' (r40"), 2' (r1'), 3' (r1'20"), 2, 1, 2, 3, 2, 1 
  • Récup: 15mn
Séance:
   Pfou - pfou - pfou, et pfou. Dur dur encore ce soir.

   Echauffement tranquille avec Guillaume et Nico, loin loin derrière la bande d'allumés qui doivent tourner à + de 14km/h. Puis la séance. Départ avec de bonnes sensations, pas trop rapide non plus il est vrai, je tente de m'accrocher à Benoit sur les premières séries. Damien mène le groupe et n'est pas loin devant légèrement gêné par une cuisse, ca nous motive. Et au moins il fait des *vrais* récups, pas besoin de se faire violence pour rester coller et on démarre chaque fraction tous groupés (Benoit, Damien, Etienne?, Luc, Nico, Mickael).

   Au début de la deuxième série Mickael en remet une couche, je pressentais que ca allait devenir dur. D'ailleurs je me plante dans le chrono et coupe l'effort avant la fin des 2mn. Probablement un avant gout du début de la fin de la mort qui tue. J'accroche comme je peux les 3mn mais pourrait plus vraiment suivre l'intégralité des fractions, je manque de souffle.

   Bon, pas gégène, ya encore du boulot, je termine complètement vanné. Mais rien de dramatique non plus, ca revient.

   Heuuu au fait, qu'est devenu Guitoune? Il a déclenché sa balise ARVA ou bien? :)
 
Chiffres:
  • Echauffement: 23mn, FCMoy = 149, Dist = 4.6 km/h, VMoy = 11.8 km/h
    • Pyramide: 15.7, 16.2, 15.8, 16.1, 16.1, 16.7, 15.6, 16.0, 15.8, 16.7
  • Total: 52mn, Dist = 12.34, VMoy = 126 km

Courbes:



mardi 26 janvier 2010

ALE - 10 * 1mn

Plan:
  • Echauffement: 30mn
  • VMA Courte: 10 * 1mn @ 96% VMA, r=40" 
  • Récup: 15mn
Séance:
   Tout le monde est en récup, du cross bien costaud dans la boue et la neige, ou pour ma part du RTT bien sympathique aussi. On part quand même pour une bonne séance, juste ramenée à 10 fractions au lieu de 12.

   Départ pas trop rapide, avec Nico et Remy on reste collé au groupe assez facilement je trouve. Il doit il y avoir des restes d'acide dans les jambes devant moi, sans doute plus éprouvés par les 10 bornes à fond que par mes 23 à un rythme plus cool. Les récups sont toujours un peu rapide, je coupe quelques portions, mais je trouve également que c'est un peu moins pire que d'habitude. Ou alors c'est moi qui vait de mieux en mieux :)

   Je tiens bien jusqu'à la moitié, et me permet même d'intensifier un peu les 7/8/9ème fractions. Je me fait un tout petit peu décrocher à l'amorce de la 10ème et la tête lâche, je n'arriverai pas à recoller. Mais quand même une bonne séance rassurante. A confirmer quand tout le monde aura récupéré, ça risque d'être plus costaud...

Chiffres:
  • Echauffement: 22mn, FCMoy = 147, Dist = 4.2 km, VMoy = 11.6 km/h
    • Série (km/h): 16.5, 16.5, 17.0, 17.3, 16.1, 16.9, 17.0, 16.8, 16.5, 16.6
  • Total: 57mn,  10.6km
Courbes:

mercredi 20 janvier 2010

Challenge CDCHS 38 - Les Courses

   Il y a le challenge Salomon, celui de Raidlight, ou encore les TTN Courts et Long. Tous interessants avec de belles courses, mais qui obligent à se déplacer un peu, quand c'est pas parcourir la France. Et puis il y a toutes les courses locales, à 2 pas de la maison, qu'on peut faire sans hébergement et même être rentrés pour manger avec sa famille le dimanche midi.

   Le comité FFA de l'Isère a ainsi mis en ligne son "Calendrier des Courses Hors Stade 2010". Mais je n'avais pas encore trouvé les modalités pour le challenge qui y est associé. C'est désormais chose faite via le même calendrier, en version papier, que notre club à reçu dernièrement.

   Fonctionnement (règlement complet en fin de billet):
  • Ouvert à tous, licenciés FFA ou pas
  • 100pts pour le 1er, 99 pour le second, 97 le 3ème... 50pts le 50ème.
  • Puis 35pts pour tous les coureurs du premier quart, 20pts pour le 2nd quart, 10pts pour le 3ème quart, et 5pts pour le dernier quart. 
  • Coef multiplicateur de 1 pour 150 classés, 1.3 pour 151 à 300 classés, et 1.5 au delà.
  • Classement sur 4 courses minimum, et aux 12 meilleurs résultats (en pts).
  • Les premiers de chaque catégorie sont récompensés, hommes et femme, soit 12 gagnants
   Les courses du challenge:

Dim 17 Jan:  Foulées de Chasse sur Rhone (Chasse/Rhone): 10km / 190m D+ - 25% chemin
Sam 6 Mar: Course du Suzon (Les Cotes d'Arey): 16km / 450m D+ - 92% chemin
Dim 14 Mar: Cross des Sources (Varces): 10km - cross 70% chemin
Sam 20 Mar: Trail de l'Oisans (Chantelouve): 20km / 600m D+ - course nature
Dim 11 Avr: Cross de la Chapelle (Bevenais): 10km / 290m D+ - cross 65% chemin
Dim 18 Avr: Foulées du Printemps (Les Avenières): 10km - route
Dim 18 Avr: Montée de Planfay (St Egreve): 10km / 800m D+ - 80% chemin
Dim 25 Avr: Montée des 3 Communes (La Tronche): 10.5km / 800m D+ - route
Sam 1er Mai: Ronde du Muguet (Fontaine): 10 km - route
Sam 1er Mai: Galop Romain (Villette de Vienne): 12km / 240m D+ - 70% chemin
Dim 2 Mai: Foulée Verte (Echirolles): 14km / 250m D+ - 90% chemin
Dim 9 Mai: 6h Pédestre Philippe Bouvier (St Georges de Commiers): 6h, circuit 2.4km / 50m D+
Dim 9 Mai: Cross de la Foire a Quaix (Quaix en Chartreuse): 17km / 600m D+ - 60% chemin
Jeu 13 Mai: Ronde du Tram (Seyssin): 18.5km / 700m D+ - 70% chemin
Dim 30 Mai: Montée d'Ezy (Noyarey): 10.4km / 620m D+ - route
Sam 5 Juin: Tortues Joggeuses (Apprieu): 14km - 40% chemin
Dim 6 Juin: Ronde des Couleurs (Morestel): 18km / 350m D+ - 75% chemin
Dim 13 Juin: Grési'Courant (Le Versoud): 10.7km - 40% chemin
Dim 20 Juin: Traversée du Vercors (Villard de Lans): 20km / 1050m - course d'orientation
Dim 4 Juil: Cross du Pain (Brie et Angonnes): 10km / 200m D+ - 80% chemin
Dim 4 Juil: Pont de l'Amour (Villard de Lans): 14km / 540m D+
Dim 4 Juil: Sur les Pas de Gillou (Venerieu): 12Km  - 90% chemin
Dim 4 Juil: Les 2 Alpes Raidlight Trail (Les 2 Alpes): 42km / 3050m D+
Dim 29 Aou: Tour du Lac de Paladru (Paladru): 14.2km / 100m D+ - route
Dim 5 Sept: 10 Courir A Grenoble (Grenoble): 10km - route
Dim 5 Sept: Cross des Chioures (Saint Pancrasse): 13km / 700m D+ - 100% chemin
Dim 12 Sept: Cross des Coteaux (Crolles): 14km / 500m D+ - 80% chemin
Sam 18 Sept: La Meyriote (Meyrie): 20km / 300m D+ - 85% chemin
Dim 26 Sept: Course Pédestre de Roche (Roche): 18km - cross
Dim 26 Sept: Trail Rochois (Roche): 27km / 800m D+ - 90% chemin
Sam 2/3 Oct: Courir à Vienne (Vienne): 24km - course nature
Sam 9/10 Oct: 24h de Grenoble (Grenoble): Circuit plat parc Paul Mistral
Dim 10 Oct: 21km de Saint-Jo (St Joseph de Riviere): 21.1km - 30% chemin
Dim 10 Oct: Cross des Chataignes (Bresson): 15km / 480m D+ - 80% chemin
Dim 18 Oct: Foulée Nature de Crossey (St Etienne de Crossey): 19km / - 570m D+
Dim 24 Oct: Fêtes des Marrons (Gillonnay): 9km / 600m D+ - route + chemin
Dim 24 Oct: La Comba (La Combe de Lancey): 17km / 860m D+ - 65% chemin
Dim 7 Nov: Course des Remparts (Cremieu): 10km / 180m D+ - route + chemin
Dim 28 Nov: Foulées des Coteaux (Monsteroux Milieu): 18km / 250m D+ - 50% chemin

   Merci de me signaler s'il y a une erreur, si un site web change ou se créé, bref, toutes les modifications possibles.

   Je vais essayer, je dis bien essayer, de faire un classement du challenge au fur et à mesure de la saison, dans un autre billet à venir. Je ne sais pas si j'arriverai à courir les 12 résultats comptés au challenge, mais il y en a certains dans le lot qui sont dans mon planning prévisionnel, c'est certain.

