lundi 28 mars 2011

Furious Malaisian

   La première grosse claque quand j'avais débarqué en Inde avait été quasi immédiate, c'était la circulation. J'ai cru mourir 10 fois sur le trajet m’amenant à l’hôtel. Un truc de ouf. Il a fallu des semaines pour que je m'y fasse. Et encore à la fin je pouvais difficilement faire un trajet en place avant sans m'accrocher une ou deux fois, ou défoncer le plancher d'un coup de frein tout aussi virtuel qu'inutile. Impossible d'envisager y conduire. Je m'attendais un peu au même genre d'expérience en sortant de l'aéroport, surtout que mon collègue m'avait annoncé au téléphone que je serai attendu par un chauffeur "qui va conduire comme un guedin".

   Première surprise, pas de tacot hors d'age ou de Logan low cost, mais un superbe van Toyota full option. On a pas ce genre de modèle en France, mais ça vaut largement un Espace. Je m'installe confortablement sur la large banquette arrière, et attends ma séance de rodéo. On quitte l'aéroport par une grosse highway, la circulation est dense mais finalement assez civilisée. Pas pire qu'un départ de CDG en sorte, et pas un vendredi soir. Le chauffeur conduit d'une manière assez souple, ne colle pas au parechoc du précédent, pas de coup de patin inutile.

   Je suis vite surpris par l'état du parc de voiture. A première vue, l'impression qu'il n'y a pas une caisse de plus de 5 ans, et pas spécialement du bas de gamme. Beaucoup de petites motos par contre, les mêmes qu'en Inde et je suppose en Chine, des sortes de 80-125cc, souvent d'un genre un peu métiss entre une moto et un scoot. Quelque soit la marque elles se ressemblent toutes. Un truc marrant, ils ont des sortes de camionnettes benne dans lesquelles s'entassent des dizaines d'ouvrier à l'air libre. Je ne reverrais pas ça en Malaisie, la réglementation ne doit pas être la même. Les camions et bus sont un peu le maillon faible et sont dans un état plus moyen, mais pas comparable avec ce qui roule en Inde.

   Gros bouchon pour passer le pont frontière avec la Malaisie, sa conduite se fait un peu plus incisive mais ça reste décent. D'ailleurs je fini par somnoler jusqu'à l'arrivée à l'hôtel, un bonne heure plus tard. Côté Malaisien le parc est un peu moins récent, essentiellement composé de Proton et de Toyota. Par contre, il n'y a pas une voiture stock, le tunning est omniprésent. Du jeune cacou au père de famille, toutes les caisses ont un minimum de personnalisation, qui des jantes, qui béquet, du néon ou de leds flashy sur la banquette arrière. Et mêmes parmi les voitures d'origine, on a l'impression que toutes sont vendues avec la finition "sport" minimum, bas de caisses et élargisseur de voie de rigueur.

   Ça reste dans l'ensemble plutôt soft et d'assez bon gout. Bon il y a évidement des "total look" ridicule hein, on n'y échappe pas. Mais pendant un certain temps j'ai vraiment eu l'impression de me balader dans un film de la série "Fast & Furious", et plus particulièrement "Tokyo Drift". On voit d'ailleurs des boutiques de tunning à tous les coins de rue, presque plus que des banques.

   Pour la petite histoire, j'ai même un peu conduit sur place. N'étant pas certain de la réglementation et n'ayant pas fait la demande de permis international avant de partir (ni la certitude que l'assurance de la voiture de loc me couvrait), je me suis limité à des déplacements sur le port pour aller manger. Mais c'était la première fois que je conduisais à gauche avec une voiture prévue pour ça, assez rigolo. En boite auto quand même hein, ce qui simplifie quand même pas mal la tache :)

   Pour finir sur la circu, j'ai passé mon dernier jour dans le centre de Singapour. Là on entre dans un autre registre, le luxe. Des Porches et autres caisses du genre à qui mieux mieux, on se demande bien ce qu'ils peuvent en faire sur une ile de 650km². Peut être vont-ils rouler en Malaisie.

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