lundi 5 décembre 2011

Saintelyon 2011 - La revanche d'humi(l/d)ité

  Par quoi je commence?

  Une reprise d'entrainement en Septembre, des lombaires un peu récalcitrants en Octobre (merci Fred), mais une série de bonnes séances d'entrainement en Novembre. J'ai retrouvé de la vitesse, et la grosse patate à J-15. L'enchainement Semi de Vénissieux - Cross de St Egreve montre que j'ai également un bon seuil et un minimum d'endurance. De quoi confirmer la victoire de 2009 et envisager sereinement de s'attaquer aux 6h30 que j'avais laissé filer entre Soucieu et Beaunant.

  Le matin du jour J, ou de la nuit N, mal dormi, j'suis dans un moyen coltard. Est ce la pression? J'ai du mal à me projeter sur la course, me demande si je ferai pas mieux de la faire en mode touriste. Quelques heures plus tard, Remy & Mickael passent me chercher et on chope une navette à Gerland. Bondée et surchauffée de coureurs en lycra, on entre dans l'ambiance, je commence à sentir la motivation qui monte.

  Au parc des expos on récupère nos dossards "Elite". J'ai en effet le bonheur d'accéder au sas préférentiel sur la ligne de départ. Certes le chrono visé devrait me permettre de rentrer dans les 100 premiers, mais me voir mentionné "outsider" sur un site web m'a doucement fait rigoler. Dans le meilleur des cas, les vrais élites vont quand même me mettre dans les 1h30, presque 1/4 de mon temps de course !

  Quoi qu'il en soit j'suis bien content de ce status privilégié, merci Michel. Dehors il flotte plus ou moins continuellement. Après m'être posé quelques temps dans le hall avec Philippe, un de nos autres collègues d'entrainement, je laisse mes trois compères et file au Flore pour diner avec la bande de Kikous. Je fais un tour des tables pour dire bonjour mais ne reconnaitrait pas grand monde. Magie des forums où l'on peut se côtoyer régulièrement sans mettre un véritable nom et visage sur une personne. Je m'installe en compagnie de Corto, MamanPat, Sarajevo et deux de ses potes. Un bon plat de pâtes assaisonné de diverses vannes sur mon statut de "champion", heureusement que je ne suis pas le seul à avoir un dossard à 2 chiffres :)

  Les ultraluminés de la LyonSaintéLyon débarquent et nous donnent quelques infos sur l'état du parcours. C'est plus gras qu'en 2009 mais praticable, ya du vent glacial sur les crêtes mais on l'aura de dos sur le retour. Bravo les gars, repartir après 69km et deux grosses heures de pause, ce doit être un truc de fou. Cela me permet aussi de visualiser quelques noms bien qu'ils ne me connaissent pas forcément, Arthur en tête mais également Biscotte et quelques autres acolytes. Toujours présent, Mister JMT, spectateur photographe en 2009 et qui m'avait accueilli avec son éternel sourire à l'arrivée. S'il savait, sa photo de l'époque va certainement sauver ma course...

  Vers 22h je file m'équiper bien au chaud dans la salle voisine. Ya pas, cette organisation un peu parallèle me va vraiment bien. J'aime bien la grosse foule de l'évènement, mais être un peu à l'aise pour se préparer et ne pas faire 30mn de queue pour les toilettes, c'est un luxe que je ne me refuse pas. Je retourne dans le hall vers 23h pour poser mon sac, et tombe par hasard sur la bande des autruches. Magali semble prête pour affronter sa première nuit en solo, on avait fait participé à la même équipe lors de notre première édition en relais en 2007. Solide elle fera visiblement une bonne course et termine en 10h, bravo.

  Plus d'échirolliens en vue, à force de dire bonjour à droite à gauche j'ai dû les rater. Dehors il pleuvouille toujours un peu. Tant pis pour le départ des relais, je fait un peu les 100 pas dans le hall maintenant quasi vide et vers 45 part en trotinant pour rejoindre le stade Geoffroy Guichard, à moins de 2km. La ligne droite du départ semble interminable tandis que je la longe via la voie réservée, quelques coureurs se retournent et doivent se demander qui est cette tête inconnue. Sur la ligne je souffle quand même, il y a du monde parmi les "privilégiés" et je ne suis pas en première ligne. J'aide Monsieur Breuil à enjamber la barrière pour nous rejoindre, Ludo Pommeret le suit ainsi que quelques autres têtes d'affiche, Eric Legat, est 2 rangs devant nous, Manu Gault à droite, et j'en passe. J'suis assez peu du genre "Fan De", mais c'est vrai que ça impressionne quand même un peu.