   Enfin, le règlement complet:



mardi 19 janvier 2010

ALE - 5 * 3mn

Plan:
  • Echauffement: 30mn
  • VMA Longue: 5 * 3' @ 90% VMA (16.9 - 17.1 km/h), r = 1'30
  • Récup: 15m
Séance:
   Encore pas mal de monde pour cette séance, sur le parcours du parc légèrement écourté pour éviter les restes de neige. Dès de départ je trouve ça bien rapide bien que je sois en queue du grupetto mené par Luc. Aucune confiance en mes capacités à tenir la séance, je décide d'attendre comment ça va évoluer.

    Je tiens la première fraction pas trop mal, mais certainement plus en intensité que les autres car la récup "active" est trop rapide pour moi. Avec Christophe on est un peu obligé de tronquer le parcours pour recoller au groupe. Sur la deuxième fraction je vois que je tiens encore l'allure pendant la phase d'effort, mais la récup est toujours difficile.

    Avec une nouvelle coupe, je me retrouve entre Baptiste/Benoit/Remy, et le Grupetto de Luc/Etienne/Loic/Christophe. J'arrive à tenir la 3ème en maintenant quasiment l'écart avec Remy, et le rejoint sur la récup. Ca va pas si mal, reste à tenter de s'accrocher sur les 2 dernières. La 4ème passe plutôt bien et je reste au contact, la 5ème en souffrance, mais je ne craque que dans les dernières 20s en cote.

   Niveau sensations, les jambes étaient bien, c'est le souffle qui n'arrive toujours pas à suivre. Et du coup m'oblige à ralentir plus que les autres sur les phases de récupération, le temps que ca se stabilise. Mais j'ai maintenu ma vitesse de départ jusqu'au bout, c'est déjà bien.

Chiffres:
  • Echauffement: 29mn, FCMoy = 152, Dist = 5.7km, VMoy = 11.8 km/h
    • Série 3mn (km/h): 16.0, 16.3, 15.9, 16.0, 15.5
  • Total: 1h06, Dist = 13km.
Courbes et Statistiques:


dimanche 17 janvier 2010

Endurance - Tour de la Pierre de Libre Soleil

   Tendon douloureux toute la fin de semaine, j'attends le dimanche avant de me reprogrammer une petite endurance.Pas question de courir sur la neige cette fois, encore bien présente dans les chemins, et je me limite donc au bitume légèrement valloné.

   Charavines direct, je prend le lac de Paladru par la droite et remonte à Billieu. De là longue descente jusqu'à l'Arsenal, puis courte grimpette à la Guilletière pour éviter la nationale. Les sensations moyennes au départ, iront en s'améliorant. Le tendon se faisant même oublier sur la fin, ainsi que le lendemain. Va comprendre.

Carte du Parcours:

Chiffres:
  • Total: 1h22, Dist = 15km - 335m D+, VMoy = 11km/h
Courbes et Statistiques:

mercredi 13 janvier 2010

Endurance - Murier

   En théorie, je devrais appliquer ma résolution de ne garder que 3 sorties par semaine. En théorie, l'état de forme moyen de la veille devrais m'inciter à la jouer encore doux sur le volume. En théorie, je devrais rester au bureau et ne pas sortir mercredi.

  Oui mais ya la neige partout qui me titille. Oui mais le chef insiste pour que je l'accompagne, et oui, je suis faible face au chef (enfin quand ça m'arrange, et en ce moment ça m'arrange). Bref, nous voilà parti pour une séance d'endurance au Murier, les conditions sont excecrables, il tombe une sorte de neige fondue, ca caille, mais tant pis.

   Montée au plus court et donc bien raide, que je ne peux passer sans marcher. De ce point de vue là aussi il va falloir retrouver du jus, je suis pas près d'y refaire un 3*7mn. La suite dans la neige, bien détrempée par ce qui tombe et ultra glissante, c'est pas franchement l'éclate. Enfin si, le collègue fera une figure libre sur le bitume, la prudence est de mise.

  Retour détrempé, presque frigorifié, et avec le tendon qui exprime toute sa réprobation des 2 jours consécutifs. Ca m'apprendre à vouloir faire plaisir au chef :)

Chiffres:
  • Total: 1h04, Dist = 9.9km - 356m D+
Courbes:

mardi 12 janvier 2010

ALE - 2 * 8 * 30-30

Plan:
  • Echauffement: 30mn
  • VMA Courte: 3 * 8 * 30-30, r=2'
  • Récup: 15mn
Séance:
   Grosses chutes de neige en fin de semaine précédente, et ca ne veut pas fondre. Jérome nous refait le même parcours que la semaine précédente, cette fois sur l'exercice ultra-rapide des 30-30, de quoi bien travailler les appuis et la prise d'adhérence.

  Toujours un bon groupe en prépa cross pour ce début d'année. Sans doute en confiance suite à ma séance de la semaine passée, je pars un peu vite pour rigoler, et me retrouve avec tout le groupe de traileurs aux fesses. Ça passe ou ca casse, je tente le coup de rester devant. Je tiens les 8 premières fractions mais je sens que j'ai du mal à récupérer, et sur la grosse récup entre séries, je comprend que ca va être compliqué d'aller au bout. Je laisse passer le troupeau et me remet en queue de peloton. En fait j'ai déjà plus ou moins largué l'affaire dans la tête et je sais que je ne ferai pas les 3 séries. Du coup j'ai même du mal à m'accrocher jusqu'à la fin de la 2ème, et lache après seulement 6 fractions.

   Dans la catégorie des bonnes excuses, les appuis fuyant sur la neige ont réveillé mon tendon d'Achille. Mais c'est surtout que si les jambes sont à peu près ok, je manque franchement de souffle. Bon et j'ai pas mangé de 30-30 depuis début Novembre, ce qui n'a de toute manière jamais été mon fort, manque d'explosivité. Tout ça me remet bien en place, il va falloir quand même quelques semaines avant de reprendre de la vitesse. Mais je me suis fait plais' au départ, c'est déjà ça.

Chiffres:
  • Echauffement: 29mn, FCMoy = 151, Dist = 5.4 km, VMoy = 11.2 km/h
    • Serie 1 (km/h): 12.5, 12.4, 11.8, 12.3, 12.8, 12.3, 11.6, 12.7
    • Serie 2 (km/h): 12.4, 11.5, 12.8, 12.2, 12.1, 11.6, 6.9, 11.6,
  • Total: 1h23, Dist = 11.4 km
Courbes et Statistiques:

dimanche 10 janvier 2010

Sortie Neige - Tour du Mont Frol

   Deux jours de neige non-stop autour de Voiron. Les départementaux de cross sont finalement annulés. Si les conditions nous auraient certainement fait marrer, c'était probablement le plus raisonnable pour éviter aux coureurs des 4 coins de l'Isère de se foutre au tas en bagnole.



   Du coup moi et mon véhicule grimpe-aux-arbres, on est bien tentés d'aller faire un coucou à Béné et son nouveau trail blanc de Méaudre, juste pour le plaisir d'aller gambader dans la peuf. J'en profite d'ailleurs pour motiver le voisin, qui au retour de mon après midi luge avec Malo (une bonne dizaine de remontée de luge lestée de 20kg, et 3km aller/retour à le trainer, ca fait les cuissots), me parait chaud-bouillant pour cette petite impro.



   Sauf que la surprise du samedi soir, c'est que la K2000 a perdu tous ses électrons. D'un coup d'un seul, plus un souffle, arrêt cardiaque de la batterie. Même après plusieurs heures de défibrillateur, plus d'espoir, c'est une greffe qu'il nous faut mais les magasins sont désormais fermés. Sans autre véhicule pour rejoindre les hauteurs du vercors en sécurité, on abandonne le plan course, mais pas l'idée d'aller secouer un peu de neige.



   Dimanche, à un horaire finalement plus humain, nous voilà donc partis pour une balade matinale autour du Mont Frol, une des collines qui surplombe la maison vers l'Ouest. Les routes sont à peine dégagées, et dès les premiers chemins on comprend qu'on va gentiment galérer. Vouliez de la neige? Eh bin en voilà au bas mot 40cm. Heureusement elle est encore très légère, mais à chaque pas il faut quand même bien lever les genoux pour avancer. Sur le plat on arrive juste à trottiner, dans les montées ca glisse un peu et c'est trop crevant.



   Mais ca m'éclate. Faut dire que la météo est de la partie, le soleil pointe et les paysages sont magnifiques. On monte au Grand Soulier, puis passons à côté du terrain de cross, totalement délesté par nos amis motorisés. On oubli les 40cm, désormais j'en ai presque au dessus du genou. Mais on a atteint le point culminant et on tente de redescendre vers l'Arsenal. Lors de ma dernière sortie dans le coin j'avais fini en cul de sac/combe/sanglier. On tente une variation qui débouchera de la même manière, le bonheur de la neige en supplément. Donc avec l'impossibilité de prévoir les champs de ronce qui nous aggripent traitrement les arpions. Mais qu'est ce qu'on se marre!



   On rejoint quand même un beau chemin et je me lance à corps perdu dans la pente. Et vas y que je te sautille tel un cabri, je dévale tout 4 à 4, malgré la profondeur la neige est vraiment excellente pour ça, je soulève des gerbes à chaque pas. Rigolo, mais fatiguant, presque autant que la montée. Je me demande comment j'ai réussi à ne pas m'étaler, c'est pas faute d'avoir essayé. Arrivée à l'Arsenal j'suis presque cuit. Parti sans rien et avec un leger p'tit dej rendu bien loin, il est temps de rentrer pour éviter l'hypo. La moyenne est jusqu'ici catastrophique, sans doute moins de 4km/h. On a notre dose de neige et on décide de finir par la route, moyennant un petit raidar que je passe plutôt bien.



    La maison est atteinte après 2h pour une dizaine de bornes, la moitié dans la poudreuse. Une sortie vraiment sympa. J'ai une petite pensée pour les traileurs de Serre Chevalier probablement encore en train d'en suer. Et me dis également que si les conditions sont similaires à l'an dernier, je risque de me rabattre sur un des petits parcours du RTT (ou Pilat Winter Trail) en lieu et place des 33Km pour lesquels je me suis inscrit. J'y vais juste pour une balade, mais même en rythme rando-course ca risque d'être un peu long pour la phase de reprise dans laquelle je suis.

   On verra d'ici 15 jours.

Carte du Parcours:

Chiffres:
  • Total: 2h, Dist = 10.5km - 520m D+

jeudi 7 janvier 2010

Endurance - Murier/Bigot

   Toujours dans l'idée de reprendre doucement, je me contente pour l'instant d'une séance qualité et seulement 3 entrainements par semaine. Pas de séance au club donc, de toute manière prépa aux départementaux de cross que je prévois de faire en footing, et à la place une sortie d'endurance sur les hautes de Grenoble encore enneigées.

   J'en profite également pour tester une paire de Trabucco que j'ai achetée aux soldes... de janvier 2009, et jamais portée. Sans être GoreTex elles sont déperlantes et bien qu'un peu lourdes pour moi, font une bonne paire d'entrainement, surtout dans la neige.

   Retour donc sur mes terrains d'entrainement du midi, montée au Murier. Pas trop de neige dans la montée de Poisat, même assez dégagé, mais il en reste pas mal sur le haut. Le timing est un peu short et je n'ai pas le temps de grimper jusqu'en haut du Gourlu, je me contente d'un tour par le Bigot. Les montées raides du coin sont quand même difficiles à passer, je manque de jambe et de souffle, il va falloir retravailler tout ça.

Chiffres:
  • Total: 1h058, FCMoy = 156, Dist = 10.9km - 340m d+, VMoy = 10.4 km/h
Courbes:

    mardi 5 janvier 2010

    ALE - 12 * 1mn cross neige

    Plan:
    • Echauffement: 30mn
    • VMA Courte:  12 * 1mn @ 96%, r = 40"
    • Récup: 15mn
    Séance:
       Retour au club pour la première séance de l'année. Et sur la neige tombée en abondance la veille. Jérome nous concocte un parcours cross au beau milieu d'une pelouse enneigée, virages, épingles, un petit talus, relances diverses, il y a du monde et on va s'amuser. Je me doute quand même que je vais en baver. Les gars sont en pleine préparation depuis plus d'un mois, et moi je débarque après 6 semaines sans vraie séance de qualité. En plus toujours inquiet pour mon talon j'ai pris l'option confort Vomero, ce qui est loin d'être la monte idéale pour 20cm de neige.

       Parti. Ça glisse à chaque relance, je cherche les appuis, manquerai plusieurs fois de m'étaler. Si ma dernière séance de club avant la Sainté m'avait permis de fanfaronner devant pas mal de monde, cette fois il faut faire preuve d'humilité. Dès la première fraction je laisse partir Baptiste, Luc, Remy, je me contente de m'accrocher à Christophe et c'est déjà pas simple.

       Passé la 6ème fraction, j'ai comme un second souffle qui revient. A moins que ce soit la foulée qui se soit adaptée aux conditions, mais ca me parait plus facile. Est ce les autres qui ralentissent ou moi qui accélère? En tout cas je passe Christophe et remonte petit à petit sur Luc. Dans le même temps, l'ami Guillaume nous a rejoint, comme à son habitude il profite de nos récups de plus en plus lentes pour nous rattraper.

       Les 2 dernières fractions seront rigolotes, je m'amuserai à jouer des coudes avec l'ami cahouette. Puis lui laissant un peu trop de marge sur la récup suivante, je tenterai d'aller le chercher mais il se défend bien et garde une bonne partie de son avance. Hé hé hé, je fini avec la banane, faut vraiment être maso pour aimer se faire mal à ce point mais qu'est ce que c'est bon :)

       Une plutôt bonne séance donc. Comme prévu j'ai perdu un peu de vitesse mais pour une séance de reprise, des sensations pas si pires alors que je pensais m'écrouler sur la longueur. Je pensais également que les appuis fuyant mettraient mon tendon à mal, alors qu'il ne s'est quasiment pas manifesté, que ce soit pendant ou après. Ça va dans le bon sens...

    Chiffres:
    • Echauffement: 30mn, FCMoy = 1541, Dist = 5.8, VMoy = 11.8 km/h
      • Serie 1mn (km/h): 15.3, 13.6, 14.4, 14.1, 13.8, 14.4, 14.2, 15.2, 14.9, 15.0, 15.2, 14.7
    • Total: 1h20, Dist = 13.6 km - 20m D+
    Courbes:

    Courbe @ Php-Endurance

    dimanche 3 janvier 2010

    Semaine de reprise

       Après le petit n'importe quoi de la Corrida, d'un côté rassurant parce que je m'attendais à pire mais avec quand même la sensation d'être un peu bridé par les 3 semaines d'arrêt, je digère mes courbatures et décide de reprendre sagement et progressivement. Je n'ai pas d'objectif particulier pour Janvier, ca me laisse le temps de monter en puissance et tenter de ramarrer le train de la prépa cross que mes collègues de l'ALE ont attaqué dès Novembre. Au mieux, je devrais avoir retrouvé quelques sensations d'ici les régionaux, et compte encore sur Février/Mars pour bosser ma vitesse.

       Outre quelques matchs de tennis, je me programme donc un footing très léger pour le 31. Laborieux au départ, j'ai encore cette sensation rigolote de courir carré. Les chaussures tapent fort sur le sol alors que je me traine à 10km/h. J'en ai d'ailleurs vite marre, et si ça s'améliore passé la demi-heure, je m'arrête comme prévu après seulement 7km et 40mn. A l'écoute pendant toute la séance, j'ai eu l'impression d'avoir mal à toutes les articulations possibles et imaginables... Ce doit être dans la tête.

       Réveillon passé, retour en Isère et sortie dominicale pour retrouver un peu de dénivelé. Mon voisin m'accompagne en VTT, on choisit donc des chemins assez roulants, ce que j'avais prévu de faire de toute manière. Sur le plat il m'attend forcément, mais dès qu'il faut grimper, même en toute petite foulée il ne peut s'accrocher alors que je ne force presque pas. L'allure n'est vraiment pas la même en VTT qu'en CAP. La sortie se passe bien, je suis surpris d'avoir plutôt de bonnes jambes et à la croix des cochettes on ajoute la grimpette du bois du Grand Platon. Certes c'est un parcours que je connais par coeur mais quand même, c'est rassurant.

       Les chevilles sont mises à l'épreuve sur ce terrain totalement gelé et parfois parsemé de glace, à l'arrivée je sentirai un peu mon tendon d'Achille mais sans plus. En tout cas ça ne s'aggrave pas, c'est déjà ça. Je reste attentionné mais je me dis qu'en continuant une douce reprise sur les semaines suivantes, ca pourrait passer doucement.

    Chiffres:
    • Ecouflant: 40mn, Dist = 7.5km - 35m D+, VMoy = 11.7 km/h
    • Chirens: 1h10, Dist = 11.5 km - 400m D+, VMoy = 10.2 km/h

    vendredi 1 janvier 2010

    Coupure Annuelle

       Sous la pression de mes lecteurs plus ou moins anonymes, je sors de ma coupure hivernale d'internet pour donner quelques signes de vie :)

       Le récit de la SaintéLyon ne devrait pas tarder. Il me reste 3 bricoles à finaliser, il faut juste que je me remotive à allumer le PC le soir en rentrant, ce qui n'a pas été le cas cette semaine. La reprise après 2 mois de vacances, réveils à 6h au lieu de midi, une montagne de taf qui m'attendais, plus la réorganisation familiale puisque nous sommes désormais 4 dans le train-train quotidien, c'est légèrement chaud. Bref, ne réclamez pas trop fort, après vous allez souffrir à lire les 25 pages de récit que j'ai la flemme de synthétiser :)

       D'un point de vue CAP, bonne coupure également, bien que j'ai repris un peu plus tôt que ça quand même. Une quinzaine de jours après la STL avec déjà les jambes qui démangent, il restait quelques douleurs dans la cheville droite que mon médecin a diagnostiqué comme étant une tendinite du talon d'Achille. Probablement la douleur qui m'a un peu gêné pendant toute la course. Arrêt de 3 semaines supplémentaires recommandé. J'ai été relativement sage, j'ai attendu 10j avant de reprendre par quelques matchs de tennis, ainsi qu'une Corrida de 10km avec Damien. Initialement prévue comme un simple footing, mais lâché par nos potes Tortues qui se sont déballonnés, je la ferai finalement avec pas mal d'intensité.

       Si la course s'est pas si mal déroulée, j'ai chopé un max de courbatures qui m'ont rappelé qu'après presque 4 semaines d'arrêt, il faut être raisonnable sur la reprise de l'entrainement. Actuellement je me limite donc à  3 entrainements par semaine le temps que les sensations reviennent, avec sans doute qu'une seule séance de qualité au club. Pour l'instant le tendon se fait toujours un peu sentir, mais ca va dans le bon sens. Et avec la neige tombée ces jours ci, c'est pas l'envie qui manque de sortir tous les jours !

       La suite? J'ai pas vraiment réfléchi au planning 2010. Pour l'instant j'attends déjà de voir comment va s'organiser ma petite famille en ce début d'année, ce qui déterminera mon potentiel d'entrainement et les objectifs qui vont avec. Tout est une affaire de compromis et j'ai bien profité de ma part du compromis jusqu'à la STL. Je prévois quand même quelques courses (les départ./région. de Cross, RTT, Ventoux), sans vraiment en faire des objectifs principaux, je compte surtout sur la fraicheur du début de saison pour faire du spécifique VMA.

       Allez une dernière info, vu qu'on parle calendrier, une nouvelle course qui ravira les amoureux de Belledonne: Le Trail de Belledonne en Pays d'Allevard, 10 Juillet 2010, de 15 à 75km.

       Ahhhhhhhh j'oubliais. Joyeux noel, bonne année, meilleurs voeux et tout l'toutim : )

    samedi 26 décembre 2009

    Corrida d'Avrillé - Récit

        De retour en Anjou pour les fêtes, comme tous les ans j'essaye de me trouver une petite course, histoire de faire tourner la machine. Généralement sans réel objectif car la période festive et son régime associé ne sont pas propices à la performance. Il y a la célèbre Ronde de Noel de la Meignanne, le week end avant Noël. Tellement célèbre que je m'y prend trop tard pour l'inscription, 1200 inscrits fin novembre, complet (et annulée finalement pour cause d'intempérie). Mais Damien nous trouve une autre course entre Noel et le 1er, la première édition de la Corrida d'Avrillé, idéalement placée le samedi soir à 17h.
    Article du Courrier de l'Ouest du 28/12/2009 - On peut deviner Damien en blanc sur la photo du bas à droite

       Pas d'objectif donc, surtout qu'à 3 semaines de la SainteLyon suivi d'une petite tendinite du talon d'Achille, ça sera en fait l'occasion d'une reprise. Pas raisonnable? Ça m'arrive plusieurs fois dans l'année de faire des courses cool, et d'habitude je m'y tiens. Je m'imagine même la faire très très cool, en accompagnement de potes qu'on essaye d'embarquer dans notre petite course hivernale. Là, les potes nous lâchent, tant pis pour eux. Je vous passe l'épique opération commando pour arriver à l'heure. C'est qu'entre les repas à rallonge et la circu d'un 26 Décembre moyennement fluide, c'est pas ce qu'on fait de mieux pour gérer le timing d'arrivée.

       Il fait beau, pas trop froid, on est chanceux. Stephanos m'avais aussi donné rdv mais un peu speedé avant le départ, j'en oublie de lui filer un coup de phone. J'ai mon buff Kikou sur la tête et j'imagine qu'on va se repérer, mais je ne vois rien de rouge parmi les 200 ou 300 coureurs présents. Pas si mal pour une première entre 2 réveillons. Bon ben on va la faire seul alors. Damien lui est là pour casser la baraque, et il a la forme pour ça en ce moment. On se place donc au plus près de la ligne, même si je ne compte pas suivre son rythme.

       Parti. Avec cette place au départ, évidement on me double de tous les côtés. Je regarde le cardio, ca descend légèrement et il affiche presque 15km/h, heuuuu, c'est largement plus que ce que je m'étais programmé. Et on me passe, on me passe. Je devrais ralentir mais je me laisse embarquer, ya trop de monde devant moi. On se le dit souvent avec Dam, mais le niveau des courses sur route dans les régions "plates" est toujours impressionnant, pour nous habitués au dénivelé. Après les 3 semaines d'arrêt j'ai un peu l'impression de courir carré, mais physiquement je suis frais, trop frais. J'ai même pas fait d'échauffement qui aurait certainement calmé mes ardeurs, du grand n'importe quoi.

       Un demi-tour au bout de l'avenue, je croise Damien en 3ème position. Vache. On remonte jusqu'à la ligne de départ, le rythme baisse un peu mais je tient désormais ma place. On avait dis reprise? Descente vers la ligne d'arrivée, courte remontée, longue descente, puis long faux plat montant à travers un parc et un quartier, avant de revenir sur l'interminable ligne droite du départ. Le parcours est varié, plusieurs relances, peu de plat, c'est loin d'être facile mais assez plaisant. Fin du premier tour, j'ai repris quelques places des novices qui sont parti trop vites. Mais de mon côté je commence aussi à trouver le temps long, et il en reste encore 2 à effectuer.

       Certes je ne suis pas à 100% de ce que je vaux sur 10km, ni même vraiment à 100% de ce que j'aurai pus faire ce jour là, je gère quand même un peu. Mais trop peu, je suis bien au dessus de ce que j'avais prévu, et je ne m'étais pas préparé mentalement à souffrir. Parti comme ça, maintenant je me contente de tenir le rythme, sans trop savoir pourquoi, sans volonté de me dépouiller plus que ça mais sans non plus lâcher l'affaire. Va comprendre.

       Pour passer le temps je profite des multiples croisement pour tenter de trouver Stephanos (probablement absent), et suivre l'évolution de course en tête. Au deuxième tour ça s'est décanté, 2 coureurs devant, un petite groupe de 4 poursuivants et Dam qui emmène un gros peloton en 7ème place. Ces mêmes croisements font qu'on bénéficie d'un max de supporter aux endroits clefs, toujours agréable.

       Début du 3ème tour, je me sens pas trop mal mais pas au point d'accrocher un gars que j'ai avec moi depuis le départ et qui s'éloigne. Je croise Damien sans le voir derrière une file de spectateurs, mais entends le speaker citer son nom alors qu'il passe une dernière fois devant la ligne d'arrivée. La remontée vers la ligne de départ me fait un peu coincer, comme je suis pas venu pour ça j'ai un peu de mal à me décider à me faire violence. Je suis un peu entre 2 eaux, j'en chie, trop et pas assez. Descente vers l'arrivée, derrière moi j'entends des "Damien! Damien !". Je me retourne pour voir un type en blanc qui n'est pas celui que je connais, mais je me doute qu'il n'est pas loin quand même. Quelques mètres plus loin j'entends le sprint du Vogoy, coup d'oeil au chrono, 35'30! L'a pas chômé le garçon, surtout que le parcours est quand même loin d'être plat.

       Ça me donne le petit coup de boost qu'il fallait. Il ne reste qu'en gros 1500m, j'augmente la cadence et reprend quelques gars qui m'avaient passé en début de tour. Je sais maintenant que je ne peux plus craquer. Bonne descente, remontée à travers le parc, je rattrape puis lâche mon lièvre du jour. Puis long sprint vers l'arrivée. Juste pour le plaisir d'en passer 4 dans le dernier virage, comme d'hab. Le chrono n'est pas si mauvais, 41'30, à comparer aux 38' dont j'aurai été capable il y a quelques mois, et 78ème sur 283. J'avais tablé sur 45' ou 50', ce qui aurait été plus raisonnable :)

       Une course agréable donc. Le parcours typé corrida, on peux pas vraiment parler de beauté des paysages mais c'est conforme à ce que j'attendais, le léger dénivelé rendant l'ensemble intéressant. L'orga m'a semblé au point, facilité de récupération des dossards, ravitaillements léger mais en même temps je n'ai vu personne s'y arrêter dans le premier tiers des coureurs, chrono avec puce, bénévoles sympathiques et bonne affluence de spectateurs. A placer l'an prochain sur les tablettes.
      
       Bon maintenant, les mollets m'ont gentiment rappelé dès le lendemain qu'une course de reprise, ca se fait à allure footing, et pas au seuil :)

    Résultats: (fichier)

    1. Noamen Ksouda - 32 mn 50 s
    2. Romain Priou - 32 mn 50 s
    3. Laurent Plantard - 34 mn 32 s
    78/283. Moi - 41 mn 35s
    141. Médian - 45 mn 56 s

    Chiffres:
    • Total: 41'37, FCMoy = 175, Dist = 10km - 65m D+, VMoy = 14.4 km/h
    • Cote Rodio: 1152
    Courbes: 
    Courbe @ Php-Endurance

    jeudi 10 décembre 2009

    Bilan 2009 - Cout d'une saison de compétition

       La course à pied est un sport réputé accessible, l'équipement est minimaliste, une simple paire de baquettes suffit pour s'y mettre et  faire une ou plusieurs saisons. C'est vrai quand on est jogger du dimanche à 10km par semaine, et c'est très bien. Mais quand on intensifie un peu la pratique, qu'on entre dans une logique de compétition même amateur, le budget n'est plus tout à fait le même (même si on est pas un geek victime de la mode comme moi).

       Dans le cadre de mon CE, j'ai droit à certains remboursements pour les "activités individuelles". Et vu que j'y colle mes droits d'inscriptions aux diverses courses de l'année, c'est l'occasion d'en faire un récapitulatif.

       Alors par ordre chronologique:
    • Raidlight Trail Trophy: 42km - 28.64 € 
    • Course du Suzon: 16km - 10 €
    • Course des Foyesses: 19km - 7 €
    • Trail de la Drome: 42km - 33.8 €
    • 6h de Mure: 29km - 25 €
    • Maratrail Faverges: 42km - 28 €
    • Cross du Mont Blanc: 21km - 47.80 €
    • Trail du Grand Serre: 19km - 13 €
    • La Christolaise: 20km - 9 €
    • Le Belier: 27km - 15 €
    • Tour du Lac de Paladru: 14km - 11 €
    • 10km de Grenoble: 10km - 10 €
    • 10km de Romans: 10km - 10 €
    • Foulée de Crossey: 19km - 8 €
    • Marseille Cassis: 20km - 31 €
    • Course des Remparts: 10km - 9 €
    •  Trail du Buis: 21km - 10 €
    • SainteLyon: 68km - 52€
    • Corrida d'Avrillé: 10km - 10 €
       Et un total de:  459km en course, pour 380 €.

       Sont mentionnés là les prix que j'ai réellement payé, ce n'est pas toujours le prix le plus bas accessible en s'y prenant à l'avance. Ça comprend aussi les repas d'après course quand ils ne sont pas compris, les euros de frais de gestion quand on paye en CB (de toute manière sinon ca coute un timbre),  et les euros de majoration pour les petites courses où je m'inscris en général le jour même. Pour une même saison bien planifiée à l'avance, il y aurait donc certainement moyen de gagner quelques dizaines d'euros.

       Il faudrait en revanche compter les différents aliments spécifiquement achetés pour ces compétitions (gels, boissons), que j'estime à grosso modo 1€ pour 10km. Ainsi que les kilomètres effectués pour s'y rendre (essence, péage), ca devient compliqué, surtout qu'autant que possible on essaye de co-voiturer. J'inclus par contre les 100€ d'inscription au club, comprenant la licence FFA compétition (n'est obligatoire pour aucune course ci-dessus).

       Enfin je ne vais pas me lancer dans une recherche de tout ce que j'ai pus acheter ou utiliser comme matériel cette année (surtout que comme dis plus haut j'aime bien ça et qu'on peut faire avec beaucoup moins), mais si on ajoute les presque 2000km parcourus, il est au minimum logique de compter sur 2 paires de chaussures (généralement achetées en solde).

       Soit une saison de compétition 2009 estimée à 700€. Beau budget.

        Et comme il y a peu de chances que la saison 2010 me coute moins, s'il y a des sponsors dans la salle, je suis preneur.

      STL - Récup

         Rapide message pour dire que la récup STL se passe bien.

         Une belle démarche de pingouin arthrosé dès 5mn après l'arrivée et toute la journée de dimanche. De bonnes douleurs articulaires (hanches, tendon d'Achille) qui rendaient la montée d'un escalier pour le moins acrobatique. Mais après une longue (très longue) nuit de sommeil, c'est vite rentré dans l'ordre. Suivirent deux jours de courbatures musculaire, m'enfin rien de bien méchant et en tout cas beaucoup moins que ce que je redoutais.

         Ça tire encore un peu quand même à certains endroits (cheville gauche), et une douleur que j'aime pas trop au dessus du talon d'Achille, on doit pas être loin de la périostite. Il faudra sans doute attendre la semaine prochaine pour reprendre la CAP. Peut être une petite sortie vélo demain si le temps le permet.

         Bon et sinon le récit...  est toujours une page blanche. D'autres petites choses à faire avant (dont notamment boire des coups pour fêter ça)

      dimanche 6 décembre 2009

      STL 09 - Récit

         Eh bien il m'en a presque plus de temps d'écrire le récit que pour courir la course. A la base je suis parti des tweets envoyé pour l'occasion, et c'est devenu long, très long. Trop long. Mais vu qu'il sortirai pas avant 2011 si je me m'y remet pour synthétiser, ben bon courage à ceux qui iront jusqu'au bout :) 

      • 12h46: Test twitter H-2 avant départ, en train de finir mon sac et prêt à manger. Vivement ce soir. 
         Me voilà quasiment prêt. 68km, de nuit, en Décembre. Comment j'en suis arrivé à m'inscrire à cette course de fou? N'étant pas de la région, et venu à la compétition sur le tard, je ne connaissais pas cette SainteLyon jusqu'à ce qu'en 2007 (voir récit), les autruches de Villemoirieu nous fassent participer en relais. Ma première rencontre avec l'ultra. J'assistais au départ de milliers d'illuminés, je croisais les regards hagards à Soucieux, et j'accueillais avec un mélange d'admiration et d'incompréhension les finishers.


         En réponse à certains commentaires, j'écrivais d'ailleurs: "je trouve la course très belle et dans l'absolu aimerait bien devenir "finisher". Aujourd'hui avec 1 entrainement par semaine, je ne me vois pas m'aligner en individuel. J'aime que les courses m'apportent plus de plaisir que de souffrance". 


        A la lecture de mon récit, je me rend compte que l'idée de la faire un jour en solo était déjà là. "T'aimerai bien être avec eux hein?".
      • 13h36: Sac Kikou
          Me voilà en route pour Saint-Etienne. Cette course m'a immédiatement plu. Est ce le fait de courir de nuit? De partir à minuit? D'y passer une nuit blanche? C'est vrai que d'un point de vu métabolisme, ca me convient mieux que de me lever à 5h un dimanche matin. 

         Le forum y est aussi pour quelque chose. Il y a 2 ans, j'avais lu avant de m'y rendre une bonne partie des récits précédents. Et sans doute la quasi totalité de ceux d'après. Enrichissant. Que des hommes s'alignent sur cette course, normal, tous des fous. Mais que des p'tits bouts de femme comme Lolo, Mamanpat ou Nono s'y lancent brillamment, c'est sûr, je dois en être capable.


         L'an dernier de retour d'Inde juste avant la course, il était trop tard pour trouver un relais. En manque de CAP j'avais failli faire le coup de poker de m'y présenter en solo, avant de retrouver la raison. Sans aucune préparation, cela aurait été un carnage, une longue agonie. Mais ca m'avait bien démangé.

         Cette année, une bonne saison d'entrainement qui m'a bien fait progresser. Et j'ai gouté aux distances "marathon", ça m'a donné confiance. Il manquait juste un peu de foncier pour digérer la distance. Alors quand je décide de prendre un long congé après la naissance de ma fille, prévue en Octobre, je me dis que c'est l'occasion ou jamais de pouvoir caser l'entrainement nécessaire sans trop gréver la vie de famille. La STL 2009, j'y serai.

      • 14h33: Yeeeeeeeeeeeehhhaaaaaaaaaaaaaaa (pas partir trop vite, pas partir trop vite, pas partir trop vite !!!!) 
        Je file à Voiron. Tous les préparatifs divers et variés m'ont quand même presque mis en retard et je suis obligé de piquer un sprint pour monter dans le train. J'y rejoins Bruno. Je pensais qu'on serait peinard mais c'était sans compter sur la fête des Lumières, le TER est bondé. Qu'importe, c'est quand même sans doute mieux que de le faire en voiture, surtout au retour. Une correspondance de 7mn à Lyon et on file vers St Etienne.
      • 17h16: Arrivé St Etienne. Opération CO, trouver le parc des expos.
          Un petit groupe de coureur se forme à la sortie de la gare. Le parc expo n'est pas loin, mais dans quelle direction? Un plan, un GPS, on trouve vite. Le hall est encore bien vide. Je récupère rapido mon dossard, valide la puce. Pas de T-shirt cette année, une jolie casquette technique. On trouve le tshirt et une belle polaire à vendre sur un stand. D'autres stands présents, mais peu de produits proposés, c'est light. Manque de place? On prévoit 10000 coureurs plus les accompagnateurs, ca va rentrer au chausse-pied.
      • 17h46: Maud et Tine en interview. 

         Maud Giraud, grande favorite, avec Martine Volay, probable top-5. Elles font un peu les folles devant la caméra, on attend un peu et avec les kikous on s'installe dans un coin stratégique où les prochains arrivés ne pourront pas nous rater.
      •  17h58: Le mustang, prêt à poutrer notre lutin, les absents ont toujours tord :-)

         
      Arrivée du Mustang enrhumé. Enfin il semble avoir une bonne forme quand même. Il rejoint notre petit groupe composé à ce moment là de Françoise et Xavhié, Badgone, Mysterjoe, Pégase, j'en oublie certainement. Puis les gars du CMI, puis... Ca arrive en continu, je me met un moment en mode économie d'énergie.

       

      • 18h30: Badgone transmet le livre d'or et la bleue a Pegase
         Faudra qu'on m'explique, mais la photo est transmiseen live :) 
      •  20h13: Pasta party au Flore.
         Ça, c'est l'idée du siècle. MamanPat et Blob reprennent avec succès une initiative des précédentes éditions et nous organisent une p'tite pasta party au Flore, où se trouve également l'apéro Raidlight (pas de Benoit?). 

         Un bon plat de pates bolo ou carbo, des toilettes sans 20mn d'attente, de la place pour se changer bien au chaud, c'est un méga luxe méga bon pour le stress d'avant course. Je mange avec Bruno, Mustang, Françoise et Xhavié. Puis nous rejoignent Golum et Totote, et enfin le Boss, ce qui me donne l'occasion d'aller me resservir un peu.