  Musique, départ. Salutations distinguées avec Remy que je laisse vite partir, idem avec Mickael. A l'inverse c'est moi qui dépose MamanPat en lui souhaitant bonne course avec son garde du corps qui la protège de la marée humaine qui fond sur eux. Je prend mon allure. Le bitume défile et jusqu'à Sorbiers les sensations sont pas vraiment bonnes ni franchement mauvaises. Ca m'inquiète peu, moi le genre diesel j'suis pas fait pour les départs canon et il me faut une grosse demi-heure pour me mettre en jambes. Légèrement balloté sans doute d'avoir trop bu avant le départ, les premières côtes de Sorbiers me font rentrer dans la course, l'allure baisse, le ballotement disparait, ça va bien.

  On a commencé à rattraper les derniers relais plus tôt que je l'avais prévu, dès la 25ème minute pour moi. C'est assez rare de voir l'arrière du peloton et sans moquerie, l'écart de vitesse est plus important que je l'aurai cru. Il pleut, pas le gros déluge mais quand même franchement même si on s'en rend pas trop compte, ça se voit à la lumière des lampadaires. Pour autant je suis parti sans le coupe-vent et ça ne me gêne pas. On attaque les premiers chemins, le circulation est dense au milieu des relais, mais on trouve toujours le moyen de passer. C'est réellement moins pire que je le redoutais et ça le restera tout au long de la course.

  St Christo premier pointage, sur les bases de 2009 et des 6h30. Comme prévu je zappe le ravito et m'alimente dans la monté du Gachet qui est juste après. "Faut pas gacher l'temps" me dis-je en me marrant, ils se reconnaitront. Moreau arrive vite, je suis de mieux en mieux, bien content d'être là. Super content même. La densité de coureur oblige à trajecter un peu plus qu'en 2009, les chemins sont un peu plus boueux et glissant mais c'est gérable même avec mes chaussures de route, pas de problème d'adhérence à la montée comme à la descente. J'ai l'impression de plutôt bien gérer, déroulant quand je peux mais sans jamais vraiment forcer. Le plus chiant à la rigueur est que les pieds ont tendance à un peu trop chasser en latéral quand le chemin n'est pas vraiment plat, je sens que ça travaille au niveau des genoux et je me demande ce que ça va donner sur la longueur. Mais pas sûr que des trails m'auraient donnée plus d'adhérence.

  Descente comme je les aime sur Ste Catherine, juste avant le ravito j'ai une semelle qui se barre dans le pied droit et me retrouve avec le pied en butée à l'avant. En cause sans doute l'humidité/boue, et un lacet retrouvé légèrement "lache" malgré une sensation d'avoir trop serré au départ et un double noeud toujours présent. Chaussure relativement neuve qui aurait travaillé avec l'humidité? Va comprendre. Je fais un arrêt express pour repositionner tout ça, ça ne bougera plus.

  Dans les bois qui mènent à la descente de l'Arfeuille, je commence à ressentir une certaine lassitude dans les jambes. Mes souvenirs de 2009 sont flous à cet endroit, mais j'avais eu plutôt l'impression de "survoler" l'étape. Je tente de me rassurer en me disant qu'on oublis vite les mauvaises sensations, surtout comparé à la suite. Pourtant je sens bien que dans la descente pourtant rigolote je ne peux pas me lacher comme je le fait d'habitude et que je suis obligé de gérer pour pas me cramer. Ça m'empêche pas de descendre plus vite que tout le monde, relais compris, mais c'est pas vraiment ça. Pas musculaire, plutôt un état général. Ya une règle en ultra "la forme, ca revient". Bon on s'alimente et ya qu'à patienter.

  J'arrive à St Genou et là plus de doute, je manque de jus. Bizarrement le chrono est toujours bon et je suis dans le tableau de marche. Il a bougé ce ravito, c'est une tente et plus la grange sympathique (mais exigüe), du coup j'sais pas bien si on est vraiment au même endroit. Ça devrait quand même me remotiver, mais question sensation c'est la bérézina. Quelques douleurs minimes, les genoux un peu à cause des appuis fuyant (tendon du quadri), mais la pluie a cessée et le terrain va s'améliorant. Un peu les ischios aussi alors qu'ils me laissent généralement tranquilles et qu'on à peine attaqué les parties descendantes, m'enfin rien de bien gênant. Par contre je commence vraiment à me sentir vide, batterie à zéro. En seulement 35km? J'ai beau faire le point, je comprend pas. Depuis le début je gère, je sens bien que musculairement j'ai pas forcé et je me suis alimenté correctement. Et si mon entrainement un peu léger en volume pouvait laisser entrevoir quelques difficultés sur la toute fin de course, là c'est quand même très très tôt.

Photo: Maxime Jegat
  Peut être une petite erreur, pour éviter de tergiverser je limite au maximum l'arrêt au ravito et me contente de refaire le plein d'eau. Après tout j'suis chargé comme un sherpa et j'ai tout ce qu'il me faut à manger, autant filer. Mais la longue descente qui mène à Soucieu se transforme en calvaire. Je sens bien que je réduit l'allure et sur ces douces pentes, que ce soit sur chemin ou bitume, j'avance plus. Le chrono s'envole, du moins c'est ce que je crois. Tant pis, j'en fais mon deuil et j'arrive à calculer qu'en réduisant l'arrive, je devrais quand même terminer autour des 7h, c'est pas grave. Mais il est où ce ravito? Ca devient de plus en plus dur et sur les faux plats qui mènent à Soucieu je suis même obligé de me mettre à marcher. Au 42ème kil? Ahhh là ça le fait pas. Quelques kikous m'encouragent en passant, je reconnais Yannick avec qui j'avais partagé un bout de chemin ya 2 ans: "le ravito n'est pas loin". J'sais bien, mais quand ça veut plus... Si j'avais eu la présence d'esprit de regarder mon antisèche, j'aurai vu que je suis arrivé à Soucieu avec seulement 2mn de retard par rapport à 2009... Pas sûr que ça aurait suffit à me transcender, mais je me croyais beaucoup plus à la rue...

  Entrée dans le gymnase de Soucieu avec le moral au fond des chaussettes. Ya la frangine qui explose son forfait SMS en prétextant une insomnie enfantine, des sacs à vin qui finissent leurs bouteilles en m'encourageant, ça me fait marrer mais ne suffit pas pour recharger la batterie. Je l'avais pourtant répété au diner, "s'arrêter à Soucieu, c'est l'abandon assuré". Oui mais là j'suis vidé, plus rien. Alors soluce de secours, prendre son temps, refaire le plein, et tenter de retrouver un chouilla de motivation pour continuer. Le chrono est définitivement mort mais c'est pas ce qui me dérange le plus. Là vu mon état de forme, j'suis même pas sûr de pouvoir courir jusqu'au bout. Il est 4h30, 22km en marchant, c'est dans les 5h de rabe pour rejoindre l'arrivée. Arriver coute-que-coute en marchant, j'ai déjà donné sur le raid du Morbihan cet été, une fois par an c'est assez pour satisfaire mon masochisme latent. Le gros hic c'est qu'étant particulièrement frileux, autant un 21 Juin j'ai supporté de marcher dans la nuit, autant un 4 décembre même particulièrement doux, je sens le gros plan galère ou je vais claquer des dents avec une couverture de survie sur le dos. Évidemment à ce moment là tout est noir, j'suis définitivement pas fait pour les course de plus de 30km, j'avais me remettre au cross Saucisson plus adapté à mon potentiel d'entrainement, n'en jetez plus la coupe est vide. :)

  Je mange quelques morceaux, prend un café. Je quitte également mon débardeur trempé de sueur et remet le Mizuno thermo à même le corps, enfile le coupe-vent pour tenter de me réchauffer. Les minutes filent, l'envie de repartir ne vient pas, j'ai définitivement trop peur du froid. Je zieute les passants. Certains sont en plein rush, à peine le temps de reconnaitre Philippe, je le hèle mais il s'envole vers la sortie. Va, pas le courage de lui courir après, il s'en va pour finir sous les 7h, génial. Ogo avec qui j'ai echangé quelques mots à Sorbier n'est par contre pas bien frais non plus, et j'sais pas vraiment comment l'aider. Je ne sais pas non plus ce que j'attends, un déclic, l'arrivée de MamanPat qui si elle tient son chrono ne devrait plus être loin, n'importe quoi d'autre qui pourrait me remotiver. A 5h le déclic se fait, mais dans le mauvais sens. Trente minutes que je suis là, ras la frontale, j'arrive pas à me réchauffer, je lâche l'affaire. Pas de navette avant 7h, je tente d'appeler Eve qui est 4ème relais, logiquement dans les parages puisque j'ai doublé ses amies avant St Christo. Effectivement elle est prête à partir à l'extérieur du gymnase. Je lui lance un SOS, elle me répond compatissante avec le numéro de tel de sa copine, encore dans Soucieu et qui peut donc me rappatrier en voiture jusqu'à Lyon.

  Voilà, c'est pas glorieux, j'suis pas blessé ni totalement cassé en 2, mais si je sais que je vais le regretter ensuite je ne me vois vraiment pas tenter la pneumonie en continuant. J'ai rien à prouver, rien à gagner. J'appelle. Pas de réponse. Je temporise, continue à regarder les coureurs affluer. Deuxième tentative, répondeur. Tandis que je laisse un message, je tombe sur Pascalou, illustre coureur à la chemise Hawaienne. Il est vautré contre un mur et je vois immédiatement que c'est pas non plus un jour avec. On avait terminé quasiment ensemble en 2009, et c'est justement avec lui que Jean Michel Touron m'avait tiré le portrait qui allait illustrer mon récit. Je lui demande "C'est le genou?". Croisé au départ, il m'avait parlé de douleurs qui lui faisait viser un objectif en retrait. "Non, vidé, plus de jus. J'ai l'impression d'avoir déjà fait 100km". Bingo. J'veux dire j'ai jamais fait 100km, mais j'imagine bien que ce que je ressens doit s'apparenter à ça. Et quelque part c'est le déclic que j'attendais.

  En deux temps trois mouvements je lui propose de finir ensemble, rappelle Eve pour qu'elle annule la voiture balai, et nous revoilà parti à l'assaut de ce final impartial. Bon a deux ça passe mieux, mais c'est quand même pas ça qui nous redonne des ailes. On avance gentiment, en courant, mais je sens bien que l'un comme l'autre on ne pense qu'à marcher. Sauf qu'à deux, tu veux jamais être celui qui sonne le glas et qui va retarder l'autre. Donc on repousse continuellement l'inévitable et au final, on court plus qu'on ne marche. Du coup le coupe vent est suffisant et je reste suffisamment au chaud. Bref on avance on avance même si on a pas assez d'essence (on verra peut être un jour pour la route dans l'autre sens)...

  Les kils défilent comme ils peuvent et pour passer le temps et surtout penser à autre chose, on discute. Monsieur en est à sa 11ème STL, respect. Je profite de quelques unes de ses anecdotes. Son record?  Un chrono stratosphérique de 5h il y a quelques années. La course était un peu plus courte, mais quand même. "T'as gagné? - Non, c'était l'époque de Trottet, je fais 9ème, avec toutes les montées en marchant". Respect bis. On fait un rapide point sur notre défaillance respective, mais comme il le souligne, il y a des centaines de raisons possibles à cela. Je peste quand même régulièrement, intérieurement ou pas. A ce moment là ça me saoule vraiment d'être là, mais alors vraiment. Je comprend toujours pas que je sois obligé de serrer les dents pour me trainer à ce point, sans que le cardio ni les muscles n'aient l'impression de forcer pour autant. Par contre je souffle comme un boeuf. Je regarde la montre, Remy doit être arrivé et je me demande si je vais pas lui demander de venir me chercher à l'entrée de Lyon.

  Ravitaillement de Beaunant, rapide mais avec quand même saucisson/fromage/café. Je sais que maintenant j'irai au bout. A la sortie voilà Eve qui est au milieu de son relais. Un sourire, elle me propose de l'accompagner. Houla, trop rapides les donzelles, je décline et retrouve mon Pascalou qui s'inquiète. "Tu continues hein?". L'un comme l'autre je pense qu'on aurait pas été aussi loin ni aussi bien si on avait continué en solo. On reprend nos discussions en marchant tranquillement le long de l'aqueduc. Ste Foy, mademoiselle Cathy est en footing dominical et vient nous saluer. Ils se connaissent bien, Pascal m'explique qu'il lui a servi de lièvre lors de sa victoire de 2007 et qu'en 2009 alors qu'ils terminent 5mn devant moi, il avait cravaché 50km après l'avoir vite perdue et la croyant devant. Elle le rattrapa dans le parc de Chaponost, lui partiellement rincé et obligé de s'accrocher jusqu'à l'arrivée.

  Dernière descente, les quais de Saone. Déjà interminables quand t'es en mode ultra-boosté pour pêter un chrono, ils le sont encore plus quand t'es en phase survie vers l'arrivée. Mais bon, on court toujours, c'est déjà ça. Petite boucle à Confluent que je n'avais pas faite précédemment, puis les quais du Rhone. Maintenant, je reconnais la proximité de l'arrivée. Inconsciemment notre allure a dû un peu augmenter, et à moins d'un kilomètre du stade on rattrape Eve et sa copine qui en terminent de leur relai. Alors ça c'est que du bonheur. Embrassade, on fait les derniers hectomètres ensemble, les miss nous faisant même sprinter pour finir la main dans la main en passant sous l'arche. Après en avoir bavé, ralé et pesté sur les 3 dernières heures, je suis maintenant hilare et rien que pour ce dernier kil, trop content d'avoir continué, enduré et fini. Ça tient à pas grand chose.

  Resterons de cette course une petite déception chronométrique (mais 7h43 quand même), une "gentille" galère passé la mi-course. Mais surtout surtout un gros paquet d'SMS, 3 bonnes heures à discuter avec un gars super, et une arrivée mémorable avec une amie. Et ça c'est trop bon. Vivement 2012 pour la belle...

6 commentaires:

  1. bravo Belet, tu l'as eu au mental...

    ta description de ton coup de mou est exactement ce que j'ai ressenti après 35km sur...L'UTMB !!!! Tu connais la suite !

    Je pense sincèrement que cette histoire de départ à minuit, même si tu le sais...est un facteur de plus de jus au bout de 3h de course...99% du reste de l'année, on dort à cette heure là et si c'est pas le bon...c'est pas le bon jour :-(

    encore bravo d'avoir terminé

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  2. Alors finalement pas de raison à cette défaillance ? c'etait juste pas le jour ?

    Quoiqu'il en soit bravo d'avoir finit.

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  3. @Vogoy: Le nocturne, définitivement j'y crois pas. Je ne me suis pas senti fatigué au sens envie de dormir. J'étais lucide. Tout simplement parce que d'un point de vu métabolisme, veiller jusqu'à 5h du mat' pour n'importe quelle raison est quelque chose qui m'est naturel. A contrario de me lever à 6h pour aller faire une course un dimanche matin :)

    Ce qui ne veut pas dire que je n'étais peut être pas trop fatigué en arrivant (manque de sommeil global sur la semaine?), mais je ne pense pas que l'horaire de course ai joué, si c'est ça j'aurai eu le même coup de mou en journée.

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  4. Lexel: Pas vraiment une raison non, peut être une petite dizaine de possibles, pas forcément ordonnées.

    - Sommeil. En plus de la belette, on m'appelle aussi la marmotte :) Je peux veiller autant que je veux, mais une fois que je dors, c'est pour longtemps. Ya 2 ans j'étais en congé la semaine avant la course, j'avais dormi tout mon comptant. Ce qui n'est pas le cas en ce moment vu ma charge de travail depuis des mois. Donc peut être un niveau de fatigue général.

    - Terrain. Pas impraticable mais plus gras. Si le chrono était correct et ne démontre pas un départ trop rapide, j'ai peut être dépensé un peu plus d'énergie à lutter contre les dérapages continus de la première partie.

    - Froid. Pluie au départ, fringues mouillées. Il faisait doux, mais inconsciemment j'ai sans doute bouffer plus de watt pour me réchauffer

    - Relais. Idem que le terrain, même si j'ai jamais forcé pour passer rapidement ou coute que coute les relais, il y avait plus de monde sur le chemin et cela nécessitait de plus trajecter, visibilité réduite avec plus de retard dans les réaction face au terrain, la course était moins fluide.

    - Relais bis: Le fait de dépasser en permanence. Grisant, mais du coup impossible de se "caler" sur l'allure des autres.

    - Tête. Trop bien avant la course, je ne m'étais peut être pas assez préparé à l'éventualité d'en chier, du moins pas si tôt.

    Ce n'est qu'un début, yen a sans doute d'autres que l'on peut englober dans la définition de "jour sans".

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  5. En tout cas, bravo d'avoir été jusqu'au bout malgré le manque d'énergie. Bravo d'avoir saisi l'opportunité de continuer en duo, ce qui n'était pas évident après cet arrêt de 30 minutes. Du coup, c'est devenu un moment de partage et d'échange, ce qui est sympa aussi!

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