         On y parle courses passées et à venir, et évidement du choix des pneumatiques. Alors, route ou trail? Tine m'a dit plus tôt: "c'est la 14ème et j'en ai fait 13 en route, alors j'vais pas changer maintenant". Xavhié a souffert l'an dernier et est aussi de son avis. Heureusement, Golum prévoit par contre des trails car on pense que ce sera bien boueux. Et moi? Ben malgré mon affirmation sur le blog, j'ai les 3 paires de chaussures dans le sac. J'essaye juste de me persuader encore une fois que mon choix des Pegasus mixtes est LE bon choix. Jusqu'au dernier moment je resterai indécis. :)

      • 23h22: Départ dans 35mn. Température idéale, il a plu quelques gouttes mais pour l'instant ça tient.

         Une fois en tenue, on retourne dans le hall poser nos sacs. Impressionnant. En 2007 il restait de la place, là c'est presque devenu compliqué de circuler au milieu des coureurs. De toute manière, habillés pour courir il fait désormais trop chaud pour rester à l'intérieur. La température est clémente même pour le frileux que je suis, 6°C, le sol humide mais il ne pleut plus. Avec Bruno on file sur la ligne de départ, il n'y a encore pas grand monde. J'aurai pû me placer juste derrière les élites, mais on se retrouve à discuter avec deux kikous légèrement en retrait. 



      • 23h45: 15mn. Je suis pas sur de réaliser que je pars pour 68km. Mais qu'est ce que je fous la? Vite je veux partir et arrêter de cogiter.



          La dernière semaine, en vacances donc et avec trop de temps à tuer puisque je n'ai pas couru, j'ai fait ce que j'ai pus pour éviter de faire la course avant le jour J. Grosse focalisation sur les choix matériels, et finalement peu sur la course en elle même. Pas de relecture de récit, de détails du parcours. J'ai juste établis un objectif de 6h45 avec la fine analyse de Remy, et les temps de passage correspondants sur SoftRun.



         Et là, à 15mn du départ je sens la pression qui monte. Ça m'arrive rarement, sensation désagréable. D'un coup la distance me fait peur, je n'y arriverais jamais. Partir à 12-13km/h, j'vais droit dans le mur. Les chaussures, j'ai certainement pas pris les bonnes. Et pis je les ais trop serrées mais avec les guêtres c'est trop tard pour tout refaire, on est maintenant comme des sardines.

         C'est marrant parce qu'à table avec Golum on parlait déjà de la course au passé, du profil qui me correspondait bien, des futurs objectifs qui pourraient me tenter, le raid du Morbihan, la Puy-Firminy. Comme si finalement la soirée c'était déjà déroulée à merveille, une formalité. Et là je réalise que je suis quand même là pour 68km et que ça n'a rien d'une formalité. Les jambes ne tiennent plus, je piétine sur place.

      • 23h48: Derrière - la meute. Devant - les élites sont encore en train de s'échauffer.
          Dernier message avant le départ. Je retrouve cette ambiance particulière de course longue, cette "fébrilité contenue" qu'a très bien décrit ArthurBaldur. On est tous être au lit. On est certainement une belle bande de barges. Mais on est là et trop contents d'être là. C'est génial. On y va ou bien?

      • 0h00: Départ, km0.
          Je me faufile légèrement, premier virage prudent à l'intérieur, puis l'espace se créé avec les premiers gros boulevards. Trouver son rythme tranquille. Je me cale à un bon 12km/h comme prévu. J'suis bien mais pas tant à l'aise que ça. La pression est sans doute encore là, et les démarrages sans échauffement, c'est jamais vraiment ça. Beaucoup de spectateurs pour nous encourager. Comme j'étais assez bien placé, on me double plus que l'inverse, c'est normal. Mais dans les premières descentes le nombre de coureurs devant moi m'impressionne quand même, ca file vite devant.

         Je passe MamanPat, puis le Boss qui n'est pas au mieux avec un genou mal huilé. Après quelques kils, Yannick me double et m'informe qu'on a passé Tine. Je sais qu'elle part prudemment, et m'attends à ce qu'elle me reprenne dans les premières montées. Plus loin sur les premiers chemins je pense reconnaitre Alexandra Rousset, habillée Raidlight de la tête au pied (remarque moi aussi), et qui me semble bien à la peine si tôt dans la course. J'aime bien me positionner par rapport aux féminines, je sais que dans mes bons jours je suis capable de jouer le podium féminin, et elles sont généralement moins "têtes brulées" que les hommes au départ. Étant parti derrière les élites, je ne sais pas combien d'autres féminines sont devant et suis quand même surpris de rattraper une des favorites.

      • 1h02: 1h. 11km. Même pas le temps de marcher. Nuit claire, superbe. Tout baigne
          A Sorbier la première montée sur bitume est raide et j'en profite pour lire les SMS d'encouragement du départ. Mais mes souvenirs de 2007 me rendaient l'ensemble du parcours plus raide qu'il ne me parait aujourd'hui, et finalement il y a peu d'endroit ou je suis vraiment obligé de marcher et je n'ai pas le temps d'écrire. Le cardio est un peu haut, mais je ne force vraiment pas sur les jambes, tout baigne donc.
         A l'heure je m'arrête pour m'alimenter. Derrière moi la rivière de frontales est superbe. La lune presque pleine éclaire l'ensemble à travers un léger voile nuageux, on voit encore StE et ses lueurs au fond, dans quelques kilomètres on aura une vue lointaine sur Lyon à l'opposé. Voilà pourquoi j'adore cette course, c'est magnifique, j'suis trop content d'être là.
      Photo d'@lex38, un peu plus réussie

         Je m'éloigne dans un champ pour tenter un cliché qui s'avère minable. Pas le temps de faire mieux, si seulement le portable en est capable. Je décide que ca n'en vaut pas la peine et ne ferait plus de photo de la nuit. Dommage, j'ai réalisé après coup que j'aurai pus faire quelques portraits des coureurs rencontrés.
      • 1h27: Ravit 1. Nickel. En 2007 j'y arrive en 1h35 sur seulement les 17km. Dingue
          J'arrive à St Christo, 16km, en 1h23, pile dans le chrono prévu, 282ème. Même si je l'avais remarqué en réalisant mon pense-bête des temps de passage, j'hallucine un peu d'avoir amélioré de 12mn sur cette portion alors que je suis parti moins vite et que j'ai tout fait bien en dedans. En fait je pensais arriver ici avec du retard sur mon plan de marche, et suis un peu étonné d'être déjà là.

         Je ne m'arrête pas au ravitaillement, j'ai tout ce qu'il faut à manger pour tenir la course, pas mal de boisson énergétique dans le camel et encore de l'eau dans mon bidon sur la bretelle du sac. A la sortie, les spectateurs présents dans la petite montée se marrent en me voyant utiliser mon portable en marchant. Je termine la rédaction du tweet juste en haut pour reprendre ma course. Le temps gagné au ravitaillement m'a permis de rejoindre Yannick, on attaque la belle montée suivante ensemble, et c'est là que je fais mon ravitaillement, tranquillement en marchant.

         A partir de là je découvre le parcours. Un panneau annonce "50km" avant l'arrivée. Sont pas malades de mettre un truc pareil, ils veulent qu'on s'arrête tout de suite ou quoi?
      • 2h01: Moreau, km22, 299ème.
          Encore pile dans le timing, sans avoir un seul instant cherché à le faire. J'ai fait toute la portion avec Yannick. Il me largue un peu en montée, je le rattrape tranquillement sur le roulant. Les chemins sont bons, pour l'instant moins gras qu'escompté et peu dégradés par le passage des premiers, il y a quelques grosses flaques à éviter. Mais c'est vrai que je suis plutôt bien placé et je peux choisir mes trajectoires. Perdu quelques places dans les montées, prévisible, même si on trouve que certains grimpent comme s'ils étaient sur 10km, ca va se payer, la route est encore longue !

         Au ravito je remet un peu d'eau dans le bidon. Et je m'étire quelques secondes à la sortie.
      • 2h40: Ste catherine. Pas mal, sauf mollet droit qui tire depuis départ. On fait avec. Toto va me rattraper dans cette montée.
         Déjà Ste Catherine, la mythique Ste Catherine? Ça passe à une vitesse. Km28, j'y arrive en 2h33 et 277ème, gagné 5mn sur l'objectif grâce aux descentes. J'ai perdu Yannick à la sortie de Moreau. Mais récupéré Toto qui arrive juste derrière moi au ravito, où je m'arrête encore de manière express. On fait l'élastique comme avec Yannick, mais encore plus prononcé, Ce qui fait qu'on court peu ensemble mais qu'on se double régulièrement, c'est sympa. Je m'attends donc à ce qu'il me récupère sur la suite du parcours.

         Depuis le départ j'ai une douleur qui tiraille entre le mollet droit et le talon d'Achille. J'ai d'abord pensé qu'elle passerai après quelques kilomètres, ça m'a obligé à partir cool, mais elle n'a fait que s'intensifier. Ça me gêne surtout en montée, un peu au train à plat et pas du tout en descente. A ce moment de la course elle devient franchement pénible et si ca m'empêche pas de courir, je comprend qu'il va falloir faire avec jusqu'au bout et je me ménage autant que possible pour ne pas qu'elle devienne insupportable.

          Heureusement le parcours est surtout descendant sur cette portion et je m'en sors plutôt bien.
      • 3h36: St Genou. Forme ok. Mollet tiens. J'arrive à dérouler sur le plat, monte doucement et m'amuse bien en descente. Les premiers relais passent
         J'arrive à St Genoux, km34, en 3h28, 221ème. Presque 1h depuis Ste Catherine et je n'ai pas vu le temps passer. Faut dire que ce n'était presque que de la descente et que je me suis amusé comme un p'tit fou. Sans jamais forcer, je passais un max de coureurs et la descente du bois d'Arfeuille, réputée et redoutée, fut un vrai régal.

        Le ravito est dans une jolie grange et j'y fait une pause à peine plus longue que d'habitude, je me laisse tenter par des morceaux de banane et perd un peu de temps à les éplucher. Mon plan de marche à été élaboré avec 2mn d'arrêt à chaque ravitaillement, je peux donc me permettre. La douleur au mollet est toujours présente mais presque moins. Soit je m'habitue, soit mon corps s'anesthésie lui même, m'enfin ça me gêne moins pour courir.

         Dans la montée qui mène au ravito j'ai prêté mon portable à un coureur qui a paumé le sien, il donne rdv à son interlocuteur pour 7h à Lyon. C'est marrant parce qu'à mi course, je suis bien dans le timing prévu pour 6h45, en super forme, et pourtant toujours conscient que le plus dur est à venir. En tout cas je me garderai bien de donner une quelconque heure d'arrivée si loin du but. Reste 34km, une paille !

         En sortant du ravito je croise Toto qui y rentre, mais je m'attends toujours à le voir me rattraper plus loin. Les premiers relais à 4 passent comme des fusées. Enfin les 3 premiers, et je les attendais plus tôt. Après c'est le trou, il faudra un certain temps avant d'en voir de nouveaux. Ils courent dans toutes les montées, on les encourage. Et au final je ne me ferai passer que par 36 équipes, pas de quoi être gênant à ce niveau de la course.
      • 3h37: Et merci à vous encore debout, vous êtes formidables
         Ho que oui, vous êtes formidables. A 3h30 du matin je reçois encore quelques salves de SMS, la sister qui encourage, le Fred qui m'annonce les difficultés ou descentes à venir. Enorme. Il y a de plus en plus de moments ou je cours seul, c'est agréable aussi, mais ne suis en fait jamais vraiment seul, je me sais suivi, on attend mon prochain pointage.

         Certains m'ont demandés si je n'avais pas perdu un peu de temps à jouer avec mon téléphone. Très peu, puisque je le faisais dans les montées en marchant. Et ca m'a par contre apporté un surplus de motivation qui n'est certainement pas négligeable.

         Bon pour la petite histoire j'ai quand même fini ce tweet en courant sur une partie plane et me suis farci deux belles flaques d'eau. Ça m'a bien fait rigoler mais j'ai rangé le portable avant de faire vrai vol plané :)

      • 4h20: Passé les 42km, maintenant inconnu. Arrivée Soucieu interminable. Dur pour les jambes.
         Soucieu, 45km, 4h15, 156ème, pile dans le timing, mais moins frais qu'espéré. A St Genou j'avais pris 5mn de retard sur mon plan, ce qui m'avais un peu étonné car j'avais eu l'impression de bien descendre. Je n'ai pas pensé que l'erreur venait peut être de l'estimation SoftRun, la position du ravito ayant peut être un peu changé (annoncé km34 et sans doute 1km plus loin). La mi-course passé, j'ai commencé malgré moi à m'occuper un peu plus de l'allure et du temps d'arrivée. Les 6h45, c'est bien, mais si j'peux aller chercher la Sainté d'Or, faudrait pas non plus se priver.

         J'ai par contre un peu sous-estimée cette partie du parcours. Sur le plan, j'y voyais une longue descente jusqu'au ravito de Soucieu, je pensais pouvoir y grignoter un peu de temps. Le hic, c'est qu'après certaines portions pentues, la suite fut plus douce que je m'y attendais, et le final même franchement plat voire montant, obligeant à tenir un bon train et pas seulement se laisser dérouler. Et comme je m'applique à tenir mon 12km/h du départ, j'arrive à Soucieu avec les jambes bien entamées, mal aux hanches d'avoir tapé dans la descente sur bitume, mal aux cuisses d'avoir forcé l'allure. 

         Pour la première fois je prend mes 2mn de pause au ravito. Je m'étire un peu, fait quelques assouplissements. Puis me force à repartir vite vite avant de trop réfléchir.
      • 5h07: Dans la montée avant Beaunant. Dur. J'avance encore sur le plat mais j'en chie. Étonnant :-) 
         L'allure n'est plus aussi fluide après Soucieu, mais la descente jusqu'au Garon me permet de garder une bonne vitesse, toujours avec l'objectif 6h30. Juste avant le petit pont de fer, un panneau 20km, il est 4h33. Il me reste moins de 2h pour rejoindre Gerland, je sais qu'il reste quelques bosses et qu'il me sera dur tenir les 10km/h de moyenne. C'est mort pour la Sainté d'Or, faudra revenir.

         Petite baisse de moral? En tout cas j'ai maintenant un putain de mal aux canes, une douleur que je ne connaissais pas, mais qui ne me surprend pas vraiment. J'ai parcouru 50km à bon rythme et j'ai les jambes défoncées, faudra faire avec jusqu'à l'arrivée, bienvenu dans le monde de l'ultra. Et puis avec mal partout, je ne sens presque plus la douleur sous le mollet droit. Ce qu'il y a de bon c'est que je ne sais pas encore si je vais tenir le chrono, mais quelque part je sais déjà je vais y arriver, aucun doute sur ce point.

         Je monte au ralenti jusqu'à Chaponost, ville fantomatique un peu désespérante. Pas un spectateur, les écarts sont parfois conséquents avec d'autres coureurs même si j'en ai toujours un en vue, je pensais pas courir aussi isolé à un moment de la course. C'est franchement pas la partie la plus fun et je prend mon mal en patience, que ca se termine, vite. Sur le plat j'arrive à bien dérouler vers 11km/h, en fait ca me fait aussi mal que je traine à 9 qu'en courant à 11, alors autant avancer. Par contre au moindre faux plat je suis scotché et les descentes commencent aussi à être douloureuses. Comme j'ai baissé d'intensité, j'aurai même presque froid, à moins que ce soit l'humidité matinale, d'autant qu'on contourne un lac..

        Après un léger creux ou les veilleurs de nuit sont partis se coucher, mon père a pris le relais et je reçois de nouveaux SMS. J'apprends ainsi que je suis autour de la 150ème place, j'ai du mal à le croire sur le moment, je ne me voyais pas mieux que 500ème au départ.
      • 5h32: Beaunant. Montée du viaduc. Et merci papa.
         Le panneau "15km" me redonne le pechon que le panneau "20km" m'avait enlevé. Dans ma tête c'est fait, j'y suis, rien ne peux plus m'arriver, GAZ! Je descend jusqu'au ravitaillement de Beaunant avec les jambes explosées mais une bonne gouache, je plaisante avec les autres coureurs et bénévoles. Un bon café chaud et je repars. Alors a quoi elle ressemble cette montée du viaduc, depuis le temps que j'en entend parler? Bon, c'est raide. Mais c'est la dernière. Je marche sans trop de problème, monte à mon rythme, ca passe mieux que prévu.

         Traversée de Ste Foy, je relance dès que je peux et suis cette longue ruelle pénétrante jusqu'au pied de Fourvière, au train. Un dernier coup de cul. Je l'attendais celle là, beaucoup en ont parlé sur le parcours, elle ne me fait pas peur. De l'énergie, j'en ai encore un max, j'en garde depuis un moment pour les quais. Pas au point de courir puisque j'ai trop mal aux guiboles, mais en marchant ce n'est pas un problème et elle est finalement assez courte, j'en profite pour m'alimenter une dernière fois. En haut c'est même la délivrance, plus de montée, je peux maintenant sprinter vers l'arrivée. Je dévale autant que possible jusqu'au ravito, je serre les dents ca tire sur les hanches mais ca passe, c'est aussi la dernière descente.
      • 6h11: Lyon Centre, 63km, 136ème.
         Dernier ravitaillement. J'ai quasiment fini ma boisson énergétique, pilpoil. Je remet un peu d'eau en express dans mon bidon et file sur la passerelle. Panneau "5km", j'suis bon pour les 6h45 mais faut pas trainer. Je me cale d'entrée sur les 12km/h. Est ce que je peux tenir les 5 derniers à 12km/h? Ben faut le tenter, ca fait mal, ça tire, mais ca fait aussi mal de courir moins vite alors ça durera moins longtemps... On zigzag dans Lyon, je ne vois plus rien, j'suis au taquet, relance dès que possible. Un dernier pont qui fait mal aux canes, on descend sur les quais. Et c'est parti, ces satanés quais tants redoutés, en tout cas par moi bien plus que les montées de Ste Foy ou Fourvières. Je me demande bien pourquoi, c'est que du plat...

         J'y ai couru la fin des 10km de Lyon en 2008, avec un vent de face, interminable. Là je me pose pas de question, au taquet. Je double quelques solos, même des relais je crois. Sur toute la durée de la course j'ai encouragés la plupart de ceux que je doublais, interrogés tous ceux qui marchaient pour savoir s'il allaient bien, mais là c'est plus le moment. Je deviens un parfait autiste et ne me concentre plus que sur ces 5, 4, 3 derniers kils? Ils ont pas mis de panneaux pour les derniers kils? Grrrrr. Ca n'avance pas, déjà 10mn que j'suis à fond, j'tiendrai jamais. Allez allez allez, la montre est peut être mal calibrée, ya peut être plus de 5kils, allez allez.

         Arrêt. C'était pas à gauche là? Ma mémoire asphyxiée me joue des tours. Hésitations, j'ai quand même pas raté un balisage, si près du but? Merde merde merde, j'fais quoi? Bon allez file, ca doit être devant. Et c'est reparti, toujours au train. Enfin, des spectateurs, on m'indique. J'en remet une couche. Le stade, des flambeaux. Et je sprint.

          T'es con ou bien? T'as fait 68km, tu t'es trainé dans toutes les montées, t'as perdu du temps à discuter, ramasser des gus qui se sont gaufrés, prendre des photos, t'as lâché l'affaire de la Sainté d'or ya déjà 20 bornes et là tu sprint à 15km/h alors que t'as pas un gus devant, personne à la ronde, tout ça pour gagner 3 pauvres secondes? Ben ouaih. Et j'aime ça. Et comme j'suis vraiment à la masse, j'arrive en étant juste content d'être encore capable de sprinter, et je ne pense même pas à regarder mon chrono à l'arrivée, obligé d'attendre les résultats officiels :)
      • 6h44: Yeeeehaaa. Sous les 6h40 ! ! ! Les 5 derniers au seuil à 11.5. J'y crois pas. :)

         C'est fait. Dingue. J'ai fait la SaintéLyon! Avec un super temps. 6h37mn58s. Génial. Et 125ème, sur 5000 au départ, 3600 à l'arrivée. Doublement génial et inespéré, je me rêvais pas mieux que dans les 500 premiers. Et j'arrive sans être à l'agonie, encore capable de tenir les 5 derniers aussi vite que les 5 premiers.  Ho patate !

         C'était l'objectif prioritaire, se faire plaisir sur toute la durée de la course, et à part 5km un peu dans le dur, c'est du 100%. Trop content.




         Jean Michel Touron me tire le portrait à l'arrivée. Je suis sur mon nuage, je crois lui faire un petit signe mais je plane gravement, les souvenirs s'emmêlent. Visiblement, en fait je suis carrément en face de lui avec Pascal, le célèbre homme à la chemise Hawaïenne, 10ème participation. Je tourne en rond dans l'aire d'arrivée, je ne sais plus ou j'habite. Toto arrive quelques minutes plus tard, on discute, il me prend en photo.


       
      • 7h08: Winner. Trop content. Bon la ya l'acide qui monte grave, je sens que la suite va être terrible. :-)
         20mn que je suis arrivé et je suis toujours là, benêt, sur l'aire d'arrivée :) Bon je commence quand même à me refroidir et je sens l'acide lactite qui m'envahis les jambes. Quelques mots pour féliciter la seconde place de Catherine Dubois, elle termine 4mn devant moi. Je suis donc sur le podium féminin. Je file aux douches... des hommes. Et des hommes des cavernes, elles est glacée. Parait qu'elle est redevenue chaude après, j'aurai dû m'arrêter aux ostéos.

         Bruno me rejoint par hasard aux vestiaires, il fait également une bonne course en 7h26, avec malheureusement quelques crampes dans le final qui lui font rater les 7h. Une douche glacée, un bonheur, on file manger tant bien que mal un nouveau plat de pâte, à 8h du matin celui là a du mal à passer. Je cherche un peu de monde du regard, sans repérer qui que ce soit. Je sais que beaucoup sont encore en train de courir.

         J'ai un sac énorme, je commence à avoir mal partout, difficile de se remuer au milieu de toute cette foule. J'aurai aimé attendre quelques heures, j'ai de nombreux potes qui vont arriver, je pourrais voir et partager leur bonheur d'être finisher. J'aimerai attendre les podiums aussi. Mais la fatigue commence franchement à nous tomber dessus et avant que cela ne devienne un total plan galère, on profite de nos dernières forces pour filer rejoindre le métro.
      • 9h00: Vu Totote, Golum et Mathias sont arrivés. Pas vu les autres. Pour moi fin du suivi, je file à Part Dieu dormir dans un Ter. A+
         Fin de transmission. Tel un pingouin au dernier stade de l'arthrose, on se traine jusqu'à Part Dieu. Décidément le train était une bonne idée, même si je ne pourrais pas m'allonger je n'ai pas la voiture à conduire. Deux petites heures de sommeil et j'accueillerai les crossmen de Voiron pour le gouter, j'suis toujours un peu sur ma planète, paumé quelque part entre Moreau et Soucieu, mais leur visite me fait bien plaisir.

         Une bonne nuit et le gros des douleurs sont passées. Le lendemain je peux marcher presque normalement même si les courbatures musculaires ont pris la suite, moins qu'attendu. Le mercredi il n'y aura plus rien. En profondeur, la douleur au mollet droit s'est avérée être une tendinite du tendon d'Achille, repos obligatoire jusqu'à fin Décembre pour pouvoir repartir à neuf en 2010.
      • Conclusion
          Une course presque parfaite. L'orga au poil ce qui ne doit pas être simple avec 10000 gugus dans la nature. Un parcours qui me convient effectivement très bien, roulant comme il faut, même si après Soucieu c'est quand même moins joli/marrant. Une météo dont on aurai jamais rêvé en début de semaine, des chemins finalement assez propres et faciles, tout ce qu'il faut pour faire un bon temps, la perf' de Malardé en atteste. Et d'un point de vu perso, que du bonheur, la satisfaction d'avoir tenu tous mes objectifs, du plaisir de bout en bout, une arrivée en bonnes conditions et avec un super chrono.

         Du point de vu de l'équipement, on est proche du sans faute également. Aucune gêne de ce que j'avais sur le dos, presque chaud au départ, un peu froid pendant quelques minutes à 5h, enfin rien de méchant. J'ai vidé sur la longueur les 1.5L de boisson énergétique qui étaient dans ma poche à eau, le bidon que j'avais sur la lanière du sac me permettait, à moitié remplis, de tenir en eau d'un ravito à l'autre, sans qu'il soit non plus trop lourd ni encombrant. J'ai emporté un peu trop de gels et barres d'amandes sur moi, mais cela m'a permis de me ravitailler quand bon me semblait et de ne perdre qu'un minimum de temps aux ravitaillements, alors que j'ai souvent tendance à y trainer. Question chaussure, aucune ampoule ni gêne particulière. Vu l'état des chemins, ca serait passé sans problème avec des Vomero ou même encore plus routier, mais les Escape étaient globalement très bien et je n'ai pas regretté mon choix. Il n'y a que la longue descente vers Soucieu ou ca tapait un peu, mais je ne pense pas que mes douleurs aient été causés spécifiquement par les chaussures, plus par les kilomètres.

         Évidement je remercie le coach pour son plan d'entrainement, mes choix de courses éclectiques ne lui facilitent pas toujours la tache et il a su combiner comme il faut l'enchainement Marseille/Cassis - Saintelyon. Les partenaires de l'ALE pour la motivation apportée à chaque séance, on peut leur attribuer une grosse partie de ma progression 2009. Merci aussi au voisin Eric pour les 15 jours intenses avant la course. Même bien motivé, il m'a bien aidé à faire du volume avec ses relances quotidiennes et j'écoutais avec attention ses remarques d'ultra-traileurs. Enfin les 3D-Trail pour leurs conseils, je n'aurai peut être pas tenté/réussi ce chrono sans l'avis éclairé de Remy.

         Et pour terminer un énorme merci à Madame et la petite famille d'avoir supporté les contraintes du volume d'entrainement, ainsi qu'à tous ceux qui m'ont suivi pendant la nuit. On se refait ça en 2010? C'est qu'il y a l'or à aller chercher :)
       
      La relève, le plus fier de mes supporters (voir récit 2007)
      Résultats:
      Hommes: 
      1. Christophe Malardé - 4 h 52 mn 36 s
      2. Emmanuel Gault - 5 h 05 mn 44 s
      3. Michel Verhaeghe - 5 h 10 mn 13 s
      126/3661. Moi - 6 h 37 mn 58 s
      1880. Median - 8 h 59 mn 30 s

      Femmes: 
      1. Maud Giraud - 5 h 54 mn 23 s
      2. Catherine Dubois - 6 h 33 mn 59 s
      3. Anne-Sophie Austrui - 6 h 46 mn 10 s

      Chiffres:
      • Total: 6h38, Dist = 69km - 1300 m D+/1700m D-, VMoy = 10.4 km/h
        • Ravit 1 - St Christo: 1h22'46 - 282
          • Panneau "50km": 1h38'32
        • Ravit 2 - Moreau: 2h01'02 - 299
          • Panneau "45km": 2h08'21
        • Ravit 3 - Ste Catherine: 2h32'44 - 277
          • Panneau "40km": 2h37'37
          • Panneau "35km": 3h08'36
        • Ravit 4 - St Genoux: 3h28'09 - 221
          • Panneau "30km": 3h40'40
          • Panneau "25km": 4h04'48
        • Ravit 5 - Soucieu: 4h14'55 - 156
          • Panneau "20km": 4h36'15
          • Panneau "15km": 5h09'02
        • Ravit 6 - Beaunant: 5h26'52 - 142
          • Panneau "10km": 5h44'34
        • Ravit 7 - Lyon : 6h10'58 - 132
          • Panneau "5km": 6h11'37
      • Cote Rodio: 1135
        Courbes